Bonjour amis de linfodrome.com. Parler du procès de Katinan Koné, de violations des droits de l’homme et des 50 ans de la BCEAO, c’est ce que nous ferons dans notre revue de presse de ce mercredi 7 novembre 2012. Bonne lecture !
Le Président Ouattara à l’anniversaire de la BCEAO
Le chef de l’Etat ivoirien a pris part à la célébration du 50ème anniversaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Sénégal. Fraternité Matin rapporte que le Président Ouattara a eu à honorer deux Ivoiriens. D’abord, le premier gouverneur de cette banque, Abdoulaye Fadiga, dont le prix pour la promotion de la recherche de ce cinquantenaire porte le nom. « Il a profondément marqué la vie de la BCEAO », a dit Alassane Ouattara. Ensuite Yaya Keho, l’ivoirien qui a gagné ce prix. L’hommage du Président de la République à Abdoulaye Fadiga est très « vibrant » dit Le Patriote. Entre plusieurs qualités, il a déclaré que « le gouverneur Fadiga était également un homme d’une simplicité et d’une humilité légendaires, qui avait placé les relations humaines au tout premier plan ».
Enième épisode du procès Koné Katinan
Koné Katinan sera devant le juge, aujourd’hui au Ghana. Dans ce énième épisode de cette affaire, Soir Info situe « les enjeux de l’audience ». Au regard de l’influence de ce procès sur les relations ivoiro-ghanéennes, le quotidien écrit que l’issue de cette affaire va immanquablement déteindre sur les rapports inter-Etats. Une extradition de Katinan amènerait les autorités ivoiriennes à regarder autrement le Ghana. Dans le cas contraire, elles seront confortées dans l’idée que « le Ghana n’est décidément pas prêt pour nous ». Côté ghanéen, le président Dramani sera pris pour un président malléable s’il cédait à la demande d’extradition. Dans l’autre cas, il se mettrait à dos des ennemis, au moment où il prépare l’élection présidentielle. Dans le cadre de ce procès, Koné Katinan avait été obtenu du juge ghanéen la liberté sous caution, le 26 septembre 2012, pour manque de preuves, rappelle L’Inter. A en croire Alternative, ce sera la dernière audience car le juge du tribunal d’Osu « va trancher définitivement ». Les chances pour Katinan d’être blanchi sont, selon le journal, le fait que c’est le même juge qui lui a accordé la liberté provisoire qu’il aura en face ce mercredi et aussi parce que ce dernier a de tout temps exigé à l’accusation des preuves convaincantes contre le porte-parole de Laurent Gbagbo.
Violations des doits de l’homme
Obnubilés par le rapport d’Amnesty International, la presse de l’opposition ne manque pas de sortir « ses preuves » des tortures infligées aux prisonniers pro-Gbagbo dont a parlé l’ONG. A la Une, Notre Voie présente des photos de villas où il affirme que les soldats pro-Ouattara s’adonnent à des actes de tortures contre les pro-Gbagbo arrêtés. Il s’agit, a-t-il cité, de la résidence du président du FPI, Pascal Affi N’guessan, et d’une autre situées toutes deux dans les quartiers chics d’Abidjan, Angré et Riviera. Un ancien agent des services de renseignements généraux a déclaré que « les maisons de tortures à Abidjan, il y en a plein. Ce sont en général des maisons de personnes privées, généralement des militants du FPI ou des personnes proches du président Laurent Gbagbo. Si vous venez chez nous à Cocody, vous en trouverez à perte de vue ». Une sénatrice française se saisit du rapport d’Amnesty, titre Le Nouveau Courrier. Il s’agit de Cécile Cukierman. Elle a écrit au ministre Fabius et dit, au regard des atrocités dénoncées par Amnesty : « par conséquent, les autorités françaises ne devraient-elles pas exprimer sans plus tarder l’exigence vis-à-vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire et de la sécurité des populations ? (…) Je vous serais reconnaissante, Monsieur le Ministre, de bien vouloir agir en ce sens ». Pour Le Temps, l’étau se resserre contre Ouattara, il est seul contre tous. Car hormis Amnesty, les USA, l’ONUCI et la FIDH l’accablent. Même Soro Guillaume l’a enfoncé en déclarant « qu’en Côte d’Ivoire, il y a encore à faire au niveau des droits de l’homme », fait-il savoir.