Bonjour amis de linfodrome.com. Comme sujets dans notre revue de presse de ce vendredi 1er février 2013, nous aurons l’affaire Blé Goudé, le dialogue républicain et les crimes sur la crise post-électorale.
Affaire Blé Goudé
Elle continue de défrayer la chronique, cette fois avec le ministre Hamed Bakayoko. Il « avoue tout » sur l’arrestation et la détention de Blé Goudé, titre Notre Voie. « Nous gardons Blé Goudé dans des conditions protégées. Dans le monde, ce n’est pas tous les prisonniers qu’on garde dans une prison. Gbagbo n’était pas gardé dans une prison, Simone n’est pas gardée dans une prison », a-t-il dit aux membres du COJEP, l’organisation de Blé Goudé. Selon Nord-Sud Quotidien, ces derniers étaient venus demander au ministre la libération de leur leader. « Nous vous prions de d’intercéder auprès du président de la République pour qu’il libère Charles Blé Goudé. Et qu’il use de tous ses pouvoirs pour prendre une amnistie générale pour libérer tous les prisonniers », ont plaidé les jeunes. Or, à en croire Soir Info, « Blé Gougé prend de gros risques » pour avoir refusé d’aborder, devant le juge, les questions de fond sur les accusations. Des juges que le quotidien a joints ont indiqué que « c’est une approche dilatoire pour ne pas affronter la justice. Blé Goudé ruse avec la justice et il finira par se faire prendre au piège de sa désinvolture ». Pendant ce temps, L’inter barre à la Une que des jeunes de son village ont été arrêtés, suite à la plainte de M. Diomandé Mamadou. Il les accuse de lui avoir volé 350.000 Fcfa et 15 sacs de cacao. Cette affaire sent la vengeance parce que le plaignant avait été pris, un fusil en main, à un barrage dressé par ces jeunes lors de la crise post-électorale en 2011. Pour son salut, son tuteur a dû payer 120.000 Fcfa.
Dialogue républicain
Comme nous l’avons dit hier, quatre partis politiques refusent de participer aux élections municipales et régionales parce que « constatant aucune avancée satisfaisante dans le traitement des questions soumises au gouvernement ». Pour Le Temps, ces partis refusent la mascarade du pouvoir. Quant au Front Populaire Ivoirien (FPI), L’Expression dit qu’il « veut rouler Ouattara dans la farine ». Car la seule la raison, à l’analyse de ses attentes au cours des négociations (libération des prisonniers dont Laurent Gbagbo et le retour des exilés), est que le parti a accepté le dialogue pour se soustraire de la pression de la communauté internationale auprès de qui il fait du lobbying et aussi parce qu’il sait que sans la participation de l’opposition au jeu électoral, les bailleurs de fonds peuvent retarder leur soutien à la Côte d’Ivoire. Le FPI aurait même « un plan B », souligne Le Nouveau Réveil. Convaincu que le FPI n’ira pas aux élections, le quotidien soutient que le parti de Laurent Gbagbo veut maintenir le dialogue en espérant entrer dans le gouvernement afin de causer des misères à Ouattara, comme ont fait les partis de l’opposition à Gbagbo. Et « pour faire tomber Ouattara », Le Quotidien d’Abidjan affirme que le FPI et le COJEP ont arrêté des stratégies. C’est que les deux parties se sont accordées sur la conduite à tenir au cours des manifestations (meetings, marches) en vue d’obtenir la libération de Gbagbo et de ses proches.
Crimes de la crise post-électorale
« L’avocat de Gbagbo sur les lieux des crimes », est le titre qui barre la Une de L’Intelligent d’Abidjan, illustré par une photo de personnes tuées baignant dans le sang. L’équipe de Me Altit, composée d’une assistante et des cameramen, est à Abidjan depuis le 24 janvier et repartira le 3 février 2013. Elle est venue chercher des preuves afin de pouvoir confondre le procureur de la CPI lors de l’audience de Gbagbo, le 19 février prochain. A Abidjan, le pouvoir a choisi d’exhumer et de faire l’autopsie des cadavres des victimes de la crise enterrées dans des fosses communes, à Yopougon. Les parents de ces victimes que Nord-Sud Quotidien a interrogés, apprécient la décision. « C’est une mesure salutaire qui s’inscrit dans la quête de la justice », a dit Sibiri Yéo. Quant à Almamy Diaby, il note que « la décision est nécessaire en ce sens que des corps ont été ensevelis dans des écoles ». A l’opposé, Le Nouveau Courrier avance que plus de 1500 ex-FDS sont en prison. Ces gendarmes, policiers et militaires sont torturés à la MACA, sans compter ceux qui sont détenus dans le secret à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA), affirme t-il. Selon lui, tout ceci obéit à la politique de « rattrapage » de Ouattara.