Poursuites judiciaires contre les autorités ivoiriennes

Ouattara et FPI, la France donne à chacun sa réponse

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ouattara-et-fpi-la-france-donne-a-chacun-sa-reponse La France ne s'immiscera pas dans les procédures judiciaires engagées en Côte d'Ivoire ou ailleurs contre des personnalités ivoiriennes. Ph d'archives
Revue de presse

Heureux de vous retrouver chers amis de linfodrome.com. Dans notre revue de presse de ce vendredi 8 mars 2013, nous saurons un peu de la visite de l’émissaire de Hollande en Côte d’Ivoire, la suite de l’affaire Michel Gbagbo et des élections locales. Bonne lecture à tous !

Visite de la conseillère Afrique de Hollande

Hélène Le Gal, l’émissaire de l’Élysée, en visite en Côte d’Ivoire a rencontré différentes personnalités du pays. En premier lieu le chef de l’État, Alassane Ouattara, qui lui a accordé une audience, informe L’Intelligent d’Abidjan. Au sortir de cette rencontre, elle a livré ses sentiments relativement aux poursuites judiciaires contre des personnalités de ce pays. « Nous croyons à l’indépendance de la justice, que ce soit la justice ivoirienne, le cas des prisonniers ici en Côte d’Ivoire ou la justice internationale à travers la Cour Pénale Internationale (CPI). Nous ne ferons pas d’intervention, nous laissons les choses se faire, on a tout à fait confiance dans le travail des juges et des enquêteurs pour arriver à porter les bons jugements sur les personnes qui sont actuellement en examen, que ce soit en Côte d’Ivoire ou à La Haye », a déclaré Le Gal. C’est ce qui a inspiré comme titre à L’inter : « la position de François Hollande sur les cas Gbagbo et Soro ». En marge de ce sujet, le journal fait savoir que les échanges ont porté sur le Mali et la CEDEAO. Mais selon Le Quotidien d’Abidjan cette position de la France est « un message amer de Hollande à Ouattara », en ce qui concerne l’instruction engagée contre Soro Guillaume dans l’affaire Michel Gbagbo. Notre Voie rapporte qu’elle a aussi discuté avec le Front Populaire Ivoirien (FPI), au sein de l’ambassade de France. Même si rien n’a filtré de cette rencontre, une source diplomatique a avancé qu’elle serait venue en Côte d’Ivoire dans le cadre du dialogue direct qui reprend cet après-midi entre le gouvernement et le FPI, affirme le quotidien.

Affaire Michel Gbagbo

« Plainte de Michel Gbagbo à Paris, voici les armes du fils de Gbagbo », écrit en grande Une Soir Info. Le journal pense que pour avoir la peau de Soro, Michel aura comme moyens la France, les ONG des droits de l’Homme et la justice française. Les raisons, c’est que Michel Gbagbo est de nationalité française donc la France aura son mot à dire. Quant aux ONG, elles vont constituer un moyen de pression tandis que justice voudra dire le droit. Ces armes auront pour effets de ternir l’image que Soro essaie de se bâtir aujourd’hui, en tant que président du parlement ivoirien, après la rébellion qu’il a dirigée. Un véritable « pétrin » pour lui, croit le quotidien. A ce sujet, prétextant de la déclaration de Hélène Le Gal, Le Nouveau Courrier écrit que « la France met la pression sur Ouattara ». Parce que le message de l'envoyée française est clair : « la France ne s’immiscera pas dans les procédures judiciaires lancées contre les autorités ivoiriennes ». C’est pourquoi, Soro Guillaume, sachant la gravité du problème, jusque-là n’a pas personnellement réagi contrairement à ses habitudes, fait remarquer le journal. Cependant, Le Patriote continue d’affirmer que Michel mérite la prison. Il écrit qu’il « est poursuivi pour son activisme au service de son père ». Car, selon lui, le fils de Gbagbo a participé au projet de « confiscation » de pouvoir de son père. Il en veut pour preuve une photo qu’il a publiée l’année dernière où on voyait Michel Gbagbo (en tee-shirt blanc et pantalon jean) à un barrage d’auto-défense dressé par des jeunes pro-Gbagbo.

Elections locales

Même après la clôture officielle du dépôt des dossiers de candidatures pour les élections régionales et municipales, le 6 mars 2013, la Commission Électorale Indépendante (CEI) continue de recevoir des dossiers, rapporte Le Nouveau Réveil et Soir info. Ils affirment que, hier, des candidats étaient venus nombreux déposer leurs dossiers, certains pour régler quelques détails. « Nous avons pratiquement fini de déposer nos dossiers. Il y a quelques soucis avec Korhogo qui est en train de rentrer dans l’ordre… », a dit un responsable du RDR. D’autres étaient là parce que, n’ayant pu pas être reçus le 6 mars, ils ont été enregistrés et invités à revenir le lendemain pour déposer leur dossier. Ces élections, prédit Fraternité Matin, vont provoquer « une démonstration de force au niveau du RHDP », faute de consensus dans certaines localités. Il parle de bataille épique à Koumassi, à l’ouest et au centre du pays, et à Bouaké où des dignitaires vont s’affronter. Mais à Koumassi, cette bataille pourrait être fair-play vu que le maire sortant N’dohi (PDCI) et le député Bacongo (RDR), en rivalité depuis les législatives de 2011, ont décidé d’enterrer la hache de guerre, après une médiation des religieux. Le député dit : « entre N’dohi et moi, il n’y a plus de problème », quand le maire affirme : « il y a eu une cérémonie de réconciliation qui a été organisée. Mais, comme je l’ai dit, j’attends des acte ».

César DJEDJE MEL
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