Les médias ivoiriens ont essentiellement consacré, ce jeudi 30 avril 2020, leurs publications au retrait de la déclaration de compétence de la Côte d’Ivoire à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), après que ladite Cour a ordonné à l’Etat ivoirien de surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt émis contre Guillaume Kigbafori Soro.
« Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples : Pourquoi notre pays retire sa déclaration de compétence », barre à sa Une Le Patriote. Selon le confrère, le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, a annoncé le retrait de la Côte d’Ivoire de la déclaration de compétence de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. Et il en donne les raisons. « Pour le porte-parole du gouvernement, cette décision fait suite aux graves et intolérables agissements de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples relativement à l’affaire Soro Guillaume ».
Le Matin, un autre quotidien informe que « Après les graves et intolérables de la CADHP, la Côte d’Ivoire se retire de la Cour africaine ». Le confrère nous apprend que le gouvernement ivoirien a décidé, le mardi 28 avril 2020, de retirer la déclaration de compétence prévue au protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, qu’il a émise le 19 juin 2013, en application de l’article 34 alinéa 6 dudit protocole. Pour le gouvernement ivoirien, les actions de la CADHP « portent atteinte à la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire, à l’autorité et fonctionnement de la justice ivoirienne, mais sont également de nature à entrainer une grave perturbation de l’ordre juridique interne des Etats et à saper les bases de l’Etat de droit, par l’instauration d’une véritable insécurité juridique ».
Pour Le Mandat, « La Côte d’Ivoire prend ses distances » vis-à-vis de la Cour africaine des droits de l’Homme.
Quant à Le Temps, il nous apprend que « Sonné par la décision de la CADHP en faveur de Soro, Ouattara retire la Côte d’Ivoire de la Cour africaine de justice ». Le confrère rappelle que cette décision intervient après l’ordonnance de la CADHP demandant la suspension du mandat d’arrêt international lancé Soro Guillaume par le régime Ouattara.
Concernant toujours le président du GPS, Le Quotidien d’Abidjan fait savoir que « Après sa condamnation à 20, Soro Guillaume promet l’enfer ». En effet, à en croire le confrère, « Guillaume Soro semble ne pas être ébranlé par sa condamnation avant-hier par la justice ivoirienne. Non seulement il dit maintenir sa candidature à la présidentielle d’octobre 2020, mais aussi il menace de rentrer très prochainement en Côte d’Ivoire. Laquelle menace que les observateurs de la scène politique ivoirienne interprètent comme un grand défi qui s’apparente à un enfer qu’il promet au régime d’Abidjan ».
Quant à Soir Info, il affirme que « Après la lourde condamnation de son leader, le camp Soro menace les magistrats » et que « L’ex-Pan rejoint Gbagbo et Blé Goudé »
Le second sujet qui cristallise l’attention de la presse ivoirienne concerne la lutte contre la pandémie du coronavirus. A ce propos, Fraternité Matin informe que 26,5 millions de masques sont déjà disponibles. Quant à L’inter, il nous montre « Ce qui se passe sur le site de dépistage de Cocody », tandis que Le Patriote nous apprend que « L’Etat d’urgence » est « prorogé jusqu’au 15 mai »
Adolphe Angoua
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