La revue de presse de ce samedi 16 février 2013 sera essentiellement constituée de sujets relatifs à Gbagbo et ses partisans. Il s’agit des confidences de l’ex-chef d’État ivoirien, du meeting de la jeunesse de son parti et le refus de ce dernier de participer aux élections locales prochaines.
Confidences de Laurent Gbagbo
A quelques jours de son audience de confirmation de charges, Laurent Gbagbo fait des confidences, lit-on à la Une de plusieurs quotidiens tels que Soir info, les journaux d’opposition, etc. Ils rapportent des propos que Guy Labertit a confiés à Reuters. « Il m’a dit : ‘‘Nous irons jusqu’au bout, c’est un procès politique devant l’histoire’’ ». Selon lui « Gbagbo considère que tout ce qu’on lui reproche, c’est en tant que chef d’État et chef des armées et qu’il n’y a pas d’incrimination directe contre lui, même si l’accusation le présente aujourd’hui comme un acteur direct ». Il a ajouté que Gbagbo « pense que Ouattara a été imposé par l’extérieur, plutôt que par le peuple ivoirien. Un mois et demi avant sa chute, il m’a dit : ‘‘je ne vais pas me retirer, car je n’ai pas perdu’’. Il a voulu aller jusqu’au bout ». A en croire Guy Labertit, Gbagbo s’est montré « très frustré que les gauches européennes n’aient pas reconnu son engagement à gauche et ses résultats ». Et pourtant L’Expression écrit à la Une que Gbagbo a confié à son ami que « il est difficile de gagner cette bataille ». Ce quotidien parle en effet de l’intervention de Labertit. Au cours de celle-ci, il a indiqué que le prisonnier ivoirien de la Haye a avoué que « la bataille sera difficile à gagner », même s’il ne se considère pas directement indexé.
Meeting de la jeunesse du FPI
« Manifestation de la JFPI à la place CPI de Yopougon : meeting interdit ! », tel est le titre qui barre la Une de Le Patriote. Ce journal informe, comme d’autres d’ailleurs, que le maire de la commune a en décidé ainsi. Une décision qui a été approuvée par le gouvernement. « Koua Justin va t-il braver la décision ? », telle est la question que pose le quotidien. Puisque face à l’arrêté municipal, Koua a déclaré : « l’arrêté municipal est une rumeur. D’ailleurs au moment où vous m’appelez, je suis à une séance de travail avec l’ONUCI. Demain (ce matin) notre meeting aura lieu à la place indiquée, à 10H ». Il n’y a pas que la manifestation des pro-Gbagbo qui a été interdite. Celle des pro-Ouattara victimes de la crise post-électorale, pour protester contre Gbagbo, et celle du rassemblement des démobilisés ayant appartenu à des forces belligérantes pendant la crise, pour dénoncer leur situation socio-professionnelle, ont été également défendues, nous dit L’Expression. Il ajoute que le ministre de l’Intérieur a donné l’ordre aux policiers de faire respecter l’arrêté du maire. Il en a appelé « au sens civique des initiateurs des manifestations pour s’en tenir au respect de la décision du maire de Yopougon… ». Mais pour Notre Voie, c’est parce qu’ « ils ont peur de Gbagbo et la démocratie » que les tenants du pouvoir font dans l’intimidation. La peur bleue qu’ils ont de Gbagbo les amène à tout faire pour le faire oublier. Or la meilleure manière pour y parvenir, c’est de bien diriger le pays, affirme le quotidien.
Refus du FPI de participer aux élections locales
Le Front Populaire Ivoirien (FPI) n’ira pas aux élections municipales et régionales prochaines qui auront lieu le 21 avril 2013. Sur RFI, hier, le secrétaire général du parti, Richard Kodjo, a déclaré que « la date du 21 ne nous concerne pas. Nous estimons qu’elle devait être reportée pour que nous puissions une date consensuelle », rapporte L’inter. Le Patriote écrit donc que « le FPI se met définitivement out ». Même si le parti estime que le gouvernement devrait attendre la fin de leurs pourparlers pour fixer une date de concert avec les partis d’opposition, le quotidien avance que la position du FPI était perceptible depuis longtemps, du moment où il demandait la libération de Laurent Gbagbo et des ses proches, l’amnistie pour tous, le retour des exilés, etc. comme conditions pour aller à la réconciliation. En réponse à leur décision, le gouvernement, par le biais de son porte-parole Me Affoussy Bamba, a indiqué sur RFI que « le gouvernement a pris acte de ce que le FPI a décidé… Je ne pense pas qu’on puisse envisager à nouveau un report ». Concernant les réformes au niveau de la Commission Électorale Indépendante (CEI) souhaitées par les partis d’opposition, elle a dit : « laissons la CEI organiser les élections. Et ensuite, envisageons les réformes, s’il y a lieu de le faire ».