Gbagbo maintenu à la CPI, dialogue inter-ivoirien

Avec Macky Sall, une autre page s'ouvre pour la Côte d'Ivoire

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Revue de presse

Dans notre numéro de ce jeudi 13 décembre 2012, trois sujets seront abordés. Il s’agit du procès de Laurent Gbagbo à la CPI, des élections locales et du dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Bienvenue donc amis de linfodrome.com et bonne lecture !

La CPI et Laurent Gbagbo

Les juges de la Cour Pénale Internationale ont donné le verdict du procès en appel des avocats de Gbagbo sur l’incompétence de la Cour à juger leur client. Selon Le Nouveau Réveil, la CPI a rejeté l’appel et confirmé sa compétence à juger Laurent Gbagbo estimant que « le dernier paragraphe de la déclaration de 2003 suggère que la Côte d’Ivoire accepte explicitement la compétence de la Cour en ce qui ce concerne les crimes qui auraient été commis après la déclaration ». Cette déclaration avait été rédigée par le régime de Gbagbo. Ce qui a inspiré au journal le titre suivant : « Nouvel appel rejeté, la CPI scelle le sort de Gbagbo ». Pour L’inter, les juges ont cassé un à un tous les arguments de Gbagbo en refusant à son avocat Altit l’incompétence de la CPI qu’il a soulevée et la suspension de la procédure par une liberté provisoire qu’il a voulue pour son client, en raison de mauvais traitements que Gbagbo aurait subi lors de sa détention en Côte d’Ivoire. Notre Voie, qui semble avoir pris acte de la décision de la Cour, écrit qu’il n’y a plus de doute, l’audience de confirmation (ou non) des charges aura bel et bien lieu. Car « la juge Usacka Anita a balayé du revers de la main les arguments de la Défense du président Gbagbo ». Le contraire l’aurait surpris, affirme t-il, vu que la procédure contre Gbagbo est soutenue par des puissances internationales. Cap désormais sur la date de confirmation des charges. Selon Le Nouveau Courrier, la Défense de Gbagbo n’a pas encore dit son dernier mot. Car cette audience qui se déroulera en février 2013, date indiquée par la juge unique Silvia Fernandez, elle veut en faire un grand moment de vérité sur le problème et qui éclairera toute les lanternes. Surtout qu’à la barre, il appelera des témoins inattendus.

Élections locales futures

Pour les élections municipales et régionales prévues en 2013, des leaders de six partis politiques de l’opposition ont demandé à Ouattara : « Reprenons tout à zéro », écrit en manchette Le Patriote. En effet, ils ont dit : « Nous, représentants de partis politiques de l’opposition, exigeons du Président Ouattara qu’il respecte scrupuleusement la Constitution et ses propres engagements, qu’il rétablisse l’ordre public en procédant avant toute chose au désarmement des ex-combattants et à la sécurisation des biens et des personnes et qu’il sursoit à l’organisation des élections locales jusqu’à ce que toutes les conditions nécessaires à la tenue de scrutins réguliers, inclusifs et transparents soient remplies ». Pour le quotidien, ce sont « des rêveurs » parce qu’il estime que le désarmement est une réalité et que les armes circulent de moins en moins. Mais le gouvernement, par la voix de son porte-parole a dit avoir pris acte de leur appel. Quant aux députés, ils ne sont pas sereins devant les conditions à remplir pour être candidat à ces élections. Ils ont voulu savoir si un individu peut être candidat dans une circonscription où il ne figure pas sur la liste électorale. Cela a fait l’objet d’une discussion sans issue avec un membre du gouvernement hier à l’Assemblée nationale, relate L’inter. Là-bas, les députés ont voté quatre lois. Mais ils n’ont pu régler le cas de 55.000 ivoiriens qui n’ont pu voter lors de la présidentielle en raison des erreurs matérielles sur leurs documents. De même que celui de 200.000 nouveaux majeurs. C’est pourquoi, Le Nouveau Réveil a indiqué à la Une que « 255.000 électeurs sont exclus » de ces élections.

Négociation Pouvoir-opposition

Depuis le lundi dernier, le Front Populaire Ivoirien (FPI) est au Sénégal pour discuter avec le Président Macky Sall au sujet du dialogue inter-ivoirien. L’Intelligent d’Abidjan se félicite d’avoir eu la primeur de l’information. Il rappelle, à travers le titre : « le deal que L’Intelligent d’Abidjan avait annoncé », que le jeudi 16 août 2012, il a écrit : « Macky Sall, Blé Goudé et Stéphane Kipré dans un deal ». Le quotidien affirme que c’est par amitié et respect pour Ouattara et par souci de reconnaissance à Laurent Gbagbo et son gendre Stéphane Kipré qui sont ses amis de longue date que Macky Sall a accepté cette médiation. Mais devant les partisans de Gbagbo, Le Quotidien d’Abidjan écrit que « Macky Sall a déjoué le piège de Ouattara ». Alors que du côté du pouvoir ivoirien, on avançait à l’annonce de cette rencontre que c’est le FPI qui en est le demandeur, le chef de l’État sénégalais a déclaré que « c’est le Président Ouattara qui m’a demandé de rencontrer l’opposition ivoirienne ». Il aurait même dit que dès sa prise de fonction, il a demandé à Ouattara de discuter avec ses opposants, mais il ne l’a pas écouté. Pour le bien de la Côte d'Ivoire, les frontistes lui ont fait savoir qu’il est impératif que Gbagbo et Ouattara se retrouvent pour discuter. Le pouvoir d’Abidjan semble disposé à dialoguer avec l’opposition. C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du gouvernement Koné Bruno, à l’issue du Conseil des ministres d’hier, rapporte Soir Info. Il sera question de parler avec elle d’un certain tripatouillage des futures élections qu’elle craint.

César DJEDJE MEL
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