Au sommaire de notre revue de presse de ce samedi 2 février 2013, la détention de Blé Goudé et les autres pro-Gbagbo, les grèves dans la fonction publique et la CAN avec les quarts de finale. Excellentes lecture et fin de semaine !
Détention de Blé Goudé et d’autres pro-Gbagbo
Pour en savoir davantage sur la situation de Charles Blé Goudé, Soir Info a rencontré son avocat, Me Gohi Bi. Selon l’homme de loi, son client « est dans l’impossibilité d’entrer en contact avec ses conseils que nous sommes. Il nous a signifié que moralement, il est véritablement atteint ». Aussi, réagit-il à la réponse du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, qui affirmait que Blé Goudé est « en résidence protégée ». « Honnêtement pour moi, c’est une expression nouvelle. Néanmoins, je pense qu’en s’exprimant ainsi, le ministre de bonne foi voulait simplement dire qu’il entendait garantir une sécurité sérieuse à notre client », a-t-il dit. Par contre, dans Le Nouveau Courrier, le collège des avocats du président du COJEP a, dans une déclaration relatant les faits et leur analyse de l’affaire Blé Goudé, fait observer que « la résidence protégée » est un régime de détention qui n’est pas dans l’ordonnancement juridique ivoirien de sorte qu’il s’agit incontestablement d’une mesure illégale et violatrice des droits humains et des droits de défense de monsieur Charles Blé Goudé ». A propos de la libération des pro-Gbagbo en vue de la réconciliation, Nord-Sud Quotidien a interrogé des juristes et responsables de la société civile pour savoir si « Ouattara doit sacrifier la justice ». Pour Me Yacouba Doumbia, vice-pdt du MIDH « toute réconciliation doit passer par la justice. Mais la justice dont nous parlons doit être une justice équitable, indépendante, non sélective ». Quant à Me Soungalo, avocats de victimes, il dit : « je suis avocat de plusieurs victimes, je dis qu’il faut que justice soit d’abord rendue… L’argument selon lequel, il y a eu des bourreaux de part et d’autre et que de ce fait, il faut tout laisser tomber, est un faux débat ». Geoffroy-Julien Kouao, juriste politiste, a indiqué pour sa part, que « le désir de réconciliation n’exclut pas l’obligation pour l’Etat de rendre justice. Pas d’impunité au nom de la réconciliation ».
Grève des fonctionnaires
« Médecins, infirmiers, enseignants, sages-femmes arrêtent le travail : Ouattara a chaud ! », lit-on à la Une de Notre Voie. En effet, ces corps professionnels ont décidé de maintenir leur mot de grève. Concernant l’enseignement, une partie du Syndicat de national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire veut le maintien de la grève illimitée, annoncée pour le lundi 4 février, alors que la direction veut une trêve. Selon Kra Yao qui conduit la dissidence, « l’on ne peut pas comprendre qu’en 2009, le même SYNESCI qui a refusé le peu que lui a donné Laurent Gbagbo, accepte en 2013 les miettes que lui donne Ouattara ! C’est incohérent. Nous allons contraindre le bureau national à la lutte et à ne pas se compromettre avec le pouvoir ». Concernant le corps médical, Le Quotidien d’Abidjan écrit que les médecins entrent en grève également le lundi 4 février et ce, jusqu’au vendredi 8 février, en revendication de l’amélioration des indices de salaire. Mais la ministre de la Santé demande « d’éviter une fois de plus d’endeuiller les populations ivoiriennes qui ont assez souffert lors des évènements malheureux », rapporte Le Patriote. Le meilleur moyen de régler ce problème, c’est la négociation, fait savoir le gouvernement, à en croire L’inter. En effet, dans un communiqué, la ministre de la Santé a indiqué que la revendication des grévistes « ne repose sur aucun décret. Par conséquent, elle ne peut que faire l’objet d’une négociation entre les syndicats et le gouvernement et non une condition pour laquelle la grève doit être obligatoirement observée ».
CAN 2013 : Quarts de finale
Ce soir débuteront les quarts de finale de la CAN 2013. Mais c’est demain que les Éléphants de côte d’Ivoire joueront contre le Nigeria. Les entraîneurs des deux équipes ont livré leurs sentiments d’avant match, que Nord-Sud Quotidien a rapportés. Celui des Super Eagles du Nigeria, Stephen Keshi, a déclaré que « nous sommes là pour gagner. Moi je n’ai pas de pression extérieure. La seule que j’ai est la pression Stephen Keshi, car je veux réussir et gagner le trophée ». Son homologue de la Côte d’Ivoire, Sabri Lamouchi, a averti que « la moindre erreur se paiera cash… Nous sommes conscients que si nous ne gagnons pas contre le Nigeria, nous rentrons à la maison ». Mais, il reconnaît que « cette formation du Nigeria peut nous créer des problèmes ». Dans une interview à Soir Info, Lamouchi a fait savoir que les quarts de finale « c’est une nouvelle compétition qui commence. Nous rentrons dans le money time. Maintenant, nous n’avons plus droit à l’erreur, dans la mesure où nous avons en face de nous une grande équipe du Nigeria ».