Heureux de vous retrouver chers fidèles lecteurs de linfodrome.com. La revue de presse aujourd’hui, mercredi 30 janvier 2013, c’est le dossier malien, le procès de Gbagbo et ses partisans ainsi que le dialogue entre le pouvoir et le FPI comme sujets. Bonne lecture !
Guerre de libération du Mali
Le Président Alassane Ouattara est rentré, hier mardi, du sommet de l’Union Africaine, à Addis-Abeba, tout heureux au sujet du Mali, nous dit Fraternité Matin. En effet, l’Union Africaine, en union avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont il est le président, a collecté un peu plus de 227 milliards de F.cfa, du matériel militaire et du carburant pour la guerre de libération du Mali. « Nous sommes satisfaits. C’est un grand soutien au Mali qui permettra d’accélérer le mouvement des troupes…C’est un grand succès de lutte contre le terrorisme car les contributions viennent aussi de l’Union Européenne, du Japon, du Moyen-Orient, des pays asiatiques, voire du monde entier. Nous pouvons être fiers des résultats de cette conférence », a-t-il déclaré. Selon Le Patriote, Alassane Ouattara a co-présidé avec le Premier ministre éthiopien cette conférence des donateurs pour la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA). Pour les convaincre, Ouattara a affirmé que « traiter efficacement cette question aujourd’hui se fera à moindre coût plutôt que si nous prenions le risque d’attendre longtemps ». Joignant l’acte à la parole, le président ivoirien a dit que « la Côte d’Ivoire pour sa part, a décidé d’apporter un soutien bilatéral de 2 millions de dollars à la CEDEAO », relate L’Expression qui a titré : « guerre contre les Islamistes, Ouattara décaisse un milliard ».
Procès de Gbagbo et de ses proches
On le disait, Laurent Gbagbo est désormais vu comme auteur direct et non co-auteur indirect des crimes dont on l’accuse. Le Patriote a expliqué « pourquoi Bensouda a requalifié ses accusations contre Gbagbo » à l’approche du 19 février 2013. Selon lui, c’est pour cadrer avec les faits, parce qu’on ne peut pas accuser quelqu’un d’être co-auteur indirect des faits alors que les preuves démontrent à tout point de vue sa responsabilité directe. Dans le document qui retrace « les graves manipulations de la CPI », d’après Le Temps, Bensouda écrit que « Gbagbo et son entourage immédiat se rencontraient fréquemment pour discuter la mise en œuvre de la politique. Au cours de ces réunions, les commandants l’informaient de l’évolution de la situation sur le terrain et ce dernier leur donnait des instructions… ». Lesdits commandants, à savoir, les généraux Mangou, Kassaraté, Dogbo Blé et Guiai Bi Poin, sont dans le viseur de la CPI, interprète Soir Info. Car la procureure de la CPI a relevé que les crimes dont Gbagbo est accusé ont été possibles « grâce à l’obéissance quasi aveugle aux ordres de Gbagbo et de son entourage immédiat par les forces acquises à leur cause ». Blé Goudé est également dans le viseur de la CPI, vu que le document de Bensouda le nomme clairement, fait savoir L’inter. Cependant, Ouattara est opposé à son transfèrement, parce que le chef de l’Etat n’a cessé de dire que la justice ivoirienne a les moyens de juger tous ceux sur qui pèsent de graves soupçons. Les cas de Dogbo Blé, Simone Gbagbo ont été cités en exemple. Par ailleurs, les journaux parlent du procès de Katinan qui a démarré, hier, sur le fond. Une nouvelle audience serait prévue le 13 février. D’autres parlent même de son extradition, au bout de ce procès.
Dialogue pouvoir-FPI
Les choses semblent bien aller entre le gouvernement et le Front Populaire Ivoirien (FPI), à en croire la Une de Nouveau Réveil : « Hamed Bakayoko annonce des points d’accord entre le gouvernement et le FPI », et Amani N’guessan Michel de relever « des avancées dans une bonne ambiance ». En effet, les deux parties se sont rencontrées hier et ont discuté pendant deux heures. C’est au sortir de cette réunion que chacun a livré ses sentiments. Mais Notre Voie affiche à la Une qu’il y a problème et ce qui en est la cause, c’est le sujet de la libération des prisonniers pro-Gbagbo et le retour des exilés. Alors que le FPI qualifie ces prisonniers « de prisonniers politiques », le pouvoir les considère comme « des prisonniers de droit commun ». Pour le quotidien, le pouvoir fait preuve de mauvaise foi quand on sait quand, où, comment et pourquoi ils ont été arrêtés. L’autre problème pourrait venir du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko qui voudrait faire arrêter encore des pro-Gbagbo. Le Nouveau Courrier informe qu’il l’a ouvertement dit à deux responsables du FPI, Koua Justin et Tchiédé Jean Gervais, au cours de ces réunions, les accusant de fomenter un coup contre Ouattara. En réaction, le président intérimaire du FPI a saisi par courrier le Premier ministre pour dénoncer l’esprit du ministre Bakayoko qui voudrait saboter le dialogue, lit-on.