L’attaque de Bloléquin, la visite du Président libanais et la situation sécuritaire sont les sujets dont nous parlerons, ce vendredi 15 mars 2013, dans notre revue de presse. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !
Attaque de Bloléquin
« 48 heures après, la vérité sur l’attaque de Bloléquin ». C’est le titre à la Une de L’inter. Selon lui, il s’agirait d’un problème de terre et de forêt qui oppose depuis longtemps les populations étrangères Burkinabé et leurs hôtes, les Guéré, principalement les jeunes. Ces derniers qui ont fui la crise, ont constaté à leur retour d’exil que leurs terres et plantations abandonnées ont de nouveaux propriétaires. C’est pour les récupérer qu’une coalition de jeunes Guéré et d’ex-combattants de la guerre du Liberia, conduite par un certain Oulaï Tako, ont donné l’assaut dans la nuit du mardi 12 au mercredi13 mars, à Zilebly. Dans Le Nouveau Courrier, le chef du commando a parlé. Lui s’appelle le général Guéi Flavien, commandant en chef du MIWRO (Mouvement Ivoirien des Wê pour le Retour à l’Ouest). Il lie l’attaque à l’occupation illégale de leurs terres. « Notre action n’est pas une tentative de coup d’État, encore moins une rébellion. Notre seul objectif est de récupérer nos terres et nos maisons et de vivre dans la paix et la tranquillité avec nos familles et nos parents. Nous n’arrêterons notre action que lorsque ces criminels auront quitté notre sol. Nous sommes déterminés à finir la mission que nous nous sommes assignée sans état d’âme », a dit ce ‘‘général’’. Mais à en croire Nord-Sud Quotidien, des éléments de ce commando ont été abattus et d’autres arrêtés par le commandant Losseni Fofana des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et ses soldats. « Nous avons poursuivi les assaillants jusqu’au delà de nos frontières. Beaucoup parmi eux sont tombés, et nous avons pu arrêter quelques-uns », a raconté une source proche des FRCI.
Visite du Président Michel Sleiman
C’est effectif, le Président du Liban, Michel Sleiman, est en Côte d’Ivoire dans le cadre d’une visite officielle. Arrivée hier, sa délégation a reçu « un accueil délirant », nous rapporte Le Patriote. Au point où l’hôte libanaise en a été prise d’émotion. « Je suis ému par l’accueil que les autorités ivoiriennes m’ont réservé. C’est un grand honneur pour moi d’être en Côte d’Ivoire », a déclaré le chef de l’État du Liban. En effet, c’est sous les applaudissements d’une foule nombreuse que l’avion du couple présidentiel libanais a atterri à l’aéroport d’Abidjan, nous narre-il. Quant au chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, il a indiqué que « cette visite constitue non seulement la première visite d’un chef d’État Libanais en Côte d’Ivoire (…), mais elle traduit éloquemment un signe de grande amitié entre nos deux peuples ». Pour la coopération entre les deux pays, Fraternité Matin fait savoir que le Président Sleiman a fait un plaidoyer en affirmant que « les espaces de coopération entre le Liban et la Côte d’Ivoire sont multidimensionnels. Et le rôle des communautés d’affaires ivoiriennes (…) et libanaises dans l’évolution de ce partenariat sera primordial, compte tenu du foisonnement d’aptitudes et de compétences qui les caractérise ». Le Président Sleiman n’a-t-il pas un agenda caché en venant à Abidjan ? C’est la question que se posent des Ivoiriens, nous dit L’Intelligent d’Abidjan. En effet, si certains avancent que c’est une visite classique, d’autres relèvent que c’est pour sécuriser les Libanais. Certains ivoiriens (des pro-Ouattara) prétendent que Sleiman est venu pour plaider la cause de ses ressortissants « qui aiment ruser avec les impôts et la douane ». Quand quelques-uns (certainement des pro-Gbagbo) disent que c’est plutôt parce que les Libanais sont dans le collimateur des autorités actuelles, pour avoir voter Laurent Gbagbo, qu’il est là.
Situation sécuritaire
« Tout se gâte autour de Ouattara, FRCI et Burkinabé s’affrontent : 11 morts », titre Notre Voie. Il fait cas de l’attaque de Zilebly. Selon un témoin, contrairement à ce qui est dit, ce sont des éléments des FRCI et des populations burkinabé, installées illégalement dans les forêts et qui refusent de les quitter, qui se sont affrontés. Le bilan est autre que ce qui est avancé, car il y a 11 morts dont 4 chez les FRCI et 7 civils burkinabé. Ces attaques intriguent Le Temps qui se demande comment cela peut-être possible alors que Abéhi et Blé Goudé sont en prison, et le FPI décapité ? Selon lui, les vrais ennemis de Ouattara sont ailleurs et il les connaît bien. Seulement, il n’ose pas les accuser officiellement et attaquer de front. C’est à cause de toutes ces attaques à répétition que, à en croire Soir Info, « Ouattara bétonne son pouvoir ». Il en veut pour preuve la création du Centre de Coordination des décisions opérationnelles (CDDO) qui vient s’ajouter aux unités déjà existantes, tels que la FRAP, la Force Spéciale, le GSPR, la police Militaire. Quant à Abéhi qui a été arrêté le 5 février dernier au Ghana, c’est le 3 avril prochain qu’il sera jugé. Dans Le Nouveau Réveil, il explique pourquoi il s’est enfui au Ghana. En fait, ce n’est pas lui-même qui parle directement mais le procureur militaire. En effet, Ange Kessi qui a interrogé l’ex-patron de l’escadron blindé d’Agban, a rapporté que « le commandant Abéhi dit que c’est à cause de moi qu’il a déserté (…) Qu’à cause de moi, il ne pouvait pas respirer (…) Et que je le convoquais tous les jours »