Bonjour fidèles de linfodrome.com, bienvenus à notre revue de presse. Dans le numéro de ce lundi 25 février 2013, nous traiterons du dossier Gbagbo et de la condition de ses proches en prison en Côte d’Ivoire. Bonne lecture !
Audience de Gbagbo
Les journaux démarrent la semaine avec le quatrième jour de l’audience de Gbagbo à La Haye. Le Nouveau Courrier affirme que lors de ce round, les fraudes du RDR au cours de la présidentielle de 2010 « ont été encore mises à nu ». En ce que la défense a présenté les vidéos des observateurs de l’Union africaine qui s’alarmaient « des pertes en vue humaines, séquestrations et violations » causées par les pro-Ouattara pendant ce scrutin. Elle a allée jusqu’à démontrer aux juges qu’en Côte d’ivoire, ce n’est pas la Commission Électorale Indépendante (CEI) qui devrait donner les résultats de l’élection mais le Conseil Constitutionnel. La CEI ne fait que proclamer les résultats provisoires. Et d’ailleurs, elle l’a fait hors délai. Tout le reste qui a suivi cette déclaration jusqu’à l’investiture de Gbagbo, puis la guerre post-électorale, a été étalé par la défense à travers Me Jennifer Naouri, qui a conclu en indiquant que « le procureur, en ignorant tous ces faits, déforme les faits juridiques », rapporte Le Temps. Et quand le conseil de Gbagbo cite la France et l’ONU comme ceux qui ont fait la guerre à Gbagbo, le RDR répond que non. En effet, Nord-Sud Quotidien a publié une déclaration du parti qui dit : « Nous disons non ! La France et l’ONU n’ont pas fait la guerre à M. Laurent Gbagbo. Ils ont empêché M. Laurent Gbagbo de commettre un génocide ». Du côté du Front Populaire Ivoirien (FPI), on a encouragé l’ex-président face à cette épreuve et encouragé vivement ses avocats pour leur engagement et détermination à rétablir la vérité.
A chacun son sort!
Selon L’inter, le procureur de la CPI, Fatou Bensouda a mis en garde tous les supposés criminels. « Aucun camp ne sera épargné », aurait-elle averti à travers les colonnes de Jeune Afrique, parce que « notre mandat s’étend au-delà de la période post-électorale ». Le journal ajoute que Bensouda s’est prononcée sur la diffusion des images des violences au Kenya que l’accusation a fait passer pour des scènes commises en Côte d’Ivoire, en reconnaissant que c’est un amalgame. « On a entendu un témoin qui nous a remis cette vidéo. On ne va pas l’utiliser ». Face a cette déclaration, Notre Voie écrit en manchette : « Coup de théâtre à la CPI: Bensouda avoue avoir fait du faux ». Il rapporte les écrits du journaliste de Jeune Afrique et indique que c’est « un aveu grandissime ». Selon le quotidien, Bensouda a été prise en flagrant délit de manipulation des faits. Par contre, à en croire Le Patriote, ce sont les avocats de Gbagbo qui « déroutés par la pluie de preuves contre leur client, avouent ses crimes et les justifient ». « Je reconnais les charges retenues contre mon client. Mais voici le contexte et les circonstances qui l’ont amené à prendre la décision de s’accrocher au pouvoir par tous les moyens avec son cortège de morts, de violations graves et massives de la dignité humaine en Côte d’Ivoire », semble dire Me Altit. Cependant, un verdict est attendu au finish de cette audience. Selon Le Quotidien d’Abidjan, les juges de la CPI déclareront que l’affaire du procureur de la CPI contre Laurent Gbagbo est un non-lieu, au vu du manque de preuves de l’accusation. Par contre, Le Nouveau Réveil croit que l’ex-président ira en procès.
Des prisonniers pro-Gbagbo transférés
Soir Info parle d’un vaste mouvement, hier à la MACA. Il titre à la Une : « plusieurs gendarmes et militaires transférés ». C’est vers les prisons du centre et nord du pays qu’ils sont amenés. Mais, ce n’est pas aisément que cela a été fait. Certains prisonniers, apprend-on, ont refusé de monter à bord du véhicule de liaison, amenant les soldats FRCI à user de la force. Ce qui a provoqué des blessés dans le rang de bagnards. Mais après leur départ, les parents tardivement informés, ont fait une descente sur les lieux pour protester, parce qu’ils n’avaient pas été avertis de cet transfèrement. Ces détenus avaient été arrêtés pendant la crise post-électorale, lit-on. Nord-Sud Quotidien est on ne peut plus clair. Il titre que ce sont « 23 pro-Gbagbo qui ont été transférés » à Odienné, au nord du pays, vers cinq heures du matin. Les raisons évoquées, c’est que leur grand nombre dans la prison civile d’Abidjan constituait une menace, vu qu’en cas d’attaque, la MACA est considérée comme un objectif stratégique. En colère, les épouses des prisonniers transférés ont marché sur la maison du Premier ministre Duncan, relate L’intelligent d’Abidjan. Mais avant elles ont été chez le président de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) pour exprimer leur mécontentement. « Nous sommes désemparées. C’est environ cinquante de nos maris qui ont été emmenés. On ne connaît pas leur destination, même les détenus eux-mêmes ne savent pas où ils vont… », a dit leur porte-parole.
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