Heureux de vous retrouver chers fidèles de linfodrome.com pour la revue de presse de ce lundi 17 décembre 2012. Nous débutons la semaine avec les attaques à Agboville, le congrès du COJEP et le festival des lumières à Abidjan.
Nouvelles contre les FRCI à Agboville
La ville d’Agboville a été le théâtre d’affrontements meurtriers le dimanche 16 décembre 2012, informent tous les journaux. L’inter écrit à la Une: « Instabilité : 24H après le passage d’Hamed Bakayoko, des assaillants frappent encore Agboville. Il annonce des morts et des blessés. En effet, selon le témoignage qu’il a recueilli des éléments FRCI, des assaillants au nombre de cinq, cachés dans le cimetière d’Erymakounguié, près duquel se trouve un poste d’observation des FRCI, ont ouvert le feu sur les forces de sécurité, tuant deux d’entre eux, Soro Nalorgo Idrissa et Bayo Vamori. Un civil, Ndja Konan, a été grièvement blessé. Soir Info parle d’un week-end sanglant puisque la ville d’Agboville a été attaquée à deux reprises. D’abord le samedi 15 décembre où le poste de gendarmerie a été attaqué, mais sans connaître de dégâts matériels et humains. S’agissant de l’attaque du dimanche, il raconte que les FRCI ont été pris d’assaut à 6H30 pendant qu’ils étaient assis sous un acacia, le dos tourné au cimetière. C’est pourquoi L’intelligent d’Abidjan écrit en titre : « des éléments FRCI abattus dans le dos ». Dans les explications des faits, une source militaire a attribué ce coup aux pro-Gbagbo tandis que pour la population, ce sont des FRCI mécontents qui en sont responsables. Ces derniers en voudraient à leurs frères d’armes qui ne veulent pas obéir à la hiérarchie qui leur a demandé de lever ce barrage taxé de lieu de racket dont tout le monde se plaint.
Congrès du COJEP
Le Congrès des Jeunes et des Patriotes (COJEP) de Charles Blé Goudé a organisé son premier congrès. Alors qu’on l’attendait pour le dimanche 16 au lundi 17 décembre 2012, au Baron de Yopougon, comme annoncé, ledit congrès s’était déjà tenu une semaine avant. En clair, l’annonce était pour captiver l’attention du public sur la décision de cette rencontre, disent les journaux de l’opposition. C’est pourquoi ils écrivent que Blé Goudé a dribblé Ouattara. Puisque pour empêcher l’événement, les forces de sécurité avaient bloqué l’accès du Baron. De ce congrès, on retient que le mouvement de résistance et de pression de Blé Goudé est devenu un mouvement politique et change de dénomination. S’il garde le sigle COJEP, il s’appelle désormais le Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples. Le président de cette organisation est bel et bien Charles Blé Goudé, bien qu’en exil. En marge de cela, Notre Voie raconte qu’un meeting de la jeunesse du FPI qui se devait se tenir le samedi dernier à Marcory a été empêché par le pouvoir à travers un impressionnant détachement de policiers qui chassaient tous ceux qui venaient au rendez-vous. Koua Justin, le leader de cette jeunesse, en déduit que « nous sommes face à un régime fasciste… Souvenez-vous en 1992, Alassane Ouattara a tenté de tuer la démocratie en arrêtant tous les leaders de l’opposition d’alors au nombre desquels Laurent Gbagbo. Ce qui se passe aujourd’hui n’est rien d’autre que la continuité. En 1992, il n’a pas réussi. Il revient à la charge ».
Le festival de lumières à Abidjan
« Abidjan, perle des lumières, c’est reparti », titre Fraternité Matin. Le lancement de la deuxième édition de cette festivité luminaire de la ville d’Abidjan a été faite par la 1ère Dame de Côte d’Ivoire Dominique Ouattara, dans la soirée du samedi 15 décembre. C’était « tout simplement féerique », décrit le quotidien. Selon Dominique Ouattara, « un facteur de rassemblement, ces lumières attirent et réunissent des Ivoiriens de toutes les couches sociales, de tous les partis politiques et de toutes les religions, sans distinction aucune ». C’est le même rapport que fait Le Patriote tout en ajoutant que l’épouse du chef de l’Etat a souhaité que « ces lumières brillent en chacun de nous et nous apportent le paix et le bonheur ». Cette année, plusieurs communes de la ville d’Abidjan bénéficient de ce festival, notamment Abobo. Le maire de cette commune, Adama Toungara, et le club des amis d’Abobo ont procédé au lancement de l’illumination de la cité, le vendredi 14 décembre dernier, nous relate L’Intelligent d’Abidjan. A l’occasion, le premier magistrat de la commune, a indiqué que « c’est pour symboliser l’émergence d’Abobo. Abobo qui a tant souffert, Abobo qui a tant pleuré, Abobo qui a tant perdu, Abobo brille et renaît ». Depuis ce vendredi, le journal avance qu’on ne dort plus à Abobo car enfants, femmes, jeunes et vieux se bousculent toutes les nuits pour venir comtempler la beauté des lumières.