Meeting réprimé, audience de Gbagbo

Une tension évitée, une autre commence

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Revue de presse

Heureux de vous retrouver chers amis internautes et fidèles lecteurs de la revue de presse de linfodrome.com. Ce lundi 18 février 2013, nous aurons comme sujets : le meeting de la JFPI, les affrontements population-FRCI et le procès de Laurent Gbagbo. Bonne lecture à tous !

Meeting de la JFPI

La jeunesse du Front populaire ivoirien a voulu tenir, vaille que vaille, son meeting, le samedi 16 février 2013, malgré l’interdiction formulée par la mairie de Yopougon et le ministère de la Sécurité. Selon LG Infos, « la République a tremblé », car les manifestants se sont montrés sur les lieux où étaient déjà positionnés des policiers prêts à les déloger et des « civils envoyés dès 3H du matin pour infiltrer et massacrer les militants si jamais le meeting a lieu ». Effectivement, en lieu et place d’un meeting, il y a eu une « course-poursuite » entre policiers et militants de la JFPI, nous dit L’inter. Car les partisans de Gbagbo ont été « vigoureusement accueillis par la police et la gendarmerie nationale » avec le gaz lacrymogène, les matraques, etc. Ils ont été appuyés par les soldats onusiens. Le quotidien avance aussi que dès les premières heures du samedi, un impressionnant dispositif militaire avait été déployé autour du périmètre où devait se tenir le meeting. Plusieurs jeunes des quartiers pro-Ouattara de la commune ont été également convoyés et ont troqué « leurs tenue civile contre des tenues militaires ». Il ajoute que des personnes ont été arrêtées par la police. Effectivement, Soir Info montre une vue d’un groupe de démobilisés, en tenues civiles et militaires et armes au poing, qui, écrit-il, « tenaient à croiser le fer avec les militants de la JFPI ». C’est à cause de « ces menaces de déflagration qui pesaient sur la commune de Yopougon », à en croire le maire, qu’il a interdit le meeting, lit-on dans ce quotidien. Le premier magistrat de la commune a même présenté ses excuses pour tous les désagréments causés par son arrêté. Aux proches de Laurent Gbagbo, il a dit : « Je ne suis pas contre la démocratie. Je demande pardon, à genoux, aux jeunes du FPI, pour dire que ce n’est pas le moment des manifestations ». Quant au leader des jeunes frontistes, il s’est montré heureux. « Notre manifestation a été un succès et nous en sommes fiers », a affirmé Koua Justin, rapporte Notre Voie qui a écrit à la Une : « Meeting de la JFPI réprimée : Ouattara, le règne de la terreur ». Il rappelle qu’en 2012, plusieurs manifestations de l’ex-parti au pouvoir ont été réprimées par le régime.

Affrontement population-FRCI

Hier, à Affery, il y a eu un affrontement entre la population et les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui y sont basés, dit Le Nouveau Réveil. Il relate que tout serait parti du fait que des jeunes, n’ayant pas apprécié qu’un de ces soldats s’entretienne avec une dame du village, l’ont battu. Le renfort des FRCI pour laver l’affront a été meurtrier. Un mort et trois blessés par balle ont été enregistrés. L’Intelligent d’Abidjan qui annonce un mort mais un blessé a rapporté une autre version des faits. C’est plutôt un soldat FRCI qui s’en est pris à un jeune du village qui s’était opposé à sa tentative de racket. Pour se faire respecter, il l’a bastonné. Une attitude qui n’a pas été du goût des jeunes villageois qui sont allés à la rescousse de leur frère. Il raconte aussi que le ministre des infrastructures qui se rendait à Affery a dû stopper son voyage afin de prendre toute la mesure de ce qu’y se passait. A l’ouest, c’est plutôt des militaires guinéens qui se sont emparés d’un village ivoirien, Kpaéba, et ont changé la chefferie, indique Soir Info. Le week-end dernier, ils ont intronisé un nouveau chef et ses notables qui doivent rendre directement compte au chef du détachement. Les villageois qui ont fui le village sont inquiets pour leur retour.

Audience de Gbagbo

C’est demain que l’ex-président ivoirien détenu à la Haye va comparaitre devant les juges de la CPI pour le démarrage de l’audience de confirmation des charges retenues contre lui, annoncent les journaux. Le Patriote titre donc : « Gbagbo : demain, le début de la fin ». Le quotidien rappelle que la procureure de la CPI poursuit Laurent Gbagbo pour crimes contre l’humanité (enlèvements, viols, meurtres, crimes de guerre) commis pendant de la crise post-électorale qui a fait officiellement 3000 morts, dont il serait le commanditaire. Dans ce journal, le président des Victimes de Côte d’Ivoire, Issiaka Diaby, affirme que « Gbagbo doit être condamné pour ce qu’il a fait aux victimes et à leur parents ». Selon Le Nouveau Courrier, des amis du prisonnier, Albert Bourgi et Bernard Houdin, ont fait des confidences que Laurent Gbagbo est « très combatif » et « très déterminé ». Quant à sa nièce, Kady Bame, elle a livré que son oncle « veut que la vérité soit rétablie ». Par ailleurs, un de ces visiteurs a affirmé que Gbagbo est sans haine et sans rancoeur. Pour preuve, il a dit : « J’aurais pu envoyer dix fois Ouattara en prison ».

César DJEDJE MEL
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