Amis lecteurs, bienvenue à linfodrome.com. La revue de presse de ce mardi 13 novembre 2012 a pour sujet principal Laurent Gbagbo : sa détention à la CPI, le cas de son épouse à Odienné et la situation de son parti le FPI.
Gbagbo reste en prison
« Liberté provisoire encore refusée à Gbagbo ». Par ce titre, L’Inter informe que hier lundi 12 novembre, l’audience en appel dont bénéficiait le collège d’avocats de Gbagbo pour espérer la remise en cause de la détention de leur client à La Haye n’a pas porté les fruits escomptés. La Cour a décidé de garder l’ex-président ivoirien en raison des troubles que sa libération pourrait provoquer. Cependant pour sa santé, la juge Silvia a demandé que le greffe présente un rapport « sur les moyens disponibles pour fournir un traitement adéquat pour améliorer la santé physique et psychologique ». A en croire Notre Voie, la cour a posé une condition à la libération provisoire de Gbagbo. C’est qu’elle veut du pays qui veut le recevoir, en cas de libération, des garanties suffisantes eu égard à sa peur que Laurent Gbagbo s’échappe ou veuille revenir au pouvoir. L’autre brèche à la liberté conditionnelle que la CPI ouvre, selon Le Nouveau Courrier, c’est que cette liberté doit venir d’une décision « unique et indivisible sur la base de conditions spécifiques et exécutoires ». Dans ce tourbillon, L’Intelligent d’Abidjan annonce que le Président Macky Sall rend visite à Gbagbo. Invité au dixième anniversaire de la CPI, le président sénégalais fera une visite guidée de la prison de La Haye. L’on y voit un deal pour la libération de Gbagbo avec qui le visiteur va certainement échanger.
Simone Gbagbo à Odienné
L’Inter évente le « mystère sur la détention de Simone Gbagbo » à Odienné 18 mois après. Il indique que selon des sources, l’épouse de Gbagbo n’est pas à la résidence où elle était assignée. Elle aurait été conduite dans un endroit tenu secret jusqu’à maintenant. « Depuis plusieurs jours, nous ne savons pas où elle a été emmenée. Nous avions l’habitude d’aller la voir dans sa résidence habituelle, mais depuis quelques temps, elle n’y est plus. Le sujet est tenu très secret et personne ne veut en parler », a affirmé cette source. Or Le Nouveau réveil annonce que Simone Gbagbo et deux autres responsables du FPI à savoir son président Affi N’guessan et Aké N’gbo, le dernier premier ministre de Gbagbo, seront transférés à Abidjan où s’ouvrira leur procès le 19 novembre 2012, au tribunal du Plateau. Le quotidien relève que « les procès se dérouleront sous très haute sécurité ».
Le FPI à l'hexagone
La direction du parti de Laurent Gbagbo est en France depuis le week-end dernier. Elle a reçu de ses partisans et sympathisants des dons en soutien aux violences matérielles perpétrées contre leur siège de Cocody. Ce voyage qui a permis aux dirigeants intérimaires du FPI d’échanger avec ses membres de l’hexagone et de les galvaniser fait dire à Notre Voie que l’offensive diplomatique du FPI a commencé. Pourtant, L’Expression estime que « plus rien ne va au FPI » après la perte du pouvoir d’Etat. Selon lui, en vérité, Miaka Ouretto et ses amis sont allés à la recherche de financement pour le fonctionnement du parti, à en croire sa représentante en France Brigitte Kuyo. Elle a écrit qu’ « une délégation du FPI séjourne actuellement à Paris en vue de récolter des fonds pour la lutte ». Mais la moisson, dit le quotidien, a été maigre vu que les responsables ont obtenu de leurs militants « seulement » un peu plus de quatre millions FCFA en nature et en espèces. Pour ce qui est de l’entrée de l’ex-parti au pouvoir dans le nouveau gouvernement Ouattara, Kouakou Kra, membre du secrétariat général du FPI, a déclaré à Soir Info que « la question n’est pas à l’ordre du jour. Ce sont des fantasmes de la part de ceux qui relaient ce type d’informations. C’est un débat malsain ». Miaka lui-même, avant de s’envoler pour Paris, a indiqué que « le FPI n’est pas aux portes du gouvernement ».