Bienvenue sur linfodrome.com chers amis pour la revue de presse. Dans notre numéro, ce mardi 5 février 2013, il s’agira comme sujets de la grève dans le public, le dialogue républicain et de vol de bateaux au port d’Abidjan. Bonne lecture !
Grève dans le public
Les enseignants et les agents du corps médical ont exécuté leur mot d’ordre de grève, hier. À la Une de Soir Info, on lit : « plusieurs enseignants arrêtés, des malades refoulés ». Le quotidien écrit que la grève a été suivie à 99% dans le primaire et 90% dans le secondaire, selon les responsables de l’Intersyndicale du Secteur Éducation/Formation (ISEF). Ces derniers ont affirmé que 15 des leurs ont été arrêtés à Kouto et Yamoussoukro. Si ceux de Kouto (4 personnes) ont été relâchés, ce n’était pas le cas pour leurs amis de la capitale politique. Côté santé, au CHU de Treichville, les responables étaient inquiets car le service minimum ne pouvait pas suffire pour prendre soin des 84 malades qui occupaient le service de la médecine. À l’Institut de cardiologie d’Abidjan, les malades ont été éconduits en ces termes : « Nous ne travaillons pas aujourd’hui. Nous ne pouvons même pas recevoir ceux qui ont des bulletins. Revenez après la grève » a dit un médecin à des dizaines de malades. Les syndicalistes ont exprimé leurs sentiments à Le Temps. Mesmin Comoé, porte-parole de l’ISEF, s’est félicité du suivi de la grève et a indiqué que les menaces de ponction sur leur salaire ne les effraie pas. Au gouvernement, il a dit que « arrêter nos camarades n’est pas la solution. S’ils ne sont pas libérés, nous irons nous même nous constituer prisonniers ». Quant à N’dolly Joseph du MIDD, il dit : « Aujourd’hui, nous sommes traités de pro-Gbagbo, mais sous Gbagbo, on nous traités de rebelles venus du nord. Alors, c’est de bonne guerre ». Cette fronde est, selon Le Quotidien d’Abidjan, le commencement « de la révolte contre Ouattara face à la dictature et la misère ». Car, affirme t-il, les Ivoiriens en ont assez du bourreau, non satisfait de ses œuvres, qui les tient toujours le couteau sur la gorge et les nargue. Selon ce quotidien, la révolution populaire prend forme petit-à-petit et le syndrome égyptien à la porte de la Côte d’Ivoire.
Dialogue républicain
« Dialogue Gouvernement-FPI, çà coince toujours », titre Le Patriote. Parce que le FPI demande « une amnistie générale » tandis que le gouvernement dit : « réconciliation d’accord mais justice d’abord ». Parmi les quelques points du désaccord, outre l’amnistie pour laquelle les deux parties ont convenu de créer un cadre de concertation pour approfondir les réflexions, il relève la réforme de la Commission Électorale indépendante (CEI). À ce niveau, le FPI veut la dissolution de l’actuelle CEI pour la mise en place d’une nouvelle équipe, en respect à la résolution 2062 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Pour le gouvernement, une telle réforme retarderait la tenue des élections locales en cours de préparation. Mais à en croire Notre Voie, c’est « le clan Ouattara qui rejette tout » des propositions d’une rencontre entre Gbagbo-Ouattara, l’amnistie pour les civils et militaires des deux camps, la mise en place d’une CEI consensuelle, la création d’un environnement sécuritaire favorable à tous, telles que voulues par le FPI. Or, cette rencontre entre Gbagbo et Ouattara, L’Intelligent d’Abidjan affirme que c’est « la recette magique du FPI ». Car le parti de l’ex-chef d’État a subordonné les principaux points en vue de la réconciliation nationale à la rencontre entre les deux protagonistes de la crise post-électorale et à l’amnistie.
Vol de bateaux au Port d’Abidjan
« Encore un autre pétrolier disparaît dans les eaux ivoiriennes », titre L’inter. Ce bateau qui battait pavillon luxembourgeois devait décharger sa cargaison dans un autre navire, en pleine mer. Si le 1er février, il a réussi sa mission, cela n’a pas été le cas le lendemain puisqu'il a été détourné à 139 kilomètres du port d’Abidjan par « des individus non identifiés », selon les explications du Colonel Tano, directeur des affaires maritimes et portuaires de Côte d’Ivoire, qui n'a pas évoqué la piraterie maritime. C’est le troisième détournement dans les eaux ivoiriennes en moins de six mois, précise Le Nouveau Courrier. Cependant, ce tanker appartenant à une société française et qui avait à son bord un équipage de dix-sept personnes serait aperçu au large du Nigeria, selon le colonel. Mais, « qui se cache derrière les attaques des navires ? », demande Nord-Sud Quotidien. Des sources indiquent que ce sont des jeunes Nigérians armés. Le colonel Tano a assimilé cela à des actes de banditisme « qu’il ne faut pas exagérer ».