Au menu de la revue de presse de ce samedi 10 novembre 2012, linfodrome.com vous informera sur la situation de Gbagbo à la CPI, le cas de son épouse Simone incarcérée à Odienné et sur la formation du prochain gouvernement Ouattara.
CPI-Gbagbo, ça continue
L’Expression annonce à la Une que « la CPI menace les avocats de Gbagbo ». En fait, à travers une vidéoconférence, Gilbert Bitti, conseiller principal de la section préliminaire de la Cour a indiqué au collège de défenseurs de Gbagbo qu’il a jusqu’au lundi 12 novembre pour interjeter appel de la dernière décision rendue par la chambre sur la demande de liberté provisoire. Dans le cas contraire, les dates pour les audiences de confirmation ou de non confirmation de charges seront fixées. Mais Le Patriote croit que l’ex-président ivoirien sera jugé en 2013. Et pour cause, c’est que dans sa conférence, Gilbert Bitti a affirmé « qu’il n’est pas possible à l’heure actuelle de dire quand l’audience de confirmation des charges devrait avoir lieu ». Une réponse qui contraste avec celle qu’avait donnée la CPI, le jour même de son refus de la liberté provisoire à Gbagbo, quand elle a indiqué que la date de cette audience sera connue « bientôt », fait savoir le journal. Gilbert Bitti a aussi fait des confidences qui ont intéressé L’Inter qui a titré : « De nouvelles révélations sur la santé de Gbagbo ». Le journal relève que le conseiller principal de la Cour a dit : « les experts médicaux ont dit que M. Gbagbo avait certains problèmes de santé qu’il fallait prendre en compte ». Il justifiait ainsi les dispositions particulières prises par la CPI pour les audiences futures de Gbagbo.
Le cas de Simone et Michel Gbagbo inquiète
La cour de justice de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) « a débouté le pouvoir ivoirien », ont mis en titre Notre Voie et Le Nouveau Courrier. Ils rapportent, aux dires de l’avocat de Simone et Michel Gbagbo emprisonnés dans le nord de la Côte d’Ivoire, que la cour de justice de la CEDEAO a rejeté les exceptions d’incompétence et d’irrecevabilité soulevées par l’Etat de Côte d’Ivoire dans la procédure qui l’oppose à la Défense de ces deux prisonniers : « Elle rendra sa décision sur la légalité et la régularité de la détention de Madame Simone Ehivet Gbagbo et de Monsieur Michel Gbagbo dans les geôles de la Côte d’Ivoire, ainsi que sur la demande de libération immédiate de ces derniers, pour violations de leur droits de l’homme et des règles du droit international », a déclaré l’avocat sénégalais des détenus, Me Ciré Clédor Ly. Dans l’affaire « des 12 personnes qui vont rejoindre Gbagbo », L’Intelligent d’Abidjan demande « Transfèrement de Gbagbo à la Haye ? Des juges à Odienné ». C’est l’avocat de l’ex-première Dame qui a ébruité le fait qu’un magistrat pourrait se rendre dans les 72 pour un interrogatoire de sa cliente alors qu’eux, ses avocats, n’ont reçu aucune convocation régulière conformément au code pénal ivoirien. Ce magistrat est Koné Mamadou du 10è cabinet d’instruction du tribunal d’Abidjan, précisent les journaux de l’opposition. Son arrivée dans le nord, lundi, probablement ne pourrait pas être pour un transfèrement de Simone à La Haye car la CPI n’a pas lancé de mandat d’arrêt contre elle, a indiqué son avocat. Pour ces journaux donc, cette attitude du pouvoir pourrait exprimer sa peur après que la CEDEAO l’ait débouté.
Futur gouvernement de Ouattara
Soir Info revient sur la formation du prochain gouvernement Ouattara. Pour ce gouvernement, il écrit que des partis sont partants. Naturellement, il y a les formations de la coalition au pouvoir (PDCI, RDR, MFA, UDPCI). Il annonce aussi la rentrée des Gbagboïstes modérés de la Ligue des Mouvements pour le Progrès (LMP) avec Kabran Appiah, Mel Eg Théodore, Gervais Coulibaly et Henriette Lagou qui pourront avoir chacun jusqu’à trois représentants. Mais le cas FPI pose problème. Le parti de Laurent Gbagbo y entrerait à condition que ses préoccupations essentielles soient satisfaites, à savoir la libération des membres en prison, la levée de certains mandats d’arrêt contre les pro-Gbagbo et le retour des exilés. Difficile de savoir si le pouvoir acceptera, avoue t-il. Ce serait une bonne que le régime avoir arrive à concilier tous les cœurs car les nouvelles que donne Aujourd’hui ne sont pas bonnes. « Déçue de la gouvernance de Ouattara, la France cherche l’homme de la situation », titre-t-il. Selon lui, à en croire des sources diplomatiques, il est peu probable que Ouattara finisse son mandat vu les problèmes d’insécurité, de violations des droits de l’homme, du piétinement de la réconciliation et du clash dans l’armée qui minent le pays. Le régime français veut un nouvel homme à la tête de la Côte d’Ivoire. Des noms sont déjà avancés dans chaque camp. Mais cette personne doit être acceptée de tous et être de bonne moralité, lit-on.