Mort de Ambrose Madtha, présidentielle au Ghana

Douleurs en Côte d'Ivoire, peur au Ghana

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Revue de presse

Heureux de vous retrouver amis de linfodrome.com ce lundi 10 décembre 2012 pour notre revue de presse. Comme sujets, la mort tragique du Nonce apostolique, les procès à la CPI et les élections au Ghana. Bonne lecture !

La mort accidentelle du Nonce apostolique

Le Nonce apostolique Ambrose Madtha a trouvé la mort en mission à l’ouest du pays, le samedi 8 décembre 2012. Fraternité Matin raconte les circonstances du drame. Selon lui, le véhicule qui transportait le Nonce est rentré en collision avec une Mercedes de couleur noire, immatriculée FL01, à huit kilomètres de Man, sur l’axe Biankouma. Sa dépouille, nous dit-il, a été accueillie par les personnalités politiques et religieuses du pays. Le Premier ministre ivoirien, Kablan Duncan, a déclaré que « c’est une nouvelle terrible. Vous savez la qualité de cet homme qui est un homme d’Église, mais aussi un homme de réconciliation. Il a joué un rôle important dans le processus de réconciliation ».

Mais, à en croire L’inter, ladite Mercedes roulait dans le sens inverse au moment de l’accident, à un virage où il évitait certainement un nid de poule. Ses phares ont gêné le conducteur du Nonce et l’ont empêché d’éviter la collision. Deux des occupants de la Mercedes sont dans un état critique. Dans Le Nouveau Réveil, son chauffeur Yapo Casimir dit par contre que c’est le véhicule du Nonce qui roulait à vive allure qui s’est brusquement retrouvé sur son côté. Un autre témoin a raconté que la 4X4 du prélat venait de doubler un motocycliste. Si le corps du représentant du Pape a été retrouvé le même jour, celui de son chauffeur l’a été le lendemain. Et s’ils sont morts sur le coup, contrairement à leurs deux autres compagnons, c’est parce qu’ils ne portaient pas leur ceinture de sécurité, apprend-on.

Élection ghanéenne

« Présidentielle ghanéenne : John Mahama proclamé vainqueur par la Commission électorale », titre L’Intelligent d’Abidjan. Il écrit que les résultats, 50,70% pour Mahama et 47,74 pour Addo Dankwa, présentaient deux tableaux différents. Les partisans du vainqueur jubilaient et disaient qu’il ont réalisé le « one touch (un coup K.O) » tandis que ceux du vaincu disaient : « Nous allons au siège de la Commission parce que nous ne sommes pas d’accord avec les chiffres qui sont jusque-là diffusés ». En fin d’après midi du dimanche, 300 manifestants de l’opposition ont été dispersés, ajoute le quotidien.

C’est pourquoi Le Patriote titre à la Une : « l’opposition conteste les résultats ». Ce qui provoque, affirme t-il de la panique chez les pro-Gbagbo dont le parrain John Rawlings est du parti de Mahama. Car en cas de défaite de ce dernier, leur condition pourrait changer. Vu que certains tel que Koné Katinan sont poursuivis. Ceci n’arrivera à en croire Le Quotidien d’Abidjan qui dit que John Mahama va vers une victoire certaine parce que les résultats lui sont favorables.

CPI, les cas Laurent et Simone Gbagbo

Pour Laurent Gbagbo, c’est « une semaine décisive » qui s’annonce, écrit Soir Info car il n’en a pas connue depuis son transfèrement. Deux audiences en deux jours. La première est pour faire des observations aux juges sur les possibles dates de confirmation des charges contre lui et discuter des questions concernant la divulgation des preuves, etc. La seconde est très importante car elle planchera sur l’appel en « incompétence » de la CPI à juger Laurent Gbagbo introduit par ses avocats. Les juges se prononceront alors sur l’arrêt ou non des poursuites. Le journal estime que si le verdict est favorable à Gbagbo, cela affectera toute la procédure contre lui.

Quant à Simone Gbagbo, L’Expression indique ce qui l’attend après le retrait de l’Assemblée nationale du projet de loi sur la ratification du traité de Rome sur la création de la CPI. Elle pourra bénéficier d’un procès équitable en Côte d’Ivoire où le pouvoir veut qu’elle soit jugée. C’est pourquoi, il ne veut pas la livrer à la CPI. D’ailleurs, c’est pour cette raison que le gouvernement a retiré le projet de loi. Histoire de pouvoir se défendre en disant qu’il n’a pas violé un traité international pendant qu’il organise le procès de Simone Gbagbo.

César DJEDJE MEL
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