La présidentielle d’octobre 2020, l’audience des pro-Soro, l’affaire Gbagbo à la Cour pénale internationale (Cpi), sont entre autres, les sujets qui cristallisent l’attention de la presse ivoirienne ce jeudi 27 février 2020.
A 08 mois de la présidentielle d’octobre 2020, Guillaume Soro, le président de Générations et peuples solidaires (Gps), est l’objet de toutes les convoitises. Après son retour manqué sur les bords de la lagune Ebrié le 23 décembre dernier, Guillaume Soro qui est en exil forcé, est de plus en plus sollicité par le pouvoir d’Abidjan pour prendre fait et cause pour le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), d’Alassane Ouattara. Une offre que Guillaume Soro aurait refusée. Le confrère Soir info qui en sait un peu plus sur cette affaire barre à sa Une. « En conflit ouvert avec le régime, Soro approché par plusieurs émissaires du pouvoir.».
Alors qu’il est l’objet de convoitise des tenants du pouvoir d’Abidjan, ses proches eux subissent le courroux de ses adversaires politiques. On pourrait sans trop exagérer que ces derniers payent le prix de son refus d’adhérer à la coalition au pouvoir. L’ex-chef rebelle, n’entend pas abandonner de sitôt son rêve de diriger la Côte d’Ivoire. Mardi, ses proches, aux nombres de 10 faisaient face à la Justice ivoirienne pour des faits liés à la ‘’tentative de déstabilisation’’ de la Côte d’Ivoire dont il est le chef de fil. Il s’agit notamment, d’Alain Lobognon, Kamaraté Souleymane dit Soul To Soul, Mamadou Soro Kanigui, Félicien Sékongo, Kando Soumahoro, Yao Soumaïla, Koné Téhfour, Camara Loukimane, Soro Simon et Ouattara Marc.
Depuis décembre dernier, ces proches de Soro dont des députés et des élus locaux ont été arrêtés pour atteinte à l'autorité de l'État et diffusion de fausses nouvelles. Le 21 janvier dernier, le procureur de la République, Adou Richard indiquait que ces proches de Soro dont 5 députés ont été arrêtées en situation de flagrance.
Mieux, il soutenait que suite à l’arrivée avortée de leur leader en Côte d’Ivoire, le 23 décembre 2019, ces derniers s’étaient retrouvés, le même jour, lors d’une conférence de presse, pour la mise en exécution du plan de déstabilisation de l’État ivoirien. Et ce, à travers ‘’la diffusion de fausses nouvelles tendant à discréditer les institutions de la République’’.
Si pour l’heure, rien n'a filtré de ces interrogatoires du 25 février dirigés par Coulibaly Ousmane Victor, doyen des juges d'instruction, le confrère le Temps, lui croit connaître ce qui leur a été demandé. « Entendus mardi, par la Justice, ce qui leur a été demandé. Réaction des avocats.», titre le confrère Le Temps.
Autre fait marquant de l’actualité de ce jour, c’est l’affaire de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (Cpi). Sur cette question, le confrère Le Quotidien d’Abidjan, indique que Me Altit, l’avocat de Laurent Gbagbo, a exposé dans un document, les 12 plaies du mémoire d’appel de Fatou Bensouda, la Procureure de la Cpi. « Cour pénale internationale, du nouveau dans l’affaire Gbagbo, Me Altit dépose un document chaud. », précise le journal Le Quotidien d’Abidjan.
L’actualité, c’est aussi, le processus d’enrôlement pour les nouvelles Cartes nationales d’identité (Cni) et l’évaluation des ministres et directeurs généraux de Côte d’Ivoire par le directeur exécutif du Rhdp, Adama Bictogo. Qui devra rendre compte au premier ministre Amadou Gon lundi prochain.
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Maxime KOUADIO