Le dernier voyage du Colonel Major Ouattara Issiaka dit Wattao, les difficultés rencontrées par Guillaume Soro en France et le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé qui s’ouvre à La Haye, constituent les principaux menus de la presse, ce jeudi 6 février 2020.
« Après la levée du corps hier, la Nation rend hommage à Wattao aujourd’hui », titre Le Patriote. Selon le confrère, la levée du corps du colonel major Ouattara Issiaka dit Wattao, décédé le 5 janvier 2020, aux Etats Unis, a eu lieu, à Ivosep de Treichville. Et ce, en présence du président de la République, Alassane Ouattara, du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, du vice-président de la République, Daniel Duncan, du ministre d’Etat, Hamed Bakayoko, des membres du gouvernement, des guides religieux, des parents du défunt, amis et connaissances.
Pour sa part, L’inter nous apprend que « Hier à la levée du corps de Wattao, Chérif Ousmane livre d’importants secrets sur la transition de 1999 et la rebellion de 2002 ». A en croire L’inter, le colonel major Chérif Ousmane, sous-chef d’Etat major de l’armée de terre a évoqué des moments forts passés avec le défunt, dans ce qui s’apparentait à des révélations en rapport avec la transition militaire de 1999 et la rébellion de 2002. « Décembre 1999, 05 janvier 2020, cela fait exactement 21 ans que nous avons consacré notre vie, notre jeunesse à la recherche et pour la cause, la noble cause de la paix, la justice, la liberté et l’égalité ».
Au moment où Wattao s’apprête à effectuer son dernier voyage, Guillaume Soro, son ancien allié de la rébellion de 2002 a non seulement des soucis avec le régime d’Abidjan qui a émis un mandat international contre lui, mais aussi des difficultés en exil, en France.
En effet, Soir Info nous apprend que « retranché en Europe, les portes de la résidence de Sarkozy fermées à Guillaume Soro ». Le confrère informe que « Guillaume Soro, est depuis quelques jours debout sur ses « échassiers », devant le perron de la résidence de l’ancien président Français, Nicolas Sarkozy, dans l’espoir de se faire recevoir par le maître des lieux. Mais les hauts battants de la résidence de cet ‘’ami’’ d’Alassane Ouattara lui sont toujours hermétiquement fermées ». Soir Info s’appui sur une publication de La Lettre du Continent et ajoute que le confrère ne donne pas le motif de la visite de Soro à Sarkozy.
Le Mandat par contre voit en cette visite, une « demande de pardon à Ouattara ». « Après avoir dénigré Ouattara, Soro se cache pour demander pardon », affirme le confrère. Le Mandat nous informe que selon le bimensuel français, La Lettre du Continent, Guillaume Soro qui séjourne actuellement en Europe où il s’est exilé, fait le pied de grue à la porte de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, pour tenter de plaider sa cause auprès du président Ouattara.
L’autre sujet qui revient dans la presse ce jour, est le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé qui s’ouvre à la Cour Pénale Internationale (CPI).
A ce propos, Notre Voie nous informe que « Depuis La Haye (Hollande), Affi parle du retour de Gbagbo au pays ». Ce quotidien informe que le président du FPI, Affi N’guessan, est arrivé à La Haye, dans la soirée d’hier en provenance de Paris. A son arrivée, il a laissé entendre qu’il est là pour suivre l’audience en espérant que le résultat sera ‘’positif’’. « Nous sommes venus pour suivre l’audience du jeudi et peut-être du vendredi en espérant que le résultat sera positif ». A propos d’un éventuel retour de Gbagbo au pays, il affirme que « C’est ce que tous les Ivoiriens attendent et particulièrement les militants du Front populaire ivoirien, mais quel que soit le résultat, je vais rencontrer le président, samedi, et on fera le point pour les dispositions à prendre avant que je ne retourne au pays ».
Sur le même sujet, Le Patriote nous apprend que « Alors que ses partisans sonnent la mobilisation, Gbagbo ne sera pas libéré avant octobre ». Le confrère informe que « En filigrane, la question du retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire sera au cœur des audiences prévues le 6 février devant la Cour pénale internationale (CPI). A en croire Le Patriote, « Si les juges maintiennent leur décision, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé resteront donc soumis à ces conditions jusqu’à ce que l’appel soit tranché. Les audiences ne s’ouvriront pas avant juillet, au plus tôt, une fois que les avocats auront reçu la traduction révisée de la décision d’acquittement en français, il faut en général plusieurs mois avant que les juges ne concluent leur délibéré, soit bien après octobre, mois de la présidentielle en Côte d’Ivoire ».
Adolphe Angoua
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