Les secrets de la démission de Marcel Amon Tanoh, la crise du Coronavirus, la grève de la faim prévue par les détenus pro-Soro, sont entre autres les sujets qui cristallisent l’attention de la presse ivoirienne ce mardi 07 avril 2020.
Après le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Henri Konan Bédié et Guillaume Soro, le président de Générations et peuples solidaires (Gps), Marcel Amon Tanoh qui a démissionné du gouvernement le 19 mars 2020, vient compléter la liste déjà longue des ex-alliés d’Alassane Ouattara ayant fait le choix de la rupture. Moins d’un mois après son départ du gouvernement, des secrets qui jusque-là, étaient seulement détenus par les dieux, sont révélés au grand jour. En effet, l’ancien ministre des Affaires Etrangères ne cachait plus son mécontentement quant au choix d’Amadou Gon pour la présidentielle d’octobre 2020.
Le Quotidien d’Abidjan qui en sait un peu plus sur cette affaire barre à sa Une. « Palabre Ouattara-Amon Tanoh, la lettre du Continent livre de graves secrets d’Etat, les vrais raisons de la révolte de l’ex-ministre des Affaires étrangères.».
Cette démission suscite toujours des questionnements dans sa région natale. Le plus prolixe dans cette affaire est Djéri Diakité, considéré comme le bras droit de Marcel Amon Tanoh. Ce dernier ne manque pas en effet, l’occasion de décocher des flèches en direction de son mentor d’hier. Alors que d’autres cadres du Rhdp, connus pour être des membres du cercle restreint de l’ex-ministre des Affaires étrangères ruent au silence dans les brancards, mais se refusent de le signifier publiquement. « Sud-Comoé, ce qui se raconte après la démission d’Amon Tanoh. », titre le quotidien Soir info.
Autre fait marquant de l’actualité de ce mardi, c’est la situation des détenus pro-Soro en prison. En raison de la lenteur dans le traitement de leur dossier depuis leur arrestation le lundi 23 décembre 2020, ces derniers entendent observer dans les jours à venir, une grève de la faim. « Détenus dans plusieurs prisons du pays, des pro-Soro menacent de faire une grève de la faim. Me Diarrassouba : ‘’Ils sont dans la torture.’’», indique le quotidien Le Temps.
L’actualité, c’est aussi, la révolte des populations de Yopougon et de Koumassi. Ces derniers sont en effet, descendus en grand nombre dans la rue pour marquer leur opposition à la construction des centres de santé devant servir au dépistage des personnes présentant quelques symptômes du Covid-19.
Maxime KOUADIO