Côte d'Ivoire

Les assaillants défient, l'Etat rassure, la CPI s'en mêle

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Revue de presse

L’attaque contre les FRCI à Agboville, le procès de Laurent Gbagbo et la candidature de Jacques Anouma sont les sujets que nous aborderons dans la revue de presse de ce mardi 18 décembre 2012. Bonne lecture !

Attaque contre les FRCI à Agboville

L’attaque contre les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à Agboville continue de défrayer la chronique. L’inter informe qu’après cette attaque, « entre FRCI et gendarmes, ça ne va pas ». Les premiers ne veulent pas cohabiter avec les seconds qu’ils disent être des traitres et des rebelles parce que, pendant l’attaque qui a causé la mort de deux soldats FRCI, un gendarme a refusé de prêter son arme à un FRCI. Ils leur reprochent aussi d’avoir rebrousser chemin à l’approche du poste attaqué quand ils ont entendu les tirs. Les attitudes des gendarmes sont cependant jugées normales par un officier militaire. Selon lui, le règlement militaire dit qu’un soldat ne prête jamais son arme « il le garde sur lui même s’il va aux chiottes ». Pour le second motif, un gendarme a expliqué que « le caractère d’une bonne approche d’attaque ne permettait pas d’enter dans une zone où il y a des combats qui viennent d’être entamés ». Mais les assaillants, eux, avaient un message à faire passer, nous dit Nord-Sud Quotidien. Ils semblent dire que « les actions valent mieux que les discours » puisqu’ils ont frappé trois jours seulement après les assurances données par le ministre délégué à la Défense. Le quotidien avance que chaque fois que le gouvernement a affirmé que tout va bien, c’est en ce moment que les assaillants ont attaqué pour prouver le contraire. Même si c’est le cas, le ministre Hamed Bakayoko a indiqué que « cela n’empêchera pas ce pays d’avancer ». Il a relevé que les gens commencent même à s’habituer et ne font plus attention à ces attaques sporadiques qui ne peuvent pas prospérer, rapporte Le patriote. Le ministre a aussi ajouté, informe Soir Info, que « tous les auteurs des attaques qui ont eu lieu, les chefs de des commandos ont été identifiés. La plupart ont été arrêtés s’ils n’ont pas été tués dans les échanges ».

Procès de Laurent Gbagbo

La juge unique de la Cour Pénale Internationale (CPI) avait indiqué que c’est en février prochain que débutera les audiences de confirmation de charges contre Laurent Gbagbo. Depuis hier, on connaît la date du début de ces audiences. C’est le 19 février 2013, informent les journaux. L’Expression précise que cette audience permettra de déterminer s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis les crimes qui lui sont reprochés. Tout en confirmant l’information, Le Temps fait savoir que le transfèrement de Gbagbo suscite aujourd’hui d’amers regrets à Ouattara, qui a reconnu « s’être trompé » sur cette décision. Et certains membres du palais présidentiel ivoirien disent « qu’on aurait pu choisir une autre option pour régler nos problèmes ici, au lieu de la CPI ». En attendant le procès, Guy Labertit, qui a rencontré Laurent Gbagbo, livre les sentiments de l’ex-chef d’Etat. « Pour ce qui le concerne, je dirais qu’il est un tout petit peu au dessus de la situation de la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, pour Gbagbo, l’enjeu, c’est comment il répond face à l’histoire ! Comment il va expliquer ses actes, comment il va expliquer l’histoire récente de la Côte d’Ivoire ? », a-t-il dit dans une interview accordée à Le Nouveau Courrier. Le président fondateur du FPI peut se tranquilliser car sur le terrain, ses partisans sont en action. De retour de mission en Europe et au Sénégal, le président par intérim du FPI, Miaka Ouretto a déclaré, rapporte Notre Voie: « toutes les portes nous ont été ouvertes ».

Affaire Jacques Anouma

Après le rejet de sa candidature pour les élections à la présidence de la Confédération Africaine de Football (CAF), Jacques Anouma a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour demander que justice lui soit rendue, apprend-on de Le Patriote. Dans cette affaire, Jacques Anouma, qui était sur le plateau de la chaîne nationale de télévision hier, a informé que la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) a dit qu’elle ne pouvait pas l’accompagner au TAS à cause de la préparation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Face à cette position de la FIF, Soir Info écrit que la FIF « refuse d’accompagner Anoma » et que le président de cette instance, Sidy Diallo, a fait tomber le masque, car depuis longtemps on le voyait marcher encagoulé. Dans l’article, l’auteur affirme que les raisons évoquées par Sidy ne tiennent pas puisque la volonté d’Anouma d’être le président de la CAF n’est pas une ambition personnelle mais fondée sur l’intérêt pour son pays. C’est pourquoi le chef de l’Etat Alassane Ouattara l’a lui même soutenu lors des J.O 2012. Mais la stratégie de Ouattara dans son soutien à Anouma, L’Intelligent d’Abidjan révèle que la CAF voulait la briser. Il révèle que le Président Ouattara s’apprêtait à s’impliquer directement en inviter ses homologues à soutenir la candidature de Anouma, quand la décision de la CAF est tombée. Mais qu’à cela ne tienne, la forfaiture ne passera pas. Car, selon des experts « c’est inacceptable » que par la loi Raouraoua, l’on veuille empêcher des grands dirigeants sportifs tels que le sud africain Dany Jordan, organisateur du mondial 2010 et l’Ivoirien Roger Ouégnin, président de l’Asec Mimosas de présider aux destinées da la CAF.

César DJEDJE MEL
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