Le procès de Gbagbo à la CPI, la libération de prisonniers pro-Gbagbo et la démission du Pape sont la substance de notre revue de presse de ce mercredi 13 février 2013. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !
Procès de Gbagbo du 19 février
C’est le 19 février 2013 que les juges de la Cour Pénale Internationale avaient arrêté pour le début de l’audience de confirmation de charges de Laurent Gbagbo. Soir Info indique que cette date a été maintenue, car la cour l’a confirmée hier, via son site internet, en ces termes : « le 19 février 2013, l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo s’ouvrira devant la chambre préliminaire I de la Coure Pénale Internationale, à 14h30 (heure locale) ». Quant à la décision finale des juges, elle n’interviendra pas avant deux mois, ajoute-il. Mais du côté des journaux de l’opposition, on dit que l’avocat principal de Gbagbo, Me Altit a demandé un report de cette audience. Ce, dans le souci d’éviter « un piège » de la procureure Bensouda. En effet, LG Infos et Le Nouveau Courrier écrivent que Me Altit a saisi la Cour parce que l’Accusation qui devait transmettre à la Défense ses éléments de preuve « aussi vite que possible et sur une base régulière », selon l’avocat, a attendu le dernier jour, à savoir le 17 janvier 2013, pour lui verser 893 pièces et documents, qui s’ajoutent à plus de 2500 pièces déjà versées durant toute la procédure. En plus, le Procureur a déposé hors délai près d’une trentaine de pièces. Or l’avocat de Gbagbo avance que « pour lire et analyser ces documents à raison d’une vingtaine par jour, la défense aurait besoin d’une cinquantaine de jours ». Altit a ajouté à cela les limites financières qui ne lui permettent pas de mener ses enquêtes sur le terrain. Malgré cela, Notre Voie rapporte que Me Altit a dit : « nous allons démontrer que les accusations (du Procureur reposent sur du vent » parce que c’est au Procureur qu’il appartient de montrer que sa preuve est solide et qu’il dispose suffisamment d’éléments pour ensuite aller au procès… ».
Libération de pro-Gbagbo
Des prisonniers pro-Gbagbo ont obtenu la liberté totale, nous dit L’Expression. Ils sont au nombre de quatre : Mahan Gahé, Dr Blé Christophe, Ballo Bi et Simone Hué Lou. Ces personnes, dont certaines avaient obtenu la liberté provisoire l’année dernière, sont désormais totalement libres. Ainsi en a décidé la justice qui, à travers un non lieu, les a acquittées. En plus des quatre pro-Gbagbo précités, s’ajoute Koudou Simon, le frère de l’ex-président ivoirien, à en croire Soir Info. Le quotidien souligne que cette décision cadre avec la volonté du chef de l’État qui avait déclaré, avant-hier, « qu’il faut aller le plus loin possible dans tout ce que nous faisons au niveau du dialogue avec l’opposition ». Contrairement à ces ex-détenus, Le Patriote affirme que Katinan Koné, qui sera devant le juge ghanéen ce matin dans le cadre de son procès, doit être extradé. Il donne dix raisons pour cela. Elles toutes tournent autour de la casse de la BCEAO, du rôle de « déstabilisation » de la monnaie qu’il a joué pendant la crise post-électorale et aussi pour le danger qu’il constitue pour le Ghana.
Démission du Pape
La démission de Benoît XVI fait couler de la salive. Interrogé par L’inter, voici ce qu’en dit le père Norbert Abekan. « J’ai été surpris comme tout le monde. Même les cardinaux qu’il a convoqués, certains ne savaient pas ce qu’il allait leur dire. Il avait son secret qu’il a sorti. Nous avons été surpris. Moi, j’ai quitté ce moment ce sentiment d’un peu de découragement vers quelque chose qui m’a amené à dire que cet homme est fort ». Du côté des musulmans, on est plutôt triste. En effet, l’imam Cissé Djiguiba a avoué que « par essence et par excellence, c’était un interlocuteur immédiat du dialogue islamo-chrétien. C’est donc un vide à ce niveau là, même si cela ne durera que c-quelques jours », relate Nord-Sud Quotidien. La démission du Pape, faut le souligner, est intervenue à un jour du début du carême. Dans ce contexte et dans celui que connaît la Côte d’Ivoire, monseigneur Antoine Koné, évêque d’Odienné a fait une déclaration rapportée par Le Nouveau Réveil, dans laquelle il interpelle les Ivoiriens sur la réconciliation. Il enseigne que « la réconciliation devra se faire, certes, en faisant appel à la justice, mais l’on se devra de garder de tout juridisme aveugle sous fond de vengeance qui risquerait d’annihiler tous les efforts entrepris, ici et là, pour accorder tous les cœurs et les esprits dans une démarche d’humilité et de simplicité vraies ».