Trois sujets dans la revue de presse de ce jeudi 27 décembre 2012, à savoir : les attaques contre les forces armées, la réaction de Katinan Koné à la libération des pro-Gbagbo et des actions relatives à Laurent Gbagbo. Bonne lecture à vous, fidèles amis de linfodrome.com.
La réaction de Koné Katinan
« Exclusif : depuis Accra, Koné Katinan parle », titre à la Une Soir Info. En effet, l’ex-ministre du Budget de Laurent Gbagbo a donné de la voix sur la libération des huit prisonniers pro-Gbagbo, à travers un courrier. En sa qualité de porte-parole de l’ex-chef d’État, il s’est adressé particulièrement à « son Premier ministre » Aké N’Gbo à qui il a exprimé sa satisfaction face à sa libération. Devant la réalité sur le terrain (destruction de ses biens et violences sur ses proches), Koné Katinan a demandé à son destinataire « que vos larmes, que vos sueurs, que votre sang et celui de vos proches vous aident à renoncer à tout esprit de vengeance tout en restant ferme dans la lutte qui sera encore longue, encore douloureuse ». L’inter ajoute que Katinan a interpellé le pouvoir sur les poursuites contre lui. En fait, les avocats du mis en cause sont un peu intrigués par la libération de Désiré Dallo qui est accusé par le régime ivoirien d’avoir assassiné, en complicité avec Koné Katinan, deux individus lors de la crise pos-électorale. « M. Désiré Dallo était, au même titre que M. Katinan, également inculpé de meurtre de ces deux anonymes, ainsi que de crimes économiques. Si la justice ivoirienne libère ces personnalités, et nous nous en réjouissons, il n’y a aucune raison qui justifie que M. Katinan continue d’être poursuivi par l’État ivoirien au Ghana. C’est tout simplement une aberration », a déclaré l’un de ses avocats. Par ailleurs, Notre Voie titre : « Règlement de compte : un compagnon d’IB crucifie Soro ». Ce dernier en la personne de Miézan Felix Anoblé a avoué « je suis fier d’avoir appartenu au commando invisible à une époque précise de l’histoire de notre pays. Je n’en ai pas honte. Ceux qui ont tué les danseuses d’Adjanou sont Président de l’Assemblée nationale. Qui cela gène ? Un autre ancien compagnon du sergent I.B, Doumbia Major, a dit, parlant du pouvoir Ouattara, que « sur le plan politique, je pense que lorsqu’un régime vire vers des pratiques anti-démocratiques, il faut le renverser. Et je continue de le penser ».
Polémique autour des attaques contre les forces de l’ordre
Selon Nord-Sud Quotidien, entre gendarmes et FRCI, c’est « le duel », une sorte de « je t’aime moi non plus ». Il se traduit par le fait quand les militaires sont visés par les assaillants, c’est généralement tous seuls qu’ils se défendent. Et vice-versa. Un spécialiste des questions militaires a expliqué que c’est la raison pour laquelle les gendarmes de la caserne de Yopougon Toits-rouges, attaqués dernièrement, ont mis deux heures avant de repousser les assaillants. La rivalité et la suspicion entre ces deux forces sont nées depuis sous Guéi, apprend-on. Les militaires en veulent aux gendarmes pour les avoir arrêtés, cuisinés et détenus quand ils étaient accusés de putsch. Quant aux gendarmes, ils pensent que les FRCI sont des personnes qui n’ont jamais pratiqué le métier et qu’on a reversé dans l’armée, sans véritable formation, ont tenté d’expliquer des sources militaires. Pour L’Expression, c’est « le FPI qui veut diviser l’armée » afin de déstabiliser Ouattara. Vu qu’il considère les ex-forces de défense comme de vrais soldats et les FRCI, des reliques de l’ex-rébellion. Et dans la même dynamique, les gendarmes et policiers comme des forces patriotiques et les autres comme des envahisseurs. En ce qui concerne la « supposée » attaque du camp d’Agban, selon Le Temps, « le régime fait arrêter 80 gendarmes ». Ces arrestations ont été effectuées, dit-il, sur la base de dénonciations calomnieuses et des patronymes de certains gendarmes. Dans cette grisaille, Le Quotidien d’Abidjan annonce que le chef du commando consacré, les assaillants dit que « nous ne baisserons pas les bras. Nous allons durcir la lutte en changeant de stratégie ».
Relativement à Laurent Gbagbo
« Pourquoi il faut oublier Gbagbo » aurait dit Mel Eg Théodore, lit-on à la Une de Le Nouveau Réveil. En vérité, dans une interview qu’il a accordée à ce journal par téléphone depuis les Etats-Unis, l’homme a dit au sujet de Gbagbo : « J’ai eu à le soutenir pendant les élections présidentielles. Je l’ai fait comme d’autres ont soutenu l’actuel Président de la République. C’est un jeu démocratique, la partie est close et aujourd’hui, nous devons passer à autre chose ». Pour le dialogue et les réformes électorales, le FPI de Laurent Gbagbo a exigé le respect de la résolution 2062 du Conseil de sécurité de l’ONU prise en juillet 2012, fait savoir L’Intelligent d’Abidjan. Celle-ci demande entre autres, au gouvernement ivoirien : de prendre des mesures concrètes pour prévenir les violences ; de ménager un espace politique à l’opposition, que les auteurs de violences lors de la crise post-électorales, quel que soit leur bord, soient traduits devant la justice ; que les prochaines élections locales soient ouvertes, transparentes, libres et régulières ; etc.