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Poursuite contre poursuites au sein de l'armée ivoirienne

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Revue de presse

Bonjour amis de linfodrome.com. Le général Bakayoko Soumaïla en justice, l’attaque du camp d’Agban et les élections locales de 2013 sont les sujets dont nous parlerons dans notre revue de presse de ce mercredi 26 décembre 2012. Bienvenue et bonne lecture!

Le général Soumaïla Bakayoko poursuivi en justice

L’information majeure du jour, c’est que le général Soumaîla Bakayoko, chef d’État major général des FRCI est poursuivi en justice. La plupart les journaux en ont fait leur Une. Ainsi, Soir info titre que le général Bakayoko est assigné en justice, non pas pour emploi des supplétifs dozo, ni pour l’utilisation d’enfants soldats dans les rangs de FRCI. Mais pour « abus d’autorité, extorsion de fonds, détention arbitraire et séquestration », suite à une plainte de Touré Ahmed Bouah. Une plainte jugée recevable par la doyenne des juges du tribunal de première instance d’Abidjan, Cissé Makouéni. De cette information que les journaux tiennent de l’Agence de Presse Africaine, Notre Voie rapporte que c’est l’avocate du détenu qui a saisi la justice fin novembre 2012. Le plaignant lui même est écroué à la MACA depuis le 20 janvier de cette année pour « abus de biens sociaux, escroquerie et détournement de fonds » dans le cadre du projet immobilier en faveur des Ex-Forces de Défense et de Sécurité (FDS) devenues Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), dont il était le promoteur. Le Nouveau Courrier donne les détails de cette accusation. Selon lui, l’affaire porte sur une somme de 4 milliards de F.CFA que le général a réclamée à Touré Ahmed Bouah, après son arrestation, pour qu’il le relâche et lui permettre de poursuivre l’opération immobilière. Dans le cas contraire, le projet sera résilié. C’est à partir de ces preuves écrites que son avocate a porté plainte.

Attaque manquée du camp d’Agban

De nouvelles révélations sur la tentative de prise du camp de gendarmerie d’Agban, le week-end dernier. Selon L’Expression, cette attaque n’est pas un canular comme d’autres le croient. L’arrestation de « 28 nouveaux assaillants et leurs complices » l’ont prouvée. C’est que le lundi, une fille de salle de l’infirmerie du camp a permis la découverte de 23 personnes qui y étaient cachées par l’infirmier, depuis 48 heures. Ce dernier avait mis à leur disposition des bidons de sucrerie et des vases pour leurs besoins, en attendant l’assaut. Mais face à l’échec de l’attaque, ils ont été abandonnés par l’hébergeur qui lui-même a fui. Il ajoute qu’à Yopougon, cinq personnes dont deux gendarmes impliquées dans l’attaque d’Azito ont été arrêtées. Les journaux proches de l’opposition continuent de soutenir que c’est un complot du pouvoir. Le Temps en veut pour preuves les contradictions des journaux proches du pouvoir. Il fait remarquer que tandis que Nord-Sud Quotidien parle de 17 assaillants qui ont voulu prendre des chars après avoir immobilisé des gendarmes, Le Patriote parle de 5 individus trouvés suspects qui ont été arrêtées après des fouilles systématiques. Pour sa part, Le Nouveau Courrier affirme que, selon un officier gendarme qui habite la caserne, il est impossible de pénétrer, en ce moment où des FRCI fanatisées et acquises à la cause du Président Ouattara sont en alerte, le camp avec des armes. Surtout que la sécurité a été renforcée. Car, avant et après l’entrée dans le camp, les visiteurs se font enregistrer et sont minutieusement fouillés. Pour lui, c’est un grossier montage du pouvoir afin de poursuivre sa vaste épuration au sein de l’armée. Vu que des soldats proches du général Kassaraté et du colonel Abéhi ont été mis aux arrêts. Dans cet élan, les journaux écrivent que 13 anglophones, des Nigérians, suspects ont été arrêtés à Yamoussoukro. Ils venaient du Liberia en partance pour leur pays.

Élections locales

Pour les élections municipales et régionales de 2013, la Commission Électorale Indépendante (CEI) a fait savoir les constituants du dossier à fournir pour les candidats et les conseillers municipaux et régionaux. Dans un communiqué qu’il a fait publier, la CEI a indiqué que la réception des dossiers s’étend du 26 décembre 2012 au 10 janvier 2013. Pour cela, au Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), il y a problème, relève Le Patriote. Des militants de base refusent certains candidats dont les ministres Billon pour le RDR et Adjoumani pour le compte du RHDP dans leur commune respective. En fait, il y a mésentente entre le PDCI et son allié le RDR au niveau du choix des personnes. Si les différents partis de la coalition RHDP doivent aller à l’élection en rang serré ou non, on le saura plus tard. En effet, le président du directoire de cette alliance a déclaré que pour le moment chaque parti désigne ceux qui ont sa caution. « Quand cette procédure sera terminée, on entrera en négociation et puis on verra. Amis allons pas à pas », a dit Alphonse Déjjdé Mady dans Le Nouveau Réveil.

César DJEDJE MEL
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