Côte d'Ivoire : De nombreux électeurs sérieusement menacés ; l'opposition exige un dialogue direct avec Ouattara; Gbagbo relance la guerre des clans

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Revue de presse

La situation socio-politique en générale et la question des élections présidentielles de 2020 constituent les points saillants de l'actualité ce mercredi 19 février 2020.

« Présidentielle 2020 : De nombreux électeurs sérieusement menacés », informe Soir Info. Ce quotidien indépendant fait observer qu'aussi révolutionnaire et moderne qu'elle puisse se présenter, l'opération d'enrôlement numérique pour les cartes nationales d'identité (Cni), décidée et lancée par le gouvernement, dans le cadre de la présidentielle d'octobre 2020, pourrait s'avérer catastrophique pour des millions d'électeurs ivoiriens. « Trop de facteurs bloquant hérissent le processus d'établissement de la Cni. Faute d'un correctif, des millions d'Ivoiriens pourraient ne pas prendre part au vote en octobre prochain », est convaincu Soir Info.

Pour sa part, Le Temps rapporte que « l'opposition exige un dialogue direct avec Ouattara ». Rendant compte de la conférence de presse animée le mardi 18 février 2020, par des coalitions des partis politiques de l'opposition, le confrère mentionne les récriminations contre le gouvernement et son chef. « Le gouvernement a clôturé la rencontre contre toute attentes (…) Le Premier ministre a interrompu de manière brutale, la rencontre. L'opposition dénonce cette interruption inacceptable du dialogue politique, l'opposition est interloquée et exprime sa grande déception. Le gouvernement a échoué dans sa mission », a-t-ell déclaré. Avant de réclamer un dialogue direct avec le chef de l'État.

Leur apportant la réplique, Le Matin barre à sa Une : « Non ! Il n'y aura pas de dialogue direct ». Et fait sa démonstration.

Autre sujet mis en lumière par la presse, la conjoncture au sein du Front populaire ivoirien (Fpi). « Gbagbo relance la guerre des clans », titre Le jour Plus. Le confrère part de la mise au point faite par Me Habiba Touré, avocate de Laurent Gbagbo qui souligne que l'ancien chef de l'État n'a pas mandaté Pascal Affi N'guessan pour négocier avec le régime d'Abidjan, en son nom. « On peut dès lors donner raison aux observateurs de la vie politique ivoirienne qui affirment que Laurent Gbagbo déterre la hache de guerre au sein du Fpi », en conclu Le Jour Plus.

Jonas BAIKEH

Jonas BAIKEH
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