Bienvenue sur linfodrome.com chers amis pour la revue de presse de ce jeudi 14 février 2013. Nous aurons à partager sur la sortie de Tia Koné, le procès de Laurent Gbagbo et de ses partisans et le meeting de la JFPI. Bonne lecture à tous !
Polémique sur les propos de Tia Koné
« Après sa sortie fortement médiatisée, faut-il arrêter Tia Koné ? ». Cette question qui est de Le Nouveau Réveil barre la Une du quotidien. Plusieurs personnes ont donné leur avis. Pour le bâtonnier de Côte d’Ivoire, Joachim Bilé-Aka, « Tia Koné a commis deux manquements graves » lors de son intervention. Le fait d’endosser seul la décision et aussi de commenter sa propre décision. La sanction que mérite son acte, l’avocat a indiqué que c’est « le mépris de ses propos ». Quant au juriste Dapa Donacien, il a dit que « franchement, l’ex-président de la Cour suprême dot être poursuivi devant la justice pour haute trahison. Non pas pour la révélation des secrets d’État mais pour avoir mené la Nation entière en bateau, à l’occasion de l’élection présidentielle ». Mais Woï Messé, président du comité central de l’UDPCI, le parti de feu le général Guéi Robert, a rétorqué que « tous les Ivoiriens étaient d’accord avec cette Constitution » et que « tous les partis politiques étaient représentés dans la Commission de révision de la Constitution ». Bien plus, il estime que les aveux de Tia Koné sont sa « manière de participer à la réconciliation ». Pour Oka François, l’auteur de « Alassane Ouattara et revoilà l’Afrique », « la réaction de Tia Koné est à encourager. Il a posé un acte courageux qui devait pouvoir servir de leçon à ceux qui hésitent d’emprunter le même chemin », nous rapporte L’Expression. Tandis que L’Intelligent d’Abidjan revient sur la réaction du Bâtonnier qui a affirmé « qu’il y a beaucoup de Tia Koné au palais de justice. Il est instrument que depuis 1992, le politique manipule à dessein ».
Procès de Gbagbo, Katinan et Akoun
La Cour Pénale Internationale (CPI) a publié, hier, le programme de l’audience de confirmation de charges contre Laurent Gbagbo. Soir Info et Le Temps l’ont repris. On y lit que l’audience démarrera le mardi 19 février 2013 à 14h30 pour prendre fin le jeudi 28 février 2013. Pour la libération de l’ex-président ivoirien, ses partisans demandent que Ouattara s’y implique, car ils estiment que c’est à sa demande et par sa collaboration que Laurent Gbagbo a été transféré à la CPI. Par conséquent, la CPI pourrait le libérer s’il en fait la demande par courrier. Alors L’inter s’interroge : « Ouattara peut-il libérer Gbagbo ? ». Des juristes interrogés répondent. Selon Me Gougnon Serge, « un individu, du fait de sa simple autorité, ne peut pas appeler un juge de la CPI pour faire libérer un prisonnier parce que la CPI est une juridiction comme tout, et le juge doit vider sa saisine… ». Dr Geoffroy Kouadio, juriste consultant a également indiqué que « le droit pénal est clair. Le chef de l’État n’a pas cette compétence en tant président de la République. Si la Côte d’Ivoire est un État membre du statut de Rome, elle peut le saisir la CPI et non la dessaisir ». En dehors de Laurent Gbagbo, les journaux se sont penchés sur les cas Katinan et Laurent Akoun. Le premier, apprend-on, n’a pas pu rencontrer le juge à son audience, au Ghana. Et pour cause, ce dernier ne s’est pas présenté au tribunal pour « des problèmes de santé ». Quant au second qui a écopé d’un emprisonnement de six mois depuis août 2012, il a été débouté en appel. Hier, le juge Ouattara Siriki a confirmé la condamnation initiale qui prévoyait six mois de prison ferme et douze mois d’interdiction sur le territoire national excepté son village natal.
Meeting de la JFPI
La Jeunesse du Front Populaire Ivoirien prépare l’organisation d’un meeting à Yopougon, le samedi 16 février prochain. Dans Notre Voie, Cissé Mariam, la présidente du comité d’organisation, affirme que les choses se déroulent bien et que « les échos qui nous parviennent nous rassurent que ce meeting sera phénoménal ». Mais pour Le Patriote, le grand bruit qui est fait autour de ce meeting a pour objectif de « provoquer pour déstabiliser ». Le responsable des jeunes du parti au pouvoir, Karamoko Yayoro, a indiqué que « quand Koua dit qu’il faut franchir les barrages des FRCI, il dévoile ses intentions. S’il vient pour une action subversive, nous encourageons les FRCI à faire barrage à la déstabilisation » et d’ajouter : « Je dis au FPI et à sa jeunesse que ce n’est pas un meeting qui va faire libérer Gbagbo ». De son côté, Le Nouveau Courrier avertit que des « pro-Ouattara préparent encore la chienlit ». Après avoir exprimé leur opposition à ce meeting, les pro-Ouattara veulent passer des invectives à l’acte. Ils veulent assiéger le lieu de la rencontre, écrit-il. En effet, des victimes et parents de victimes de la crise post-électorale ont annoncé une veillée de prière sur la même place la veille du meeting, ce, jusqu’à la clôture de l’audience de confirmation des charges de Laurent Gbgabo.