Heureux de vous retrouver pour la revue de presse, amis de linfodrome.com. Ce mardi 12 février 2013, nous aurons a partagé sur la rencontre Ouattara-Bédié, la confession de Me Tia Koné et la démission du Pape Benoît XVI. Bonne lecture à tous !
Tête-à-tête Ouattara-Bédié
Le Président Alassane Ouattara a rendu visite, hier, au président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, Henri Konan Bédié, par ailleurs président de la coalition au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour le Développement et la Démocratie (RHDP). A en croire Le Nouveau Réveil, les deux hommes ont pris « de grandes décisions » relatives aux élections locales et le dialogue direct. Sur le premier point, le chef de l’État a indiqué que « les élections locales ont été repoussées pour quelques semaines, mais dans les jours à venir, nous serons amenés à fixer les dates de ces élections locales ». Au sujet du dialogue entre le gouvernement et le FPI, le Président Ouattara a dit que « nous avons affirmé notre ardent désir et notre détermination à continuer ce dialogue et le renforcer car la Côte d’Ivoire a toujours été un pays de paix et d’entente et nous devons retrouver cet environnement », rapporte Soir Info. Mais, ce qui a le plus intéressé ce quotidien, c’est la réaction du Président face à la demande d’amnistie souhaitée par les partisans de Gbagbo. Tout comme lui, L’Intelligent d’Abidjan titre : « Après son tête-à-tête avec Bédié, Ouattara répond au FPI ». Voici ce qu’a déclaré le n°1 ivoirien : « Il faut aller le plus loin possible dans tout ce que nous faisons que ce soit pour la réconciliation, la justice. Et je pense que tous nos compatriotes comprennent que nous devons également sortir de l’impunité, et que les jugements en cours doivent aller à leur terme. Que la volonté est là, mais évidemment, nous ne sommes pas en mesure de prendre des décisions unilatérales. C’est un tout, vous savez. Un État de droit veut dire que la justice doit faire son travail, l’Assemblée nationale, le chef de l’État, l’exécutif. Et c’est tous ensemble que nous devons gérer l’avenir du pays… ».
La confession de Tia Koné
A la suite de sa confession sur le rejet de la candidature de Ouattara en 2000, Tia Koné, l’ex-président de la Cour Suprême fait la Une des quotidiens. Le Patriote le présente comme « le mauvais juge qui a inspiré Yao N’dré ». Pour lui, ces deux hommes en 2000 et en 2010 ont plongé la Côte d’Ivoire dans le chaos. Le quotidien assimile Tia Koné à Judas Iscariote qui a trahi Jésus, car selon lui, il a trahi le peuple de Côte d’Ivoire et est la source de la grave crise qui a secoué le pays et fait plusieurs victimes. Quant à Le Courrier d’Abidjan, il écrit à la Une : « reniement, auto-justification, insultes au droit…Tia Koné : l’honneur perdu d’un magistrat ». Il voit les regrets du juge comme une volonté de réécrire à marche forcée l'histoire de la Côte d’Ivoire. Il relève que les propos de Tia Koné sont scandaleux et indignes de son rang et des fonctions qu’il a occupées. Surtout, quand il prétend que « la crise économique de 1990 exigeait que la Côte d’Ivoire ait un président venu du FMI donc de l’extérieur pour la sauver ». Dans Nord-Sud Quotidien, le mis en cause dit « qu’il ne s’agit pas d’un regret, mais d’une analyse exhaustive et scientifique de l’article 35 » au travers de laquelle, il dit « qu’en 2000, les Ivoiriens ont été manipulés au moment où ils faisaient leur constitution ». N’empêche, le quotidien titre : « Malgré sa repentance, pourquoi Tia Koné ne peut échapper à la justice ». C’est que sa décision a conduit à une crise post-électorale qui a causé plus de 500 morts et que lui même a reconnu que « un juge qui n’applique pas le droit commet une forfaiture et peut être poursuivi en justice ».
Démission du Pape
L’information de la démission du Pape est tombée hier, avec beaucoup de surprise, car personne ne s’y attendait. Cette décision de Benoît XVI plonge « l’Église catholique sous le choc », écrit Fraternité Matin qui informe que de milliers de fidèles et de cardinaux en ont été abasourdis. Mais l’Abbé Augustin Obrou, chargé de communication de l’archevêché a voulu atténuer la douleur en affirmant que « l’Église est en marche, la vie de l’Église ne va pas s’arrêter, ce n’est pas la première fois que cela arrive ». En effet, le quotidien révèle que c’est le huitième Pape qui renonce au pontificat. Sur le sujet, le Président Ouattara a déclaré que « le Pape est un grand homme d’État impressionnant, c’est un grand homme qui a servi l’Église avec une grande foi et détermination ». L’inter apporte une révélation sur cette affaire. Selon le père Djereké qu’il a interrogé, « le Pape s’applique une règle édictée en 1966 par Paul VI, selon laquelle, tout Pape âgé de 75 ans doit démissionner ». Notre Voie, quant à lui, a salué le retrait dans « la dignité » de Benoît XVI, après huit de service