Rapports au sommet de l'État et dialogue direct

Autorités ivoriennes, relations à polémiques

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autorites-ivoriennes-relations-a-polemiques Les rapports entre les responsables politiques et autorités ivoiriennes sont ambigües. PhD.R
Revue de presse

Heureux de vous retrouver chers amis de linfodrome.com. Dans la revue de presse de ce lundi 11 mars 2013, nous parlerons des rapports entre Guillaume Soro et Hamed Bakayoko, ceux du FPI avec le gouvernement et de la Côte d’Ivoire avec ses voisins.

Rapports entre Guillaume Soro-Hamed Bakayoko

Depuis un certain moment, il se raconte et s’écrit que le Président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume et le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko sont en guerre pour la succession à Alassane Ouattara. Selon Le Patriote, cet « prétendu palabre entre Soro et Hamed Bakayoko, ce n’est rien que des rumeurs », écrit-il à la Une. En tout cas, il fait savoir que ce sont les concernés eux-mêmes qui l’ont dit, le samedi dernier, à l’occasion d’un message de paix et de réconciliation, à Abengourou. Le ministre dira : « En côte d’Ivoire, les gens n’aiment pas ceux qui s’aiment… Quand vous vous entendez, on veut tout faire pour vous diviser, on va trouver quelque chose pour vous diviser ». Quant à Soro, il a affirmé que « certains ne trouvent leur compte que dans la division. Après l’avènement du Président Ouattara, ceux qui ne voulaient pas accepter cette victoire éclatante ont réfléchi à la meilleure manière de bousculer le régime… ». Dans Nord-Sud Quotidien qui titre « Soro et Hamed Bakayoko chez le roi, l’amitié renforcée », on en apprend davantage. En effet, Hamed Bakayoko a, dans un discours élogieux à l’endroit du chef du parlement ivoirien, dit « Soro et moi, savons la profondeur de notre amitié ». Ce dernier, en lui renvoyant l’ascenseur répondra que « quelle est cette guerre où il n’y a ni mort ni blessés ? Malgré les aboiements, la caravane passera. Car nous sommes plus malins que les diviseurs… ». Ce pacte attendu cache des « raisons secrètes », dit L’Intelligent d’Abidjan. Il s’agit, révèle t-il, « de s’entendre pour réaliser l’ambitieux programme d’Alassane Ouattara. Dans ce cadre, ils ont décidé de ne pas disperser leurs forces et leurs énergies ».

Dialogue pouvoir-opposition

Si entre Soro et Bakayoko, on affirme que tout va bien, les relations entre le pouvoir et l’opposition quant elles semblent aller mal. En effet, le Front Populaire Ivoirien (FPI) a dit « ses vérités crues à Kablan Duncan », au cours d’une réunion de la direction du parti, le vendredi dernier, informe Soir Info. Le parti déchu du pouvoir affirme que le gouvernement lui a enfoncé « un poignard dans le dos » en plein dialogue. Alors « qu’au nom de la paix et de la normalisation de la vie politique », il a accepté de s’asseoir à la table de discussion, « le FPI comprend difficilement ces actes qui prennent le contre-pied des points de convergence de vue validés lors de la première partie des travaux ». En effet, le parti de Laurent Gbagbo dénonce les arrestations qui continuent, la répression du meeting de jeunesse militante, la fixation unilatérale de la date des élections locales etc…Presque Notre Voie et Le Temps sont allés dans la même titraille que Soir Info en parlant « des vérités du FPI au pouvoir ». Par contre, le président intérimaire du FPI, Miaka Oureto, a adressé ses félicitations à Uhuru Kenyatta, le nouveau président Kenyan, pour son élection à la tête du Kenya, fait savoir Le Nouveau Courrier. Cette victoire, le journal s’en réjouit, surtout de la défaite de Raïla Odinga qu’il voit comme « le salaire du mensonge et de la méchanceté » de ce dernier à Laurent Gbagbo. Selon lui, Odinga vient s’ajouter au nombre de ceux qui, après avoir pris part au complot international contre Laurent Gbagbo connaissent, depuis lors la chute, à savoir Abdoulaye Wade, Nicolas Sarkozy et Jean Ping.

Relations de la Côte d’Ivoire avec ses voisins

La Côte d’Ivoire multiplie les contacts avec ses voisins de la sous-région ouest africaine. Hier, le président Ouattara était avec ses pairs de la Guinée, du Liberia, de la Sierra Leone, membres de l’espace Mano. Ils se sont réunis en Guinée pour discuter de la paix et de la sécurité dans cette région et en Afrique. Selon Fraternité Matin, ils se sont engagés à poursuivre la lutte contre la criminalité transfrontalière, la circulation illicite des armes légères et de petit calibre, le trafic de drogue et d’enfants, le vol de bétail et la piraterie maritime. A côté de cela, cette rencontre a pour but d’éteindre le feu en Guinée, avance L’Intelligent d’Abidjan qui écrit : « Ouattara, Sirleaf Johnson et Bai Koroma en pompier à Conakry ». En effet, ces derniers jours, le pays connaît une vague de violences relativement aux élections législatives qui tardent à venir, et pour lesquelles l’opposition manifeste bruyamment. Le dernier point sur ce sujet, c’est la visite d’État de Ouattara précédemment au Bénin. En effet, avant de se rendre en Guinée, le président ivoirien avait effectué un déplacement au Bénin. Là-bas, Le Patriote rapporte que son homologue Yayi Boni a déclaré que « quand la Côte d’Ivoire rayonne, l’Afrique de l’Ouest se porte mieux. Et depuis votre avènement au pouvoir, vous oeuvrez pour un espace ouest-africain unifié, viable et paisible. (...) Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est la clé de voûte de la relance économique de l’Afrique de l’ouest. Car elle a retrouvé sa place de pays essentiel et tout son leadership dans la sous-région »

César DJEDJE MEL
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