La candidature de l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro à la présidentielle d’octobre 2020, l’affaire ‘’30 milliards de F cfa octroyée par la Banque Mondiale pour la Carte nationale d’identité (Cni)’’, la bagarre entre des policiers dans un hôpital, sont entre autres, les sujets qui cristallisent l’attention de la presse ivoirienne ce lundi 02 mars 2020.
A 07 mois de la présidentielle d’octobre 2020, Guillaume Soro, le président de Générations et peuples solidaires (Gps), est l’objet de toutes les convoitises. Après son retour manqué sur les bords de la lagune Ebrié le 23 décembre dernier, Guillaume Soro qui est en exil forcé, est de plus en plus sollicité par le pouvoir d’Abidjan pour prendre fait et cause pour le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), d’Alassane Ouattara.
Alassane Ouattara aurait ouvertement demandé à Guillaume Soro de faire une déclaration depuis Paris afin de renoncer à sa candidature pour la présidentielle de 2020. Et en retour, il va libérer tous ses partisans emprisonnés, depuis deux mois. Une offre que Guillaume Soro aurait refusée. Le confrère Le Temps qui en sait un peu plus sur cette affaire barre à sa Une. « Pour la libération de ses proches, ce que Ouattara exige de Guillaume Soro, la réponse du président du Gps.».
Alors qu’il est l’objet de convoitises des tenants du pouvoir d’Abidjan, ses proches eux subissent le courroux de ses adversaires politiques. On pourrait sans trop exagérer que ces derniers payent le prix de son refus d’adhérer à la coalition au pouvoir. L’ex-chef rebelle, n’entend pas abandonner de sitôt son rêve de diriger la Côte d’Ivoire. Mardi, ses proches, aux nombres de 10 faisaient face à la Justice ivoirienne pour des faits liés à la ‘’tentative de déstabilisation’’ de la Côte d’Ivoire dont il est le chef de fil. Il s’agit notamment, d’Alain Lobognon, Kamaraté Souleymane dit Soul To Soul, Mamadou Soro Kanigui, Félicien Sékongo, Kando Soumahoro, Yao Soumaïla, Koné Téhfour, Camara Loukimane, Soro Simon et Ouattara Marc.
Rétropédalage, pour le moins, spectaculaire, du juge d’instruction au niveau des charges portées contre les pro-Soro arrêtés. Il vient en effet, de prendre une importante décision qui desserre un peu l’étau des charges. Initialement poursuivis pour trouble à l’ordre public, diffusion de fausses nouvelles et atteinte à l’autorité de l’Etat. Le juge a définitivement décidé de faire une croix sur deux charges, pour retenir contre eux, que les faits de diffusion de ‘’nouvelle fausse’’.
Autre fait marquant de l’actualité de ce jour, c’est l’affaire ‘’30 milliards de F cfa octroyée par la Banque Mondiale pour la production de la Carte nationale d’identité (Cni)’’. Alors que Maurice Kacou Guikahué, secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), clame haut et fort que le gouvernement ivoirien a reçu de l’argent de la Banque Mondiale pour financer le processus d’enrôlement, le camp du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), lui dénonce la mauvaise foi de ce dernier et précise que l’argent octroyé par la Banque mondiale s’inscrit plutôt dans le cadre d’un programme sous régional dénommé West Africa Unique Indentification for Régional Intégration and Inclusion (WURI). Selon le porte-parole du Rhdp, Kobenan Kouassi Adjoumani, cet argent est destiné à offrir aux ressortissants des pays de la Cedeao, une identification unique pour l’intégration sous-région ale et l’inclusion.
« CNI/Après les mensonges de Guikahué contre l’institution bancaire, la Banque mondiale désavoue le Pdci. Adjoumani au secrétaire exécutif du Pdci : ‘’Faites preuve de serieux, arrêter d’intoxiquer les Ivoiriens.’’», titre le confrère Le Patriote, quotidien proche du Rhdp.
L’actualité, c’est aussi, la bagarre entre des policiers dans un hôpital pour un suspect. « Scandale, des policiers se tabassent en plein hôpital pour un suspect. », titre le confrère Sor info.
Maxime KOUADIO