Côte d'Ivoire

Duncan et le FPI rient quand Blé souffre

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duncan-et-le-fpi-rient-quand-ble-souffre Le Premier ministre Kablan Duncan est heureux de l'avancée des pourparlers avce le FPI. Ph D.R
Revue de presse

Chers amis de linfodrome.com, heureux de vous retrouver pour notre revue de presse. Dans le numéro de ce vendredi 25 janvier 2013, on parlera à nouveau de Blé Goudé, du dialogue pouvoir-FPI, de la situation des exilés politiques. Bonne lecture !

Blé Goudé, les choses s’éclaircissent

A en croire les avocats de Blé Goudé, « ce n’est pas une extradition, c’est un enlèvement » dont a été victime l’ex-leader de la galaxie patriotique, car « la procédure est irrégulière et illégale ». Ils l’ont dit au cours d’une conférence de presse hier, que Soir Info a rapportée. Pour les défenseurs de Blé Goudé, avant son extradition en Côte d’Ivoire, il aurait dû être présenté devant un juge. D’ailleurs, ils se plaignent de ne pas savoir où se trouve leur client depuis son retour forcé au pays. Ces avocats, au nombre de cinq, ont démonté le complot, écrit Notre Voie. Ils ont battu en brèche l’idée d’un deal : « Cela nous gêne de parler de deal. Blé Goudé lui-même dit qu’il s’agit d’un enlèvement ». Selon leurs explications, les policiers ghanéens ont prétexté d’une perquisition du domicile de Blé pour l’arrêter et l’extrader. Ses parents sont également peinés, souligne Le Patriote. « Nous sommes vraiment peinés. Ce n’est pas facile pour nous. Vous savez, Blé est presqu’un dieu pour nous dans ce village…Nous demandons vraiment pardon au Président Alassane Ouattara pour qu’il ait pitié pour son fils », a dit un ressortissant du village de Blé Goudé.

Dialogue pouvoir-FPI

Selon Fraternité Matin, « les positions se rapprochent » dans le dialogue entre le pouvoir et le FPI. Les deux camps se sont montrés soucieux d’aplanir les malentendus, écrit-il. La preuve, le secrétaire général du FPI a indiqué que les « Ivoiriens ne doivent plus se regarder en chien de faïence ». Des propos qui rejoignent celle du chef de l’Etat qui, en Allemagne, disait à ses compatriotes que « les élections locales doivent regrouper toutes les sensibilités… », et celle aussi de Sidiki Konaté des Forces Nouvelles qui a dit : « Je pense que nous ne devons pas enfermer le Président de la République dans schéma unique pour aller à la réconciliation. Quant à Le Patriote, il titre que « ça sent bon ! ». En effet, les deux parties ont mis en place quatre commissions qui sont la sécurité, le jeu démocratique, la réconciliation et l’Eta de droit. Et dès mardi prochain, elles se réuniront en plénière pour faire la synthèse. Du côté du FPI, la délégation dit que « nous plaçons beaucoup d’espoir en ces négociations » tandis que le ministre de l’Intérieur affirme que « nous pensons trouver une plateforme minimale d’accord sur de grandes questions… Les élections sont reportées. Le Président attend les résultats de ces discussions ». C’est au vu de tout cela que L’inter affirme que « le FPI est prêt » pour les élections et la réconciliation. Principalement parce que le secrétaire général du parti a déclaré que : « L’un des buts de ces négociations, c’est de nous permettre de regarder dans la même direction… ».

Situation des exilés et réfugiés pro-Gbagbo

Le Temps informe que des ministres pro-Gbagbo réfugiés au Ghana ont échappé à un kidnapping. Par contre un civil répondant au nom de Christian Pierre Mosis a été enlevé par des quatre policiers ghanéens. Ceux-ci auraient signifié à ses voisins ghanéens que c’est une affaire purement ivoirienne, et qu’ils nosn pas à avoir peur. Pour sa part, L’Expression informe que le Liberia menace les pro-Gbagbo. Le pays de Ellen Sirleaf mène une campagne pour informer les réfugiés qu’ils sont des civils et non des combattants parce que « les réfugiés ont des droits mais ils ont aussi la responsabilité d’obéir aux lois du pays dans lequel ils ont trouvé refuge », a dit la présidente de la Commission libérienne de rapatriement. Il y a quand même une bonne nouvelle pour ces pro-Gbagbo. Le Patriote annonce que la Suisse a dégelé le compte des soixante dix- neuf personnalités dont les avoirs avaient été bloqués pendant la crise post-électorale. Cependant, Damana Adia Pickass, un farouche jeune patriote, demande à la « Communauté internationale et plus particulièrement à la Cour Pénale Internationale de clarifier sa position et sa méthode dans son approche à réconcilier les Ivoiriens », lit-on dans L’inter.

César DJEDJE MEL
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