Bonjour amis lecteurs. Pour la revue de presse de ce mercredi 20 février 2013, linfodrome.com vous rapporte tout concernant l’audience de confirmation de charges contre Laurent Gbagbo, la guerre de libération du Mali et les menaces contre les français en Afrique.
Audience de Laurent Gbagbo
L’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo a débuté, hier comme prévue. Apparemment, elle a été suivie par toute la presse ivoirienne vu que cela constitue le sujet principal à la Une des journaux. Pour Fraternité Matin, le premier jour d’audience a été un moment de « passe d’armes entre la défense et l’accusation ». Rapportant quelques bribes des démonstrations de chaque partie, il dit relève que, selon la procureure Bensouda, « Gbagbo est responsable de la mort d’au moins 166 personnes et du viol d’au moins 34 femmes » tandis que ses avocats affirment que « les charges ne sont pas suffisamment précises ». Les avocats de Gbagbo, à ce premier round de l’audience, ont sorti « l’arme secrète », dit Soir Info. En ce qu’ils ont démontré que la Cour Pénale Internationale ne peut pas juger Gbagbo, vu que Simone Gbagbo et Blé Goudé qui sont cités dans l’acte d’accusation sont poursuivis pour les mêmes crimes en Côte d’Ivoire. Elle doit abandonner les poursuites contre Laurent Gbagbo car la Côte d’Ivoire s’est montrée capable de le juger. « Gbagbo va t-il revenir en Côte d’Ivoire ? ». C’est la question que suscite à L’inter l’incompétence de la CPI à poursuivre Gbagbo soulevée par ses avocats. « La Côte d’Ivoire, elle même proclame sa compétence à poursuivre le mis en cause », avait Pr. Jacob. Par ailleurs le journal écrit que le pouvoir ivoirien a été pris à son propre jeu. Celui de décider d’envoyer seul Gbagbo à La Haye et de garder sur place les personnes poursuivies pour les mêmes crimes que lui.
L’audience vue par les journaux proches du pouvoir et de l’opposition
Comme on peut s’y attendre, chacun des quotidiens proches du pouvoir et de l’opposition a vu la victoire de son côté. En effet, ceux du pouvoir affirment que l’Accusation a chargé la Défense. Le Patriote écrit par exemple à la Une : « Bensouda charge : ‘‘Gbagbo a commis des atrocités’’ ; la défense ruse ‘‘notre client doit être jugé en Côte d’Ivoire ». Il avance que Me Altit a eu une attitude déroutante. Alors qu’on attendait de lui un dossier en béton, il s’est livré à un argumentaire assez aérien pour tenter de mener la cour en bateau. Et sur son désir de voir le dossier renvoyé en Côte d’Ivoire, le quotidien dit que « Gbagbo recherche la magnanimité du Président Ouattara ». Il fait allusion à l’amnistie présentée par le FPI, parti fondé par Laurent Gabgbo, comme le point de départ des actions de d’apaisement et un impératif à la réconciliation. Nord-sud Quotidien également titre que le procureur charge Laurent Gbagbo, étant donné que Bensouda a dit que des preuves du complot de Gbagbo pour se maintenir au pouvoir ont été retrouvées dans son bunker et qu’elle possède 3500 preuves qui montrent que « Gbagbo est responsable des meurtres, viols et autres violences ».
Les journaux de l’opposition eux aussi crient victoire. Leurs titres le démontrent bien. Respectivement, Le Quotidien d’Abidjan, LG Infos, Notre Voie et Le Nouveau Courrier barrent à la Une : « Les avocats de Gbagbo commencent fort ! », « Les avocats de Gbagbo frappent fort ! », « Gbagbo attaque, Bensouda titube » et « vérités contre mensonges ». Selon Notre Voie, l’accusation a fait preuve de fébrilité quand la défense s’est montrée sereine. « Elle semble bien partie avec des arguments inattaquables », dit-il. Il rapporte aussi que plusieurs milliers d’Ivoiriens ont effectué le déplacement de La Haye pour réclamer la libération pure et simple de l’ex-président ivoirien. LG. Infos relève qu’avec éloquence et une parfaite maîtrise du dossier, Me Altit et ses collaborateurs ont édifié la Cour. Selon lui, tous les faits qui constituent le squelette de l’accusation ont été tournés en dérision avec une aisance juridique.
Guerre de libération du Mali et menaces contre les Français
Au Mali, le capitaine Sanogo pourrait prendre le chemin de la Haye, à en croire L’Expression. En effet, il livre que le capitaine malien est dans le viseur de la CPI qui s’intéresse aux arrestations arbitraires et tortures qu’ont subies les soldats proches de l’ex-président Amadou Toumani Touré. Il informe aussi que la CPI et le Mali ont signé un accord de coopération et que l’actuel président malien a rencontré « discrètement » le procureur Bensouda, en Éthiopie. D’ailleurs, un de ses conseillers a déclaré que « nous répondrons favorablement à toutes les demandes de mandat d’arrêt que la CPI pourrait nous transmettre ». En ce qui concerne la guerre de libération du Mali, Le Nouveau Courrier informe que les djihadistes ont tué, hier mardi, le légionnaire français Harold Vormezeele, chef d’un commando de soldats français, au cours d’intenses combats avec les groupes armés du Nord du pays, selon François Hollande. Par ailleurs au Cameroun, sept Français, membres d’une même famille, ont été enlevés. A en croire le président français, « c’est le fait d’un groupe de terroristes que nous connaissons au Nigeria », relate Nord-Sud Quotidien.