Côte d'Ivoire

Arrestations en cascade après la présidentielle, les résidences de Bédié et des opposants assiégées, l’ONU et la France réagissent…

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Revue de presse

Les médias s’appesantissent, ce jeudi 5 novembre 2020, sur la crise postélectorale avec la mise sous blocus des résidences de Henri Konan Bédié et de certains opposants, sans oublier l’appel de la communauté internationale.

« Arrestations en cascade des membres de l’opposition : Ouattara met la résidence de Bédié sous blocus », barre à sa Une, Le Nouveau Réveil, quotidien proche du PDCI-RDA, qui ajoute que « Les résidences des responsables de l’opposition (sont) toujours encerclées et assiégées ». A en croire le confrère, « Après la descente musclée, le mardi 3 novembre 2020, au domicile du président Henri Konan Bédié, président du CNT et la vaine tentative de son arrestation, les policiers à la solde de Ouattara, le président sortant, continuent de faire le pied de grue devant la résidence sise à Cocody ambassade, armes au poing ». Selon le confrère qui est allé aux nouvelles, le mercredi 4 novembre à la résidence de Bédié, « le grand portail est hermétiquement fermé avec ses occupants à l’intérieur ».

Le confrère informe que l’avocat Me Chrysostome « qui se trouvait à la résidence du président du Sphinx de Daoukro au moment de la descente musclée des hommes de Ouattara avait été embarqué en même temps que dix-sept autres personnes »

Pour sa part, Soir Info dit « Tout sur la situation de Bédié ». Selon le confrère, « Placer Henri Konan Bédié, ‘’le Sphinx de Daoukro’’, en état d’arrestation après avoir emprisonné Simone Gbagbo, envoyé Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (CPI), faire fuir de nombreux opposants en exil, il faut avoir la cuirasse vraiment épaisse pour le faire. Depuis le 3 novembre 2020, l’ancien chef de l’Etat de Côte d’Ivoire, nommé à la tête du Conseil national de transition (CNT), par l’opposition ivoirienne, n’est plus libre de ses mouvements. Il est, en effet, placé en résidence surveillée ».

Pour sa part, L’inter nous fait revivre « L’ambiance » qui règne aux résidences de Bédié, Affi, Assoa Adou, Mabri. Selon le confrère qui a fait le tour des résidences de ces leaders dans la journée du mercredi 4 novembre 2020, il n’y a pas d’entrée ni de sortie. « La surveillance a été renforcée ».

Cette situation a fait réagir la communauté internationale. Fraternité Matin, journal pro-gouvernemental nous informe que « Le secrétaire général de l’ONU appelle les acteurs à respecter l’ordre constitutionnel » et ajoute que « La France réagit » en ces termes : « L’Etat de droit doit prévaloir ».

A en croire Le Patriote, quotidien proche du RHDP, « L’ONU et la France blâment l’opposition ». Le confrère souligne que « L’Etat de droit doit prévaloir ». Même son de cloche chez Le Mandat. « Conseil national de Transition : Guterres [SG de l’ONU] pour le respect de l’ordre constitutionnel ». Le confrère L’Expression ne dit pas autre chose. Affaire « Conseil national de transition : Guterres désavoue Bédié et sa plateforme ».

Alors que les confrères proches du pouvoir parlent de blâme, certains, notamment la presse proche de l’opposition informe que « La communauté internationale marque ses réelles inquiétudes ». A en croire Le Nouveau Réveil, « Les Etats Unis appellent au respect du processus démocratique et à l’Etat de droit », non sans préciser que « La France souligne ‘’l’urgence d’une reprise du dialogue politique’’ ». De son côté, Le Quotidien d’Abidjan parle de ‘’Parodie d’élection’’ et nous apprend que « Les Etats Unis exigent des enquêtes sur les tueries massives ». Le confrère fait également une « révélation sur le ballet diplomatique chez Bédié », à propos du « Conseil national de transition ».

 

Adolphe Angoua

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