Amis de linfodrome.com, heureux de vous retrouver pour notre revue de presse, ce lundi 2013. Nous parlerons de la défaite des Éléphants de Côte d’Ivoire, la grève générale aujourd’hui, les élections législatives partielles et le procès de Laurent Gbagbo à la CPI. Bonne lecture !
CAN 2013 : Élimination de la Côte d’Ivoire
Les Éléphants de Côte d’Ivoire sont éliminés de la CAN 2013. Ils ont été battus par le Nigeria 2 à 1 en quarts de finale, hier. Selon L’Inter, cette élimination est « la grosse désillusion » des Ivoiriens donnés finalistes par les pronostics. L’auteur écrit que les Nigérians ont imposé leur rythme aux Ivoiriens qui se sont montrés inexistants dans tous les compartiments du jeu. Quant à Fraternité Matin, il titre : « Éléphants, hélas ! », car les vice-champions d’Afrique étaient pourtant convaincus de leur qualification et même de ramener la coupe en Côte d’Ivoire, à en croire Didier Drogba qui avait déclaré, à l’entame de la CAN : « Nous avons appris de nos échecs et revenons pour remporter le titre ». La sortie du Onze ivoirien est pour Notre Voie, « le prix de la méchanceté » de la fédération pour avoir évincé, sans explications, Zahui François, le précédent sélectionneur des Éléphants. Lui qui les a conduit en finale l’année dernière, sans encaisser un seul but, si ce n’est la défaite aux tirs aux buts. En plus, il est remplacé par un néophyte. Ce dernier, qui n’est autre que Sabri Lamouchi, a dit, après la débâcle d’hier: « Je ne démissionne pas ». Pour être plus précis, il a dit : « Perdre un match fait partie du métier. Ne comptez pas sur moi pour démissionner », rapporte Nord-Sud Quotidien. L’élimination des Éléphants a provoqué des bagarres rangées entre supporters, à Treichville, et fait onze blessés, dont un par balle, au cours de l’intervention des FRCI, fait savoir Soir Info.
Élections législatives partielles
Hier dimanche, les élections partielles se sont déroulées dans six localités de la Côte d’Ivoire. Selon Fraternité Matin, elles se passées dans le calme. Vu que dans les zones où il y avait eu des tensions en 2011, le gouvernement et l’ONUCI ont déployé un important dispositif de sécurité. Ceci étant, le quotidien écrit « cap sur les régionales et municipales » et attend que le gouvernement fixe la date de ces élections cette semaine. Le Nouveau Réveil qui a également sillonné les bureaux de vote confirme le calme dont a parlé son confrère. Cela est peut-être dû aux avertissements du président de la Commission Électorale Indépendante (CEI). « Aucun éventuel pyromane ne réussira à se soustraire des griffes de la justice », avait prévenu Youssouf Bakayoko. Les journaux relèvent cependant que ces élections partielles ont connu une faible affluence. Selon Soir Info, même les agents de la CEI qu’il a rencontré dans les centres de vote ont reconnu cela. Car au cours de sa visite, il a constaté que les bureaux de vote étaient vides.
Grève générale
Les médecins, enseignants, infirmiers et sages-femmes ont maintenu leur grève, à en croire Notre Voie. Il annonce à la Une « grève générale aujourd’hui » et explique pourquoi les syndicats durcissent le ton. Selon lui, c’est parce que le gouvernement a refusé de payer au corps médical les 48 mois d’arriérés de salaire et refuse de reconnaître les 400 et 150 points d’indice. Quant à L’Intersyndicale du Secteur d’Éducation Formation (ISEF), elle a décidé de faire grève durant dix jours irréductibles. Eux, réclament les 50% restant du reclassement financier. Jugeant inopportune la grève, le gouvernement « prépare » quelque chose contre les enseignants, à en croire Soir Info. C’est que la ministre de l’éducation nationale a fait savoir qu’elle envisage de solliciter la présence des forces de l’ordre dans les établissements publics. Pour Le Patriote, ces grèves « injustifiées » sont le fait de pro-Gbagbo. Car les dirigeants syndicalistes s’étaient montrés proches du régime Gbagbo. C’est qui explique, dit-il, pourquoi les efforts du gouvernement sont restés sans suite.
Procès de Gbagbo
Dans la gestion du dossier ivoirien, L’inter affirme que « deux issues s’offrent à la CPI ». Soit, elle amène le gouvernement ivoirien à lui remettre Simone Gbagbo et certainement tous ceux qui ont, avec Laurent Gbagbo, exécuté son plan pour se maintenir au pouvoir, au risque de se discréditer. Ce discrédit sera plus cinglant si aucun des pro-Ouattara qui auraient commis des crimes n’est poursuivi par la Cour, insiste t-il. Pour lui donc « Fatou Bensouda est au pied du mur ». La procureure de la CPI est la personne que redoute Arsène Touho, un pro-Gbagbo en exil. Il note que « les juges de la CPI sont moins suspects que Bensouda, mais dignes de méfiance » parce que parmi les 18 juges de la CPI, il y a une proportion de juges magistrats de formation et une autre qui est composée par des diplomates et de fonctionnaires par profession, lit-on dans Le Temps. Pour obtenir la libération de Laurent Gbagbo, les jeunes de son parti veulent manifester à Abidjan. Leur leader Koua Justin a déclaré que « pour Gbagbo, on ne reculera devant rien. L’heure du doute, de la peur et de l’inaction est terminée. L’heure de l’action est arrivée. Il faut que nous nous levions et que nous nous dressions contre l’adversité et la terreur », a t-il harangué ses partisans, lors d’un meeting.