Amis de linfodrome.com, heureux de vous retrouver ce mardi 15 janvier 2013 pour la revue de presse. Comme sujets, nous aborderons les questions du limogeage des procureurs au parquet d’Abidjan, de la crise au Mali et de ce que pense le ministre délégué à la Défense des FRCI. Bonne lecture!
Limogeage des procureurs
« La vraie histoire du limogeage de Simplice Kouadio », c’est Le Nouveau Réveil qui nous la livre. Il s’agit d’un « engrenage politico-judiciaire » relatif à la libération des prisonniers pro-Gbagbo, dernièrement, dit-il. C’est qu’une des personnes libérées ne devrait pas l’être parce que ne figurant pas sur la liste des prisonniers proposée par le gouvernement. Il d’agit d’un certain Massada, un homme d’affaires. En plus de cela, après sa libération, il a obtenu d’un juge d’instruction une autorisation de sortie. C’est le cas pour un autre prisonnier, Didier Gbokou, en liberté provisoire, qui a réussi à sortir du pays. Chose que n’a pas approuvée le Président Ouattara. Or, L’inter avance que c’est pour assainir le milieu judiciaire afin de protéger les investissements des opérateurs économiques. Car trop longtemps, les juges ont été cités dans beaucoup d’affaires sales. Le chef de l’Etat lui même disait : « Depuis plus d’une décennie, notre justice est décriée par le justiciable. Notamment les opérateurs économiques. Malheureusement, elle est ni rassurante ni sécurisante ». A en croire Le Temps, d’autres autorités vont également tomber. Il s’agit des généraux Gervais Kouassi de la gendarmerie et Brindou M’Bia de la police, pour rendement faible. Un informateur a indiqué que « cette ne semaine ne finira pas, à moins d’un revirement de situation, qu’ils seront virés ». Après eux, le vent de limogeage est annoncé par le quotidien du côté des régies financières.
Les vérités du ministre délégué à la Défense
Comme pour confirmer les révélations de Le Temps, L’Expression titre qu’à cause du laxisme dans l’armée, « Paul Koffi crache ses vérités au généraux ». C’est qu’à l’ouverture d’un séminaire qui se tient en ce moment à Grand-Bassam, le ministre délégué à la Défense a dit : « il ne faut pas se le cacher, notre armée est à l’image du pays. Il y existe des chefs de corps qui refusent la cohésion d’armes. Or, il est important que les militaires, quelle que soit leur obédience, travaillent en intelligence et synergie pour la protection des populations ». Par ailleurs, à Sikensi où le ministre Paul Koffi Koffi était, les populations ont dénoncé des comportements indélicats des FRCI. Face à ce qu’il a entendu, l’autorité gouvernementale a affirmé que « c’est une honte pour moi », rapporte Notre Voie. Il a été dans cette localité pour sensibiliser les populations sur la nécessité de ne pas recourir aux armes ni encourager ceux qui les prennent contre le pouvoir Ouattara. Pour mettre fin aux rackets des FRCI, Nord-Sud Quotidien informe que des inspecteurs sont mis à leur trousse. Il s’agit deux experts français et belge venus du cabinet du Président Ouattara. Ils feront des sorties inopinées sur le terrain pour épingler des FRCI indélicats.
Crise malienne
« Hollande comme Sarkozy », c’est le titre à la Une de Le Patriote pour juger l’intervention militaire de la France au Nord Mali. Il écrit dans un billet : « Vive la France ! Après Sarko, c’est Sarko ! Mister Hollande un bon élève. Fini les grands, gros discours. Ah ! La grande France de retour. Sans pitié pour les terroristes. Même nos petits socialistes applaudissent. Hypocrisie oblige ! ». L’Intelligent d’Abidjan s’est penché sur les pays occidentaux qui viennent en soutien à la France dans « l’opération Serval ». Ce sont le Royaume Uni, la Belgique, le Danemark, l’Allemagne et les USA. Ils offrent du matériel logistique, médical et humanitaire. Par son offensive au Mali, Le Temps fait savoir que la France coince Ouattara. Parce que dans cette affaire, des pays de la sous région, notamment le Bénin, le Nigeria et le Burkina Faso envoient des hommes tandis que la Côte d’Ivoir,e dont le président est le président en exercice de la CEDEAO, n’en fournit pas. Pire le journal relate que, alors que Ouattara avait bandé les muscles au début de la crise, au moment où l’on passe à l’offensive, il fait remettre au 19 janvier une réunion de crise sur le Mali, prévue pour le 14 janvier. Il n’a pas voulu changé son agenda européen qui doit le conduire en Allemagne à cette date, relève t-il.