Politique nationale

Gbagbo, Blé, dialogue direct, tout se complique!

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Revue de presse

Audition de Blé Goudé, dialogue républicain et procès de Gbagbo sont les sujets que nous aborderons dans notre revue de presse de ce jeudi 31 janvier 2013. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !

Audition de Blé Goudé

L’audition de Charles Blé Goudé par un juge d’instruction, hier mercredi, fait la Une de tous les journaux. L’inter écrit que « Blé Goudé a été cuisiné pendant 6H ». C’est sous une grande escorte des policiers qu’il a fait son apparition au palais de justice du Plateau à 8H55. Seulement, il a été présenté au juge à 10H38 sous le regard de ses partisans qui scandaient tous les sobriquets qu’on lui connaît. Mais à en croire Soir Info, les partisans du détenu qui espéraient communier avec leur leader ont été éconduits du palais de justice par les policiers, sous ordre du juge, à cause de leurs cris qui rendaient l’atmosphère lourde. A cette audition, les avocats de Blé Goudé ont affirmé que leur client a jugé « mal à propos de parler d’un quelconque deal en ce qui concerne sa vie en Côte d’Ivoire», rapporte Le Nouveau Courrier. Ces derniers ont levé un coin de voile sur le traitement subi par leur client. « Charles Blé Goudé nous a dit qu’il est torturé…Il n’est pas dans une maison d’arrêt. Blé Goudé se trouve quelque part dans un endroit inconnu. Il n’arrive pas à identifier le lieu où il est », ont-ils révélé. C’est pour cette raison que Blé Goudé a refusé d’aborder le débat de fond, relate Fraternité Matin. En effet le quotidien note que Blé Goudé a émis des préalables. Il refuse de parler des charges contre lui tant qu’il n’est pas conduit dans une maison d’arrêt et de correction.

Dialogue républicain

Dans Le Temps, Tchéidé Jean Gervais qui est rapporteur pour le Front Populaire Ivoirien (FPI) dans le cadre du dialogue républicain a expliqué les négociations. Il revient sur les revendications du FPI. « Pour nous, il est illusoire qu’on peut aller à la réconciliation, ici en Côte d’Ivoire, alors que le président Laurent Gbagbo est en prison. Nous demandons qu’un acte fort soit posé par le pouvoir. Même s’il n’a pas le pouvoir de le libérer, il peut adresser un courrier à la CPI demandant sa libération au nom de la réconciliation », a-t-il avancé. Quant à Nord-Sud Quotidien, il parle de ce que Ouattara a proposé à l’opposition. Il les a invités à participer aux élections locales prochaines, leur a promis l’entrée au Conseil Economique et Social, de nouveaux sièges (au total huit) à la Commission Electorale Indépendante et la somme de 40 millions par parti pour leur relance. Ce qui n’est pas du goût de ceux-ci qui réclament 100 millions individuellement. Au sujet de sa participation aux élections et son entrée au gouvernement, « le FPI dit non et non à Ouattara », titre Le Nouveau Réveil. Parce que Tchéidé Jean a affirmé que « les élections ne sont pas la solution. Pour aller aux élections, il faut des ressources humaines. Nous, on n’arrive même pas à former une liste de 30 personnes par région, puisque tous ceux qui devaient concourir sont en prison… ». La présidente de l’URD, Danielle Boni Claverie, a aussi affirmé que quatre autres partis de l’opposition n’iront pas à ces élections parce qu’ils constatent « aucune avancée satisfaisante dans le traitement des questions soumises au gouvernement ». Cependant, elle a tenu à préciser qu’on ne les a jamais invités à entrer au gouvernement.

Procès de Laurent Gbagbo

Dans le procès Gbagbo, Notre Voie donne « les vrais dessous d’un harcèlement injustifié ». Selon lui, ce que la communauté internationale reproche à Gbagbo, « c’est de ne pas obéir à ses injonctions. Car Nicolas Sarkozy avait intimé à Gbagbo de quitter le pouvoir dans un délai de trois jours. Faute de quoi, il serait traduit devant la CPI. C’est donc cette volonté de Sarkozy que la Communauté internationale est en train d’exécuter en ce moment. C’est tout ! le reste que du théâtre », fait-il savoir. Et ce que Bensouda dit de Gbagbo, qui aurait enjoint à ses troupes de tenir et ne pas perdre Abobo, et déclaré publiquement qu’il voulait nettoyer ce quartier et en faire un cimetière, est contredit par l’ex-SG de l’ONU en Côte d’Ivoire, Yin Jinh Choï. Ce dernier se serait exclamé, à la vue des armes modernes intactes trouvées à la résidence de Gbagbo, en ces termes : « Cet homme aimait vraiment son pays. Il a toutes ces armes, mais il ne l’a pas utilisées ». Cependant, Diaby Issiaka, président du Collectif des Victimes de Côte d’Ivoire est heureux de la requalification des charges contre Laurent Gbagbo. Dans Le Patriote, il écrit que « la CVCI adhère à la thèse de la procureure de la CPI que Gbagbo et son entourage immédiat ont mutuellement accepté en connaissance de cause que les éléments subjectifs de crimes puissent être réalisés dans la mise en œuvre de leur plan commun… »

César DJEDJE MEL
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