Crise post-electorale et gestion du pays

Après Gbagbo, les regards sur Soro et Ouattara

Publié le Modifié le
apres-gbagbo-les-regards-sur-soro-et-ouattara
Revue de presse

Bonjour chers amis de linfodrome.com. Pour aujourd’hui jeudi 7 mars 2013, notre revue de presse vous sert comme sujets: l’affaire Michel Gbagbo contre Soro, les critiques sur la gestion du pays par Ouattara et les élections locales. Bienvenue donc et bonne lecture !

Affaire Michel Gbagbo contre Soro

En début de cette semaine, la France a désigné un juge d’instruction pour étudier la plainte de Michel Gbagbo, en prison en Côte d’Ivoire, contre Soro Guillaume, le président du parlement ivoirien. Soir Info titre que cette décision crée « une forte pression sur Ouattara ». Car, il s’agit, du point de vue de certains analystes, d’un message que la France envoie au Président ivoirien qui doit « s’activer pour que d’éventuelles personnalités civiles ou militaires qui lui sont réputées proches et qui seraient impliquées dans les crimes post-électoraux ». Soro, quant à lui, « manœuvre fort » dit le quotidien. Ses conseillers en communication ont avancé qu’ils se mettront ensemble avec ses avocats pour étudier « les meilleures formulations » de manière à éviter « une querelle de chiffonniers » dans la réaction à donner. Cette réaction était attendue hier, en vain. Quel sort sera réservé à Soro dans cette affaire, vu son immunité parlementaire, a tenté de répondre L’inter. Selon le juriste politiste « l’immunité parlementaire n’est valable qu’en Côte d’Ivoire. Mais en dehors de la Côte d’Ivoire, cela ne compte plus. Maintenant si les autorités françaises décidaient de venir chercher les prévenus, il s’agira dans ce cas d’une affaire entre États… ». Mais en croire Le Patriote, Soro n’est pas concerné par cette affaire. Parce que ce qui arrive au fils de Gbagbo n’est ni du fait de Ouattara ni de Soro, mais de la faute du prisonnier. Car il a participé à la tentative de confiscation du pouvoir, après la défaite de son père, en entretenant des miliciens. Cependant L’Intelligent d’Abidjan révèle que la France s’est engagée dans une diplomatie secrète vis-à-vis des autorités ivoiriennes en vue de faire libérer Laurent Gbagbo et ses proches et favoriser la réconciliation en Côte d’Ivoire. Pour ce faire, depuis hier, la conseillère Afrique du Président François Hollande, Hélène Le Gal, est en Côte d’Ivoire, pour deux jours.

Gestion du pays

« Ouattara doit corriger beaucoup de choses ». Ces propos qui font la Une de Le Nouveau Réveil sont de Mariam Dao Gabala, la présidente des femmes leaders de Côte d’Ivoire. Elle les a tenus dans une interview. La dame de fer pense que la Côte d’Ivoire n’a pas encore tourné le dos à la violence du passé. « Non ! Je dis encore non. Parce que, ce qu’on reprochait aux autres partis politiques, c’est ce que les partis au pouvoir répètent. Je pense que c’est aussi un leurre pour les Ivoiriens de penser que les choses allaient être révolutionnées de façon dramatique », puis de cracher que « quand on vient au pouvoir, c’est pour montrer un modèle, pas pour copier ce qui n’a pas été bien fait ». Devant cette gestion « chaotique » de Oauttara, selon Notre Voie, un haut cadre du PDCI qu’il a interrogé, a déclaré : « Malheureusement, je l’avoue, la seule personne qui pouvait nous sauver de cette mascarade est à La Haye ». Il s’indignait contre la naturalisation de près d’un million de personnes dites apatrides par le pouvoir, mais qui en vérité sont un bétail électoral visant à faire réélire aisément Ouattara à la présidentielle de 2015. Avec cette naturalisation, Le Temps livre que « Ouattara viole la Constitution » car sa méthode est en porte-à-faux avec les textes de la loi fondamentale sur la naturalisation, d’autant que l’affaire n’a pas été débattue devant les députés.

Élections locales

« Élections couplées du 21 avril 2013, fini le dépôt des dossiers ». Tel est le titre en manchette de Fraternité Matin. En effet, hier à 20 heures, la Commission Électorale Indépendante (CEI) a mis fin à la réception des dossiers de candidatures. Ils étaient nombreux les candidats qui se sont déplacés au siège de l’Institution pour se faire enregistrer. La part belle revient aux candidats libres, c’est pourquoi le Patriote a titré : « le règne des indépendants ». Il écrit que, même si dans son communiqué d’hier la CEI a dit qu’elle n’est pas en mesure de publier des chiffres officiels sur le dépôt des dossiers de candidatures, il se révèle que sur le terrain, ces sont les candidats indépendants qui ont volé la palme aux candidats des partis politiques. L’un de ces candidats est Kabran Appiah, président du Mouvement Alternative Citoyenne, un ex-proche de Laurent Gbagbo. Dans Nord-Sud-Quotidien, il explique « pourquoi j’ai pris l’argent de Ouattara ». Alors que certains partis de l’opposition, avec qui il forme un collectif, ont refusé de participer à ces élections parce que le gouvernement n’a pas tenu compte de leurs propositions, financières notamment, Appiah dit que s’il a accepté les vingt millions proposés par le gouvernement, c’est parce que « la politique est l’art du raisonnable…Quand mes concitoyens m’ont demandé de diriger cette liste, ce n’est pas pour des raisons politiques…C’est donc une motivation qui n’est pas du tout politique ».

César DJEDJE MEL
Voir ses articles