Conflit foncier

Palabre entre un ministre et des religieux en Côte d'Ivoire

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Revue de presse

Bonjour chers lecteurs de la revue de presse de linfodrome .com. Le numéro de ce lundi 12 novembre 2012 traitera de la crise au Mali, la cohésion au RHDP à l’orée des élections locales prochaines, du conflit entre l’église des Assemblées de Dieu et l’Université d’Abidjan et du prochain gouvernement Ouattara.

Palabres entre un ministre et des religieux

La démolition de certains édifices des Assemblées de Dieu à Cocody par le ministre de l’Enseignement supérieur, dans le litige foncier avec l’Université de Cococdy, commence à faire des vagues. Réunis hier, des responsables religieux « ont condamné avec la dernière énergie cette agression et la profanation d’un lieu de culte par quiconque dans ce pays, fut-il ministre de la République », lit-on dans Le Jour Plus. Pour la réparation du préjudice causé par la destruction de leurs biens, l’avocat de l’église demandé « 200 millions par jour et par actes…. C’est une atteinte au principe d’un Etat de droit. Cissé Bacongo a utilisé la force et la violence pour bafouer les règles élémentaires d’un Etat de droit », a-t-il dit, à en croire Le Quotidien d’Abidjan. Dans L’Inter, on apprend que cette affaire a provoqué une grosse colère chez l’Abbé Norbert Abekan de l’église catholique. Très en verve, il a déclaré, apprend-on, « qu’il faut éviter ces humiliations qui sont souvent à la base des conflits. Même si l’Etat a raison qu’il a la force avec lui, il ne doit pas procéder de la sorte pour gérer cette affaire qu’on peut régler à l’amiable ». Le Nouveau Réveil annonce qu’une plainte a été déposée contre l’Etat et l’Université d’Abidjan. C’est qu’a dit l’avocat des plaignants. : « C’est une complicité. Quand le titre d’un voisin est violé, il saisit la justice mais il ne se fait pas justice », a-t-il ajouté, même si on avance que le dossier est sur la table du couple Ouattara.

Gouvernement Ouattara III

« Le FPI veut entre au gouvernement » annonce Nord-Sud à sa Une. Il le dit parce que le FPI est participant et a paraphé le projet de douze partis politiques, hier au pouvoir ou proche du pouvoir Gbagbo, portant statut de l’opposition. Ce projet explique la fonction, les droits et devoirs d’un parti politique d’opposition et les sanctions encourus par celui-ci en cas de manquement. L’entrée au gouvernement, à en croire Le Temps, est l’un de quatre chantages que Ouattara fait au FPI pour la libération de ses membres en prison. Les trois chantages le fait qu’il veut que le parti de Laurent Gbagbo le reconnaisse comme le président démocratiquement élu de Côte d’Ivoire, reconnaisse l’Assemblée nationale et enfin accepte de participer aux élections locales à venir.

Mal à la cohésion au RHDP

La coalition au pouvoir présente des difficultés à aller aux élections municipales et régionales futures en rangs serrés. « RHDP : calculs d’intérêt et calculs politiciens, ça ne va pas », écrit à la Une L’Expression. En effet, Amadou Soumahoro, le Secrétaire général du parti au pouvoir (RDR), a déclaré samedi dernier que « nous irons en en RHDP mais avec la possibilité et la liberté laissées aux bases de discuter, de s’entendre et de se mettre ensemble. Rien ne doit être imposé aux bases ». Doukouré Moustapha, ancien maire RDR de Yopougon qui veut revenir dans son fauteuil, a été on ne peut plus direct : « Aller en RHDP, ça n’a pas de sens. On n’est pas allé en RHDP aux législatives, ce n’est pas maintenant où on applique la proportionnalité qu’on va le faire ». Avec ses propos, Soir Info trouve que les élections mettent la cohésion du RHDP à l’épreuve, eu égard à ce que le président du PDCI, henri Konan Bédié avait dit avant les législatives. « Nous irons en RHDP. Ce qui signifie ni plus ni moins une action concertée à la suite de négociations, de compromis. Donc il ne s’agit pas de dispersions anarchiques. Amis il s’agit bien d’une concertation »

Mali, la CEDEAO va agir

Les présidents des Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis au Nigeria pour plancher sur la situation au Mali. A l’issue de cette rencontre Le Patriote titre que « la CEDEAO est prête à frapper ». Car le président nigérian Goodluck Jonathan a déclaré : « Le Nigeria approuve entièrement les recommandations des ministres des Affaires Etrangères et de la Défense de déployer immédiatement une force armée dans le nord du Mali pour y rétablir l’ordre et la sécurité ». Quant au Président Ouattara, il a indiqué qu’il faut « agir promptement car la sécurité et la paix de la sous-région sont en jeu. Tout en demeurant ouvert au dialogue et à la négociation avec certains des organes qui contrôlent le nord du Mali, nous devons poursuivre la préparation de l’option militaire contre les groupes terroristes… », fait savoir Fraternité Matin. Pour la conquête du nord malien, ce sont 3300 militaires que la CEDEAO a disposé pour une durée d’un an, rapporte L’Expression. Le président ivoirien a précisé que « nous avons des pays qui offrent des bataillons, d’autres des compagnies ».

César DJEDJE MEL
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