La grève générale, l’arrestation des pro-Gbagbo et la débâcle du RDR aux législatives partielles sont nos sujets dans la revue de presse de ce jeudi 7 février 2013. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !
Gréve générale
« Régime Ouattara : panique à bord », titre Le Nouveau Courrier concernant l’ébullition du front social. Selon lui, le Président Ouattara fait face à sa première et sérieuse fronde sociale depuis plus de deux ans de pouvoir. S’il a obtenu une trêve de la part des corps sociaux, dans la première année de son mandat, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Parce que les travailleurs veulent le respect des engagements pris par l’État. Et Ouattara, qui sous Gbgabo a encouragé les grévistes, crie maintenant au loup et cherche des boucs émissaires. Il a d’ailleurs « brandit des sanctions » contre les grévistes, ajoute Notre Voie, sous prétexte qu’ils n’ont pas respecté les textes en vigueur pendant la grève. Par conséquent le Conseil du gouvernement a annoncé que « des mesures seront prises dans les prochains jours ». Mais son porte-parole a éclairé « qu’il ne s’agit pas forcément de menaces de sanction qui serait, par ailleurs inappropriée, en ce moment ». Or à en croire Soir Info et d’autres quotidiens, des enseignants grévistes ont été jugés et condamnés, à Dimbokro. Il s’agit du professeur Kouakou Koffi Blaise et de l’éducateur Kouakou Franck Bruno du Collège moderne de Dimbokro. Ils ont écopé de trois mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir délogé leurs collègues qui n’observaient pas la grève. Pendant ce temps, les fonctionnaires veulent encore gréver, fait savoir le quotidien.
Arrestation des pro-Gbagbo
Au sujet des extraditions en cascade de pro-Gbagbo, les mots sont de Le Quotidien d’Abidjan, il y a deal entre les Présidents Ouattara et Dramani. Selon lui, le président ghanéen veut satisfaire le bloc impérialiste en livrant les exilés réclamés par le pouvoir d’Abidjan, par crainte de se mettre à dos ces puissances qui ont menacé de déstabiliser son pouvoir. Preuve de cette menace, c’est qu’avant les élections, John Dramani a été accusé de mauvaise gestion. Pour ce qui est du cas Blé Goudé, son intérimaire au niveau du Cojep, Joël Poté, affirme que son arrestation ne peut être un deal avec le pouvoir d’Abidjan, car « il faudrait être animé d’un esprit hors norme pour concevoir une telle gymnastique intellectuelle ». S’agissant de la dernière vague d’extradés, L’inter révèle qu’il n’y a pas que Abéhi et Dibopieu qui ont été ramenés en Côte d’Ivoire. Avec eux, ont été pris deux autres pro-Gbagbo dont les noms n’ont pas été donnés. Ce qui porte à quatre les exilés qui ont été extradés le mardi 5 février 2013. Quant à Abéhi, des gendarmes que Nord-Sud Quotidien a rencontrés ont réagi sur son arrestation. « Abéhi a fait plus de mal à la gendarmerie. Il a sali l’image de la gendarmerie. Il s’est comporté comme un voyou pendant la crise post-électorale… Il faut qu’on nous remette Abéhi ; nous allons le reformer. Un gendarme ne se comporte pas comme il l’a fait », a dit un gendarme.
Débâcle du RDR aux législatives partielles
L’échec du Rassemblement des Républicains aux législatives partielles (0 voix sur 6) n’est pas sans conséquences pour le parti et les municipales et régionales à venir. Amadou Soumahoro, le Secrétaire général du parti, a reconnu que « nous nous sommes trompés sur le choix des candidats, mais il y a aussi que nous n’avons pas encore répondu aux attentes de nos militants », rapporte Le nouveau Réveil. Pour lui, c’est un message que ses militants lui ont envoyé. En effet, dans Le Patriote, on lit qu’il a dit : « Nous avons compris le message qu’ils viennent de nous lancer. Nous allons prendre cet avertissement en compte ». D’après L’expression, ce message a même fait « reculer » le premier responsable du RDR relativement au choix des personnes coptées pour les élections à venir. « Nous allons rencontrer les militants pour qu’ils disent ce qu’ils reprochent à la Direction. Et nous en tiendrons compte pour les municipales et les régionales. La tenue des partielles est une chance pour nous car elle permettra d’apporter des réglages nécessaires. Les décisions prises ne sont pas immuables », a-t-il avancé.