Bonjour fidèles lecteurs, bienvenue sur linfodrome.com pour votre revue de presse. Ce lundi, nous aurons comme sujets : les aveux de Me Tia Koné, la libération de Gbagbo et les difficultés des partis politiques. Bonne lecture et bon début de semaine !
Les aveux de Me Tia Koné
L’ex-président de la Cour suprême, Me Tia Koné, est revenu sur le rejet de la candidature de Ouattara lors de la présidentielle de 2000. L’Expression titre que, « 13 ans après, Tia Koné se confesse » au sujet de l’arrêt E0001-2000 rendu par le Conseil Constitutionnel, le 6 octobre 2000. Profitant de l’installation d’un sous-préfet, le samedi dernier, il a déclaré : « J’ai décidé de revenir, en effet, sur cet arrêt dans le souci de lever tous les malentendus que ladite décision n’a pas manqué, en son temps et même aujourd’hui, de susciter dans le pays…J’affirme qu’il n’a jamais été dit dans l’arrêt du 6 octobre 2000 que M. Alassane Ouattara n’est pas ivoirien… Je m’excuse devant la nation entière. Aujourd’hui la preuve est faite que le président de la république est un Ivoirien ». Nord-Sud Quotidien et Soir Info rapportent que l’homme de loi a jugé que l’article 35 de la Constitution ivoirienne « est un concept à la fois absurde et inique ». Il a expliqué que, du point de vue historique, la Côte d’Ivoire a été découverte en 1893 et indépendante en 1960, par conséquent, les personnes nées avant l’indépendance, « si elles avaient une nationalité, celle-ci n’était nullement ivoirienne ». Or « tous les candidats étaient nés avant 1960, à l’époque coloniale sous la qualité de citoyen français… Finalement, à l’analyse exhaustive du dossier, nous avons relevé qu’aucun des candidats n’était né Ivoirien d’origine, encore moins de père et de mère eux mêmes Ivoiriens », fait savoir Le Nouveau Réveil qui a marqué à la Une : «En 2000, aucun candidat n’était né Ivoirien d’origine ».
Libération de Laurent Gbagbo
Le 19 février 2013, l’ex-président Laurent Gbagbo sera jugé par la CPI. Avant cette date, son porte-parole, Koné Katinan, a fait-publier par Le Temps une déclaration dans laquelle le quotidien écrit qu’il « annonce les couleurs ». Selon Katinan, « le procès du président Gbagbo n’est pas un simple procès juridique. C’est un procès politique qui oppose les maitres autoproclamés du monde et ceux qui, selon eux doivent rester des éternels esclaves ». Il affirme que la responsabilité de la libération de Gbagbo incombe à Ouattara. Il a appelle donc à l’union sacrée durant tout le procès pour réclamer et obtenir la libération pure te simple de l’ex-chef d’État. Les exilés pro-Gbagbo du Ghana préparent de leur côté ce procès, relate L’inter. Il relate que même si ce n’est pas la grande cohésion entre eux depuis l’arrestation de Blé Goudé, ils restent mobilisés pour « le combat pour la libération de Gbagbo ». Car pour eux, Gbagbo n’avait pas engagé de guerre contre Alassane Ouattara. Au contraire, il demandait un recomptage des voix alors qu’on lui faisait la guerre à Abobo, à travers un commando invisible qui tuait policiers et éléments des ex-Forces de l’Ordre et de Défense (FDS). Pour sa part, Le Quotidien d’Abidjan informe que les communistes et socialistes du monde sont tous unanimes pour la libération de Laurent Gbagbo. Ils ont accepté de signer une pétition du FPI dans ce sens, lors du 36ème congrès du Parti Communiste Français (PCF). Quant à la jeunesse du FPI, elle confirme son meeting pour libération de leur mentor. « Nous sommes en route pour l’action, rien pour l’action », a dit Koua Justin, leader des jeunes au cours d’une conférence de presse, samedi dernier. Il a indiqué que « nous avons le devoir de ne point reculer le 16 février parce que nous allons au rendez-vous avec l’histoire », rapporte Le Nouveau Courrier.
Difficultés des partis politiques
Fraternité Matin relève que le Rassemblement des Républicains (RDR) connaît le courroux de la base et le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, la foudre de ses militants par rapport au choix des têtes de liste pour les élections municipales et régionales à venir. Ces militants et des cadres contestent les personnes choisies. Au RDR par exemple, deux députés ont affirmé que « nous ne pouvons pas accepté que quelqu’un qui n’a jamais milité au RDR soit le candidat de notre parti à l’élection régionale… ». Au PDCI, le choix de Ahoussou Kouadio, Aka Aouélé est rejeté par des cadres et militants du parti. Conscients de cela, la direction du RDR est allée à la rencontre des militants en envoyant des émissaires qui ont sillonné certaines villes, en vue de ramener le calme et l’harmonie au sein des militants, fait savoir Le Patriote. Dans la perspective des élections locales, les onze partis de l’opposition, membres du CPD, peuvent avoir le sourire car, à en croire L’Intelligent d’Abidjan, ils ont été invités à percevoir les 40 millions que le gouvernement a promis à chacun. Mais, pour ce qui est du FPI qui veut pour lui seul plus de 500 millions, selon le droit Constitutionnel, il n’en sait rien.