L’actualité ivoirienne est dominée par l’ouverture du procès du rebelle du Mont Péko, Amadé Ouérémi, principal mis en cause dans les massacres des populations à Duékoué, lors de la crise post-électorale de 2010-2011, et la dissolution du gouvernement par le président de la République, Alassane Ouattara. Ces sujets sont abondamment relayés, ce jeudi 25 mars 2021, par les médias ivoiriens.
Le procès du rebelle du Mont Péko, Amadé Ouérémi, s’est ouvert, le mercredi 24 mars 2021, au Tribunal du Plateau. Soir Info qui était sur les lieux rapporte les propos tenus par le principal accusé. Selon le confrère, Amadé Ouérémi s’est ‘’déchaîné’’. « Je veux expliquer ce que je sais. J'étais tout le temps avec Coulibaly « Coul ». Quand Loss (Colonel Losseni Fofana) a donné le Ok, il a donné l'ordre de chasser tous les miliciens de Duékoué. Ce jour-là, j'étais malade. C'est le lendemain vers 16 h que je suis arrivé à Carrefour. Moi, je ne mets pas de tenue dozo. Moi, j'étais avec eux, ils sont rebelles donc je suis rebelle. J'étais avec eux avant 2011. Ce n’est pas aujourd'hui où tout est mélangé qu'ils vont dire que c'est moi. Une seule personne ne peut pas faire ce qu'il s'est passé à Duékoué Carrefour »
A en croire le confrère, Amadé Ouérémi a nié avoir eu sous son contrôle des hommes armés. Il s'est présenté plutôt comme un soldat du commandant Coulibaly de Kouibly de qui il tirait ses ordres. « C'est quelqu'un d'autre qui doit parler, ce n'est pas moi. On a déposé tout sur ma tête. Moi, je vais parler pour moi. Ce qui doit m'arriver va m'arriver », a affirmé l'accusé, orientant les débats vers les commandants des ex-Forces Nouvelles (Fn). « On m'a utilisé comme un chiffon de caca », a-t-il fulminé, relevant que « tout le monde entier sait que je n'ai pas tué les Guéré ».
Pour sa part, Le Nouveau Réveil nous apprend que Ouérémi a été acculé et qu’il a accusé le Com’zone Losseni Fofana. « Selon Ouérémi, le lieutenant Coulibaly lui a livré des armes de guerre utilisées pour la prise de Duékoué sur instruction du Commandant Losseni Fofana dit Loss, tout comme les tenues militaires utilisées. Mais Ouérémi qui disait vivre avec 7 femmes avec 18 enfants, refusait de reconnaitre qu’il avait des hommes en armes qui agissaient sous ses ordres », écrit le confrère qui ajoute que Amadé a enfin avoué qu’il est de nationalité burkinabé, mais qu’il n’entend pas se mêler de la politique ivoirienne.
L’inter nous apprend que plus de 20 chefs d’accusation ont été retenus contre l’ex-Seigneur du Mont Péko.
La dissolution du gouvernement, intervenue, le mercredi 24 mars 2021, fait également la Une de la plupart des journaux ivoiriens.
« Conseils des ministres : Le gouvernement dissous », annonce Fraternité Matin à sa Une. Le confrère progouvernemental nous apprend que ‘’Le président Alassane Ouattara a dissous, hier, le gouvernement. Ce n’est pas qu’il y ait une crise politique ou que les membres du gouvernement aient fait une quelconque erreur, mais tout simplement parce que nous sommes arrivés à la fin d’un processus, avec le renouvellement de l’Assemblée nationale qui ouvre une nouvelle ère. Il est donc nécessaire qu’un nouveau gouvernement se mette en place, en prenant en compte les nouvelles réalités du terrain’’, explique Fraternité Matin.
Pour sa part, L’inter nous décrit l’ambiance au Palais présidentiel et nous apprend que « Une nouvelle équipe annoncée pour début avril ». Le confrère nous informe que contrairement au grand Palais où se tient le Conseil des ministres, c’est la salle des pas perdus qui abrite ladite rencontre présidée par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara…A la salle des pas perdus, tous les ministres sont présents. Ils sont tous arrivés peu avant 11 heures…Il est 12h30 quand le ministre de la Défense par intérim, Téné Birahima Ouattara, nommé le 8 mars par décret par le président de la République, fait son entrée dans la salle…Contrairement aux autres rencontres, Téné Birahima Ouattara s’installe à la droite du Premier Ministre par intérim, Patrick Achi. Quelques minutes après, arrive le chef de l’Etat qui est accueilli par M.Achi. Pas de Hamed Bakayoko décédé le 10 mars dernier à Fribourg en Allemagne d’un cancer fulgurant à cette rencontre’’. Et le confrère d’ajouter que son ombre a plané sur la rencontre.
A côté de l’ambiance décrite par L’inter, ce quotidien nous apprend aussi que ‘’La Côte d’Ivoire aura un nouveau gouvernement dans la première semaine du mois d’avril. Et que l’annonce a été faite par le président Alassane Ouattara, hier, mercredi 24 mars 2021, au Palais présidentiel à Abidjan-Plateau, au cours de ce qu’il a qualifié de ‘’dernier conseil des ministres du gouvernement Hamed Bakayoko’’.
Pour sa part, L’Expression qui en sait un peu plus sur le futur gouvernement, présente le « portrait-robot des futurs ministres ».
Adolphe Angoua
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.