Côte d'Ivoire

Loi sur la polygamie : Le député Yacouba Sangaré récidive; La vérité sur les 200 millions des avocats de Gbagbo

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Revue de presse

La revue de presse de ce mercredi 27 juillet s’articulera autour des mises au point du député Yacouba Sangaré, initiateur de la loi sur la polygamie, la réaction des Burkinabè après le méa culpa de Blaise Compaoré.

La presse ivoirienne a relayé une information faisant état du « pardon de Blaise Compaoré à la famille Thomas Sankara et au peuple Burkinabè » pour dit-il, tous les maux qu’ils ont eu à subir durant ses vingt (27) ans de pouvoir. « Je demande pardon au peuple burkinabè pour tous les actes que j'ai pu commettre durant mon magistère et plus particulièrement à la famille de mon frère et ami Thomas Sankara. (...) J'assume et déplore du fond du cœur, toutes les souffrances et les drames vécus par toutes les victimes durant mes mandats à la tête du pays et demande à leurs familles de m'accorder leur pardon » a écrit Blaise Compaoré dans un message lu par le porte-parole du gouvernement burkinabè Lionel Bilgo.

Cette demande de pardon ne me fait honnêtement ni chaud, ni froid

Le burkinabè Abdoulaye Diallo, coordonnateur du Centre national de presse Norbert Zongo, interrogé par le Faso.net a réagi à ce mea culpa de l’ex-dirigeant. « A chaud, cette demande de pardon ne me fait honnêtement ni chaud, ni froid, parce que j’ai l’impression que c’est quelque chose qui vient un peu tard. Cela aurait pu avoir son importance bien avant, il y a quelques années, quand l’occasion lui était donnée, vu qu’il était au pouvoir, il pouvait le faire à travers une lettre, cela aurait pu encore avoir son impact, notamment cette phrase qui est dans la lettre ou il demande pardon au peuple burkinabè et particulièrement à la famille Sankara. J’ai le sentiment que c’est quelque chose d’un peu forcé, qui vient au mauvais moment » a-t-il déclaré.

On ne peut pas forcer le peuple à accepter un pardon. Si vous forcez, il va vous dire oui mais sans que ce ne soit un oui sincère.

Abdoulaye Diallo a rappelé que la justice de son pays a condamné l’ancien président comme étant le principal responsable de l’assassinat de Noël Isidore Thomas Sankara. « On ne peut pas forcer le peuple à accepter un pardon. Si vous forcez, il va vous dire oui mais sans que ce ne soit un oui sincère. Or là, nous avons besoin d’un pardon sincère. (...) Quand on dit qu’il faut être dans le triptyque vérité-justice-réconciliation, c’est pour le pays lui-même. Et c’est pour cette raison que quelqu’un ne doit pas avoir l’impression qu’il y a des gens pour qui on doit aménager les choses, juste pour eux. Il y a bien d’autres personnes qui n’ont pas eu cette chance.

Quand il était au pouvoir, le commandant Boukari Lingani et le capitaine Henri Zongo ont été accusés d’un complot monté de toutes pièces. Ils n’ont pas eu un procès équitable, ils n’ont pas eu droit à des avocats. Ils ont été passés par les armes » a lâché le coordonnateur du Centre national de presse Norbert Zongo.

Ma loi ne va pas autoriser tous les Ivoiriens à être polygames

L’actualité, c’est aussi le débat sur la polygamie. Le député de Koumassi Yacouba Sangaré, qui a évoqué ce sujet a accordé une interview au quotidien L’Inter. « Ma loi ne va pas autoriser tous les Ivoiriens à être polygames » a-t-il précisé d’emblée. Selon lui, les Ivoiriens, dans leur ensemble, ne vont pas bouder leur plaisir en accordant leur quitus à son projet de loi. « Même en cas de référendum, ma loi passerait comme lettre à la poste » a-t-il ajouté.

Les avocats ivoiriens de Laurent Gbagbo n’auraient pas reçu leurs honoraires qui s’élèveraient à 200 millions.

« Ceux qui entraveront la marche du pays auront la réplique adéquate » a déclaré le ministre d’Etat, Ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara dans les colonnes du quotidien Le Jour Plus. Il se prononcé sur la lutte contre le terrorisme selon ce journal. Le confrère Ivoir’Hebdo a écrit que les "avocats blancs" de l’ex-président Laurent Gbagbo ont reçu leur émoluments au terme de son procès. Par contre, les avocats ivoiriens n’auraient pas reçu leurs honoraires qui s’élèveraient à 200 millions.

Face à cette sortie, Me Félix Bobré, cité par le confrère a tenu à apporter une clarification. « J’ai alors réagi pour dire que même si nous nous sommes constitués pour sa défense, n’est pas notre débiteur. Donc nous n’avons pas à lui réclamer des honoraires. Il ne nous doit rien. L’information est fausse. Nous n’avons pas à réclamer quoi que ce soit au président Laurent Gbagbo. Après la lecture de l’article, je dénonce une information imaginaire et la déformation de mes propos, en réponse à ce que voulait savoir mon interlocuteur. Je m’insurge contre cette façon de me voler des propos sans me dire l’usage à en faire, c’est-à-dire la publication dans un journal de la place. Je suis surpris que mes propos aient été tronqués » a confié Me Félix Bobré au quotidien Le Panafricain ce 27 juillet 2022.

Selon Fraternité Matin, le virus mortel Marburg menace la Côte d’Ivoire. En réponse, précise le journal gouvernemental, « le gouvernement actionne son dispositif de riposte ».