Crise ivoirienne

Gbagbo - Ouattara, la bataille continue

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Revue de presse

Bienvenue sur linfodrome.com pour notre revue de presse. Ce samedi 23 février 2013, nous avons comme sujets la suite de l’audience Gbagbo, la relation PDCI-RDR, le conflit foncier ivoiro-guinéen. Bonne lecture !

Audience de Gbagbo à la CPI

L’audience de confirmation de charges contre Laurent Gbagbo était à son quatrième jour hier, avec la présentation de la défense qui, pour expliquer la crise ivoirienne, est retournée à 1999. Du coup, Notre Voie titre que « l’audience de Gbagbo devient le procès de Ouattara ». Car Me Altit a présenté la vidéo dans laquelle le chef de guerre Koné Zackaria affirmait lors d’un meeting que « c’est Alassane Ouattara qui a financé et entretenu la rébellion ». De Soro Guillaume, secrétaire général des rebelles, aux chefs de guerre, Me Altit a présenté leurs faits d’arme et surtout les nouvelles fonctions qu’ils occupent dans le régime Ouattara. Avec ses preuves, Soir Info barre à la Une que « la défense éclabousse Ouattara » en ce qu’elle a dépeint le président ivoirien comme l’unique responsable de la crise en Côte d’Ivoire. Il écrit que tout au long de sa présentation, Me Altit a dressé un profil peu agréable du président Ouattara. Il a expliqué sa démarche par le fait que le procureur « n’a pas fait l’exposé des faits qui soit impartial, nous le faisons à votre place… C’est l’intérêt de la justice ». Quant à L’inter, il relève que Me Altit a sorti « ses armes » en allant jusqu'à accuser la France d’avoir fourni des armes et entraîner les rebelles. Face à ces preuves, l’accusation a dit « non ! », fait savoir L’Intelligent d’Abidjan. Pour elle, Gbagbo savait tout et « il a pris fait et cause pour le plan commun et qu’il a, de manière constante œuvrer pour le mettre en œuvre. Il n’a pas pris des mesures nécessaires pour éviter, empêcher ou sanctionner ses subordonnés qui avaient commencé à commettre des crimes, à mettre en œuvre le plan commun… ». Mais Le Patriote dit « les avocats de Gbagbo sont hors jeu ». Selon lui, la défense au lieu de s’attaquer aux faits s’est mise à évoquer des sujets relatifs à la crise de 2002. Ainsi, les avocats ont passé leur temps à distraire les juges de la CPI. Et pourtant, il est clair que l’audience de confirmation de charges ne concerne que la crise post-électorale. C’est le même constat qu’a fait L’Expression.

Elections régionales et municipales

« PDCI-RDR : le difficile accord », tel est le titre de Nord-Sud Quotidien pour parler de l’état des négociations entre ces deux principaux partis de la coalition au pouvoir. En effet, il avance que pour les élections du 21 avril prochain, le consensus pour des listes communes peine à poindre à l’horizon. Presque partout, les personnes choisies sont contestées quant certains veulent aller en rangs dispersés. Mais demain dimanche, on en saura davantage, fait savoir Le Nouveau Réveil. Le quotidien informe que c’est demain que le Premier ministre Kablan Duncan, désigné pour trouver une solution au problème, remettra la conclusion de son travail au président Henri Konan Bédié. Après quoi, ce dernier et le Président Ouattara se rencontreront afin de produire la fumée blanche qui va libérer candidats et électeurs. Pendant ce temps, dans les Q.G, on se lance des piques. Le secrétaire général du RDR a accusé les PDCI de se cacher derrière les candidats indépendants pour la simple raison que « l’étiquette PDCI ne se vend plus », lit-on dans Soir Info. Il a dit à ses militants : « il faut éviter qu’on soit divisés. Il ne faut surtout pas tomber dans le piège des candidatures indépendantes. C’est une tactique que le PDCI utilise… ». Et pourtant, le PDCI dénonce « une supercherie » du RDR. Car du côté de Koumassi, le député RDR et ministre de l’Enseignement supérieur, Cissé Bacongo, fait croire qu’il y a un consensus autour de sa personne et veut embobiner les militants PDCI, rapportent certains quotidiens.

Conflit foncier ivoiro-guinéen

Les militaires guinéens qui s’étaient emparés du village de Kpéaba, dans l’ouest ivoirien, sous prétexte que ce territoire appartient à la Guinée, sont partis, informe Fraternité Matin. Selon lui, le préfet de la région qui s’était rendu sur les lieux a constaté le départ des soldats avec tout leur matériel. Le seul élément qui rappelle leur présence dans ce village, c’est le drapeau guinéen qui flotte encore dans les airs. Mais le préfet a rassuré que les discussions entre les deux États continuent et que « d’ici peu les choses vont évoluer positivement ». S’ils sont partis sans crier gare, c’est parce que le Président Ouattara a urgemment appelé le son homologue guinéen dès la survenue de ce problème pour un règlement de façon pacifique. Mais, s’ils n’arrivaient pas à s’entendre, le problème sera soumis aux Nations Unies, rapporte Nord-Sud Quotidien. Or Le Patriote dit que Kpéaba est bel et bien un village ivoirien. Publiant la cartographie de la Côte d’Ivoire, il montre que le village se trouve sur le sol ivoirien, à la lisière de la frontière d’avec la Guinée.

César DJEDJE MEL
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