Côte d'Ivoire

Hamed Bakayoko : Le sort s’acharne sur la Primature, les Ivoiriens sans voix

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hamed-bakayoko-le-sort-s-acharne-sur-la-primature-les-ivoiriens-sans-voix Le défunt Premier Ministre Hamed Bakayoko
Revue de presse

Tous les médias ivoiriens rendent hommage, ce jeudi 11 mars 2021, au Premier Ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, ministre de la Défense, emporté la veille par un cancer en Allemagne. Avec son décès, la Primature perd deux de ses illustres locataires en l’espace de 8 mois.

« Ham Bak », barre à sa Une, le journal Le Patriote, dans un fond noir. C’est tout le titre du jour du confrère. Ce quotidien que Hamed Bakayoko a créé reste sans voix. Il parle de « Un jour sombre pour la Côte d’Ivoire ». Le Patriote nous apprend que « Le Premier Ministre Hamed Bakayoko est décédé, hier, en Allemagne où il avait été transféré, le samedi 6 mars dernier. Malade depuis quelques semaines, il avait rejoint le 18 février 2021 Paris, la capitale française, pour des examens médicaux. Et depuis le 3 mars, il était hospitalisé à l’hôpital américain de Neully pour des soins intensifs. Hamed Bakayoko souffrait d’un cancer. Il a eu 56 ans le 8 mars dernier, soit deux jours avant son décès. C’est le chef de l’Etat, dont il était l’un des plus fidèles collaborateurs, qui a annoncé la triste nouvelle à ses compatriotes, via un communiqué lu par son directeur de cabinet, le ministre Fidèle Sarassoro, sur le plateau de la RTI1 ».

« Hamed Bakayoko, hélas… », titre Fraternité Matin, le quotidien pro-gouvernemental qui retrace « Le parcours d’un enfant du peuple, d’un modèle pour la jeunesse ». Le confrère nous apprend que « La rumeur, mauvaise, qui circulait depuis samedi, sans pudeur, sans retenue, annonçant de manière prématurée son décès, s’est avérée hier. Quel cruel sort ! », s’exclame Fraternité Matin qui parle de « Un homme en mission », « Le Golden Boy », le « Serviteur loyal et patient », « Un homme de confiance populaire », non sans mettre en lumière « La fin d’un si beau parcours ».

« Ham not Back », écrit L’inter qui fait allusion au voyage sans retour de Hamed Bakayoko. En effet, « Ham not Back », signifie phonologiquement, en anglais « Je ne suis pas de retour ». Le confrère nous apprend que la mort de ce personnage clé de la politique ivoirienne-seulement après qu’il a atteint ses 56 ans-suscite une vive émotion. « Peut-être qu’elle donne le sentiment que le sort s’acharne sur la « Maison Blanche » du Boulevard Angoulvant : son prédécesseur, Amadou Gon Coulibaly, est décédé, huit mois plutôt-le 8 juillet 2020-à Abidjan, après une période de soins en France, mais sans doute, en raison de la dimension du disparu : un vrai gagneur doublé d’un être généreux et rassembleur ».

Hamed Bakayoko, pourquoi ? », s’interroge Le Matin et parle de coup de poignard. « Pourquoi cet autre coup de poignard, moins d’un an après la tragique disparition de son prédécesseur, Amadou Gon Coulibaly ? »

Soir Info également rappelle que « Hamed Bakayoko, 56 ans, est décédé 8 mois seulement après la disparition de son prédécesseur à la Primature, Amadou Gon Coulibaly dit AGC. Celui-ci perdait la vie à l’issue d’un Conseil des ministres, le mercredi 8 juillet 2020. Amadou Gon Coulibaly était aussi malade et avait passé plusieurs mois en France pour se faire opérer du cœur ».

Adolphe Angoua

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