Fin d'année 2011

Vers un apaisement troublé en Côte d'Ivoire

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Revue de presse

Merci de choisir linfodrome.com pour la revue de presse nationale. Ce samedi 22 décembre 2012, notre numéro portera sur la libération des huit pro-Gbagbo, les attaques contre les FRCI et ce qu’ont décidé les étudiants des universités publiques. Bonne lecture !

Libération des huit pro-Gbagbo

Fraternité Matin a approché le ministre de la justice et des droits de l’homme qui a fait « des éclairages », titre-il, sur la liberté provisoire accordée aux huit prisonniers pro-Gbagbo. Gnénéma Coulibaly Mamadou a indiqué que cette libération est « technique et purement judiciaire », qu’elle ne souffre d’aucune influence de la part du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Même si elle coïncide avec sa volonté émise lors de ses dernières déclarations. C’est que Le Patriote affirme également. Il soutient que le chef de l’Etat n’a pas interféré dans l’action des juges. Une décision qui démontre l’indépendance de la justice qui a constaté que ces pro-Gbagbo, après avoir passé une longue période en prison sans être jugés, voyant que leur procès tarde à commencer, les a libérés. Mais il y a d’autres raisons de cette affaire à savoir. Le Temps révèle que Ouattara a cédé face à une pression internationale qui se fait de plus en plus forte sur lui. Et si Aké N’gbo (professeur titulaire d’université) a été libéré, c’est parce qu’il est réclamé par ses pairs qui refusent, par solidarité pour lui, de donner des cours depuis l’ouverture de l’université. Puisqu’un professeur a dit que « nous avons 80% de nos collègues qui sont en exil. Ils refusent de venir donner des cours tant que certains de leurs collègues croupissent en prison ». Idem pour Mahan Gahé (syndicaliste du monde du travail) dont la libération était exigée par le Bureau International du Travail. Le Nouveau Courrier ajoute que c’est une libération « sélective » qui obéit toujours à une politique de décapitation de l’opposition. Pourquoi ces huit et non les autres ? C’est parce qu’ils ne sont pas politiquement très marqués et sont pour certains, malades, soutient-il.

Attaques contre les FRCI

« Youpogon et Akoupé hier, un commando attaque : 1 mort, 2 FRCI blessés », peut-on lire à la Une de Notre Voie. A Yopougon, le quotidien relate que dès 3H du matin jusqu’à 5H, le vendredi 21 décembre 2012, des assaillants ont attaqué l’escadron de gendarmerie au quartier toits-rouges. Des témoins parlent de tirs intenses, des tirs à l’arme lourde qui ont apeuré toutes les familles. Dans leur offensive, les assaillants ont incendié sept véhicules dont deux des gendarmes, saccagé la brigade et tenté de libérer des prisonniers. C’est à ce moment qu’un gardé-à-vue a reçu une balle qui l’a tué sur le coup. Aux mêmes heures, un barrage des FRCI a été attaqué à Agbaou, à Adzopé. Ces derniers ont enregistré trois blessés graves. Faisant un lien entre cette attaque et la libération des prisonniers pro-Gbagbo, L’Intelligent d’Abidjan écrit: « Après la libération de prisonniers LMP, la gendarmerie de Yopougon et le village d’Agbaou attaqués : ces anti Ouattara et Gbagbo qui tuent encore ». Sur la base des supputations qui voudraient accuser des pro-Gbagbo, le quotidien demande, que si tel est le cas, qu’ils arrêtent car leurs actions n’honorent pas leur mentor et sapent tous efforts diplomatiques du FPI pour obtenir la libération des prisonniers politiques. Mais, il relève que les auteurs peuvent être de la maison, des personnes qui ont peur de perdre des privilèges, dans le cas d’une normalisation de la situation, ou encore des ex-combattants pro-Ouattara non identifiés ni reprofilés qui détiennent des armes, estimant que le pouvoir leur est redevable. Dans ce climat, plusieurs armes de guerre, plus de mille munitions et des plans de la ville d’Abidjan ont été découverts, dans une broussaille à la Riviéra, informe Soir Info. Ces objets ont été trouvés grâce aux indications par le téléphone à la Police de la part d’un anonyme encagoulé.

Ce qu’ont décidé les étudiants

« Après moult réflexions, nous avons organisé cette cérémonie pour faire notre mea-culpa. A un moment donné de l’histoire, nous avons failli. Aujourd’hui, avec les investissements massifs qui ont été faits dans le domaine universitaire, nous avons décidé de nous retrouver pour changer de comportement. Nous demandons pardon à nos parents, à nos camarades et à nos maîtres qui ont souffert de nos agissements ». Ce sont des propos de Djegba Djatchi Cyriaque, SG de l’Abidjan Université Club, au nom des étudiants, nous rapporte L’expression. En effet, les organisations syndicales des étudiants ont signé en présence de leurs autorités de tutelle et d’autres personnalités un pacte de non-violence, hier, à l’université de Cocody, nous dit Nord-Sud Quotidien. « Il est important que l’étudiant de l’université nouvelle soit animé de l’esprit de compétitivité, d’excellence. Il doit passer par le dialogue pour atteindre ses objectifs », a indiqué Koné Moussa, président du Comité des Élèves et Étudiants de Côte d’Ivoire. L’inter précise que ce sont treize syndicats dont la FESCI qui ratifié la charte, à la grande joie du Pr. Salif N’diaye qui a dit que « notre université a vocation à être au diapason des universités dans le monde ».

César DJEDJE MEL
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