Côte d'Ivoire et crise au Mali

La Justice ivoirienne et le FPI font leur mue

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Revue de presse

Heureux de vous retrouver chers amis lecteurs. Ce lundi 14 janvier, notre revue de presse vous planchera sur le limogeage du procureur de la République, la crise au Mali et les activités de Me Ahoussou Jeannot Kouadio. Bonne lecture !

Limogeage du procureur de la République

« Justice : deux magistrats limogés », lit-on à la Une de Fraternité Matin. Il s’agit du procureur de la République Simplice Kouadio et le chef du parquet du Plateau, Brahima Fofana. L’une de ces personnes révoquées a dit ignorer les raisons de ce limogeage qui a été confirmé par un communiqué lu à la télévision nationale. Des raisons sont cependant avancées par les uns et les autres. Le Nouveau Réveil dit qu’on reprocherait au procureur un manquement relatif à la sortie d’un pro-Gbagbo hors du territoire, qu’il na pu empêcher. Ce dernier qui bénéficie d’une liberté provisoire a pu quitter la Côte d’Ivoire parce que son statut d’interdit de sortir du territoire n’a pas été notifié aux autorités policières par le parquet. Le Temps indique plutôt que Simplice Kouadio a été demis de ses fonctions pour « son franc-parler » au sujet du drame des feux d’artifices. Il déclarait, là où le gouvernement a dit avoir pris toutes les dispositions pour la sécurisation de la cérémonie, que des dysfonctionnements sécuritaires sont à l’origine du drame. Cependant d’autres indiquent que les deux magistrats sont victimes de la guerre de positionnement que se livrent Soro Guillaume et Hamed Bakayoko. Leurs remplaçants sont Adou Richard Christophe et Ali Yéo, respectivement procureur de la République et procureur général.

Crise malienne

Le Front populaire Ivoirien est attentif à la situation au Mali. Il a pondu une déclaration dont les journaux ont fait l’écho, relativement à l’intervention militaire de la France. D’après L’Expression, le parti de Laurent Gbagbo « salue les bombardements de la France ». Le document dit que « profondément attaché au caractère laïc, démocratique et à la souveraineté des pays africains, le Front Populaire Ivoirien ne saurait accepter la naissance d’un Etat théocratique et terroriste aux frontières de la Côte d’Ivoire…le FPI approuve pleinement toute l’initiative visant à freiner l’avancée des djihadistes, salue la décision courageuse du Président français François Hollande d’agir dabs l’urgence... ». Dans le même temps, Soir Info et Notre Voie rapportent que le parti a demandé à Ouattara d’envoyer des troupes. En effet, le Secrétaire général Kodjo Richard a invité le Président ivoirien, président en exercice de la CEDEAO, à « fournir immédiatement des troupes pour aider l’armée malienne à stabiliser la partie libre et à reconquérir la partie occupée ». Mais cet appel est vu par le Jour Plus comme « un piège » que veut tendre le FPI à Ouattara. Celui-ci consiste à affaiblir l’armée et permettre aux assaillants de poursuivre les actions de déstabilisation du régime ivoirien.

Ahoussou Kouadio en action

De retour dans le gouvernement, Me Ahoussou Kouadio Jeannot a effectué « sa première sortie », titre L’inter. C’était à San Pedro, le samedi 12 janvier dernier. Depuis là-bas, il a adressé un message au FPI et aux assaillants. Du premier, il a dit : « Le Président Alassane Ouattara a besoin du FPI pour gouverner et le FPI a besoin du Président Alassane pour que le pays se développe. Nous sommes donc interdépendants, nous voulons du FPI une opposition forte et constructive ». A l’endroit des seconds, l’ex-premier ministre a lancé : « Vous qui avez pris les armes, déposez-les et prenez la main tendue du Président. Car il a besoin de tous les Ivoiriens autour de lui pour gouverner ce pays et le développer ». Quant à L’Intelligent d’Abidjan, il écrit qu’Ahoussou a assené ses vérités au FPI, à qui il a dit : « nous demandons au FPI de saisir la main tendue de ADO car nous voulons la paix, l’amour pour la Côte d’Ivoire. Nous disons halte à la peur et à l’angoisse des Ivoiriens. Nous disons halte au braconnage politique. Abandonnez la voie des armes car on fait la politique avec la parole et non avec les armes ».

César DJEDJE MEL
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