Bonjour les amis de linfodrome.com. Aujourd’hui jeudi 7 décembre 2012, vous aurez dans la revue de presse des sujets tels que les vérités de l’ambassadeur Philip Carter III, la fusillade à Bonoua et l’affaire Laurent Gbagbo à la CPI. Bonne lecture à tous !
Philip Carter III sans détour
L’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Philip Carter III, a accordé une interview à RFI au cours de laquelle il a abordé des questions brûlantes de l’actualité, nous apprend-on. Ainsi, au sujet de la nomination des ex-com’zones comme préfets, le diplomate a dit : « à mon avis, c’est une décision inquiétante. Oui. Je pense qu’on peut lire le rapport de Human Right Watch par exemple. Ça pose des questions ». Quant à la poursuite de ces personnes devant les tribunaux, il a affirmé que « je voudrais dire, comme le président Ouattara l’a déjà dit, que tous les responsables qui ont commis des crimes répondront devant la justice », nous rapporte Soir Info. Quant aux attaques qu’on essuyé les FRCI ces derniers mois, il a déclaré que « le gouvernement doit répondre à ces attaques, en assurant la sécurité », indique pour sa part L’Expression qui relève que l’ambassadeur a ajouté que pour la cohésion sociale, « on dit qu’il ne peut y avoir de réconciliation sans justice. La justice doit être équitable ». Il a aussi évoqué le cas Gbagbo. Sur la place que Laurent Gbagbo peut occuper dans cette réconciliation, Philip Carter III a répondu : « je crois qu’on doit régler la question de la réconciliation avec les individus qui sont en Côte d’Ivoire. La question de Gbagbo est une question dépassée », livre pour sa part Le Patriote.
L’affaire Gbagbo à la CPI
Le Quotidien d’Abidjan titre : « arrêt des poursuites contre Gbgabo, la CPI se prononce le 12 décembre ». Une attitude de la Cour Pénale Internationale pour exprimer son mécontentement à Alassane Ouattara pour le non respect de sa parole en ce qui concerne la coopération de la Côte d’Ivoire avec l’instance judiciaire dans le cadre des poursuites contre les présumés coupables de crimes graves en Côte d’Ivoire. Pour Le Nouveau Réveil, c’est « un revirement de la CPI » et s’interroge si Gbagbo sera libéré le 12 décembre prochain. Car, c’est le 11 décembre prochain que la juge Silvia Fernandez de Gurmendi avait prévu rencontrer les parties dans l’affaire Gbagbo pour des observations dans le cadre du procès de confirmation ou non confirmation des charges. Contre toute attente, hier, elle pond un nouveau communiqué qui dit : « Arrêt concernant l’appel de M. Laurent Gbagbo à l’encontre de la décision de la chambre préliminaire I sur la compétence et la suspension de la procédure ». Selon le quotidien, la décision qui intervient au moment où une délégation de la cour est Abidjan est une forme de pression et un chantage contre le pouvoir Ouattara. En attendant le verdict de cette audience, L’Intelligent d’Abidjan titre que « adversaires et partisans de Gbagbo tremblent ». Ceux-ci sont partagés entre espoir et doute. Les uns pensent que la libération de Gbagbo sera une victoire l’opposition ivoirienne qui aura tenu jusqu’au bout. Les autres ne veulent pas y penser, car pour eux, l ‘ex-chef d’État est coupable de la mort de trois mille personnes.
Nouvelles attaques à Bonoua
« Encore un affrontement FRCI-assaillants à Bonoua », dit L’inter à la Une. Les faits se sont déroulés dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 décembre 2012. Deux versions des faits sont données. D’un côté, on dit qu’il s’agit d’un échange de tirs entre des éléments FRCI et des personnes suspectes possédant des armes de guerre dans une villa à Bonoua. De l’autre, on affirme que ces personnes qui seraient des membres du bataillon blindé sous le régime Gbagbo ont provoqué une explosion par la mauvaise une manipulation de leurs armes. Mais la première version est celle qu’a confirmée le capitaine Koua du commissariat de Bonoua. En effet, Nord Sud Quotidien relate que des éléments FRCI alertés par un appel anonyme, faisant état de la présence de personnes puissamment armées dans une villa au quartier Bégnéry, ont pris d’assaut l’endroit. Ses occupants, pris de panique ont ouvert le feu. Mais la riposte leur a été fatale car ils ont perdu deux hommes. C’est l’un d’eux qui a provoqué l’explosion suivie d’un incendie en voulant manipuler une grenade, dit le journal. Devant cette situation, le chef d’État major général des armées, le général Soumaïla Bakayoko, a déclaré « Bonoua zone rouge », informe Le Nouveau Réveil.