Les médias ivoiriens s’appesantissent ce jeudi 19 mars 2020, sur la pandémie de la maladie à Coronavirus, ses implications ici et ailleurs, et les vives tensions enregistrées ces derniers jours en Côte d’Ivoire.
« Lutte contre la pandémie du coronavirus : De nouvelles mesures arrêtées, suspension des vols en provenance des pays de plus de 100 cas », barre Le Patriote à sa Une. Le confrère informe que suite à une évaluation des mesures prises le lundi 16 mars 2020 par le Conseil national de sécurité (CNS) pour prévenir les risques de propagation du coronavirus (Covid-19), le ministre des Transports, Amadou Koné, a pris de nouvelles dispositions concernant le transport aérien et le transport maritime. « Ainsi, il est décidé, conformément à l’arrêté N°0009/MT/CAB du 18 mars 2020, qu’à compter du vendredi 20 mars 2020, à 23h59, tous les vols des passagers et toutes les arrivées de passagers par bateau en provenance, directement ou indirectement, des pays ayant plus de 100 cas confirmés sont suspendus jusqu’à nouvel ordre ».
Pour sa part, Fraternité Matin annonce que « le gouvernement dégage 4 milliards de francs cfa pour la prise en charge des victimes » dans la lutte contre le coronavirus, non sans ajouter que les « églises et mosquées fermées, les prières à domicile recommandées » et que « les voyageurs rentrés mardi, confinés chez eux ».
Tout en faisant cas des nouvelles mesures arrêtées, L’Expression dévoile « Ce que Anne Ouloto a dit aux confinés de l’INJS ». Ce quotidien nous apprend que la ministre Anne Ouloto a été dépêchée hier par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly auprès des passagers rentrés dans la nuit du 17 au 18 mars à l’aéroport d’Abidjan et restés confinés à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS). En compagnie de ses collègues Aka Aouelé de la Santé et Mariatou Koné de la Solidarité, Anne Ouloto a rassuré les voyageurs venus de l’extérieur du pays. ‘’L’Etat est le même pour tous les enfants de la République (…). Faites confiance à votre gouvernement. Vous avez porté une information. Personne n’est au-dessus de la loi. Autant vous serez confinés chez vous, autant, eux, sont déjà confinés chez eux. Donc sachez que ce n’est pas un Etat où il y a deux poids deux mesures’’ ? Ils sont déjà confinés chez eux. Et c’est une initiative personnelle du Premier Ministre, qui a résolu cette question-là ».
A propos de la propagation de cette maladie, Soir Info annonce que « Plusieurs membres de la CPI frappés par l’épidémie » et que « Laurent Gbagbo (est) confiné ». Selon le confrère, la Belgique est entrée en confinement hier mercredi 18 mars 2020 à midi, suite à l’épidémie de coronavirus dans ce pays européen. « Evidemment l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, est concerné par ce confinement. Il ne pouvait en être autrement. Il vit en liberté sous conditions à Bruxelles, depuis le mardi 5 février 2019, après son acquittement de crimes contre l’humanité, le 15 janvier 2019, par la Cour pénale internationale (CPI). Le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) devra donc se soumettre, sauf cas d’urgence, à ces mesures de son pays hôte ».
Sur le même sujet, L’inter nous informe que « Le coronavirus mélange les plans de Bensouda » et lève un coin du voile sur « Ce qu’elle demande aux juges ». A en croire ce quotidien, Fatou Bensouda pense sérieusement à revoir ses plans dans l’affaire contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.
En marge du coronavirus qui fait l’actualité, les médias ivoiriens ont mis en lumière les manifestations contre la constitution et le paiement de la carte nationale d’identité (CNI).
En effet, L’inter tire : « Des pneus brûlés, des valises d’enrôlement cassées à Gagnoa », « Des jeunes encore dans les rues à Daoukro ». ‘’On veut des cartes d’identité gratuites, et pas de tripatouillage de la constitution à 7 mois du vote’’. Selon le confrère, des jeunes ont scandé ces propos et brûlé des pneus sur la chaussée de la voie principale menant au quartier Babré, à Gagnoa.
Un peu plus loin, à Daoukro, après avoir investi la rue, le mardi 17 mars 2020, les jeunes des partis et mouvement de l’opposition, ont de nouveau occupé les rues de la capitale de l’Iffou, hier mercredi. « L’objectif restait inchangé : protester contre le paiement du timbre à 5000 francs pour l’établissement de la carte nationale d’identité (CNI), se dresser contre la révision constitutionnelle et réclamer la libération des ‘’prisonniers politiques’’ ».
Pour sa part, Soir Info parle de « Colère contre la révision constitutionnelle », tandis que L’Expression informe que « Le matériel de l’ONECI détruit » dans un centre d’enrôlement à Gagnoa.
Adolphe Angoua
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