Justice internationale

Gbagbo - CPI, un grand va fléchir

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Revue de presse

Amis lecteurs, soyez les bienvenus sur linfodrome.com. Dans notre revue de presse de ce mardi 6 novembre 2012, nous parlerons de l'affaire Gbagbo à la CPI, des tombes communes découvertes à l’ouest, de Soro Guillaume et d’Amnesty International.

Gbagbo à la CPI

« Gbagbo : ça passe ou ça casse », c’est ce que croit Soir Info. Après qu’il soit jugé apte à comparaître, Laurent Gbagbo saura s’il ira procès ou non à l’issue de l’audience de confirmation des charges, dit-il. A ce niveau, c’est la crédibilité de la CPI qui est mis en jeu affirme le journal. Car, bien qu’il soit connu de tous que les deux camps Ouattara et Gbagbo ont commis des crimes, seul Gbagbo est arrêté. Pire, la Cour n’a pas annoncé une quelconque procédure à l’encontre d’autres acteurs de la crise. Selon Le Temps, la CPI est dépassé par le poids du dossier Gbagbo qui se trouve « un bourbier » pour elle. Pourquoi, à l’endroit de Gbagbo la cour prend-elle des « dispositions d’installations appropriées pour se reposer » s’il se porte bien ? Pour des analystes interrogés, cette décision de la CPI montre que Gbagbo souffre de graves séquelles de la torture qu’il a subie à Korhogo. Une autre preuve des difficultés de la CPI, c’est aussi, selon le journal, le fait qu’elle appelle désormais Gbagbo « suspect » de crimes contre l’humanité et non « accusé ». Qu’à cela ne tienne, L’Expression indique que l’ex-chef d’Etat ivoirien passera Noël dans sa cellule car il ne figure pas dans la liste des procès de cette fin d’année.

Sur les traces du charnier à Duékoué

« 10 fosses communes découvertes » à Duékoué, titre L’Inter. Ces découvertes ont été faites par les magistrats ivoiriens dans le cadre de l’enquête relative aux six cadavres exhumés d’un puits en octobre dernier. Ces tueries sont attribuées à des éléments des FRCI qui les auraient commises lors de l’attaque du camp de Nahibly le 20 juillet 2012. Cette information de source RFI a été reprise par Le Quotidien d’Abidjan également. Dans Notre Voie, des témoins expliquent que de fortes odeurs émanant des puits aux alentours du camp de Nahibly font croire qu’il s’y trouve des corps en putréfaction. Faute de matériel adapté, les fouilles ont été interrompues.

Amnesty International toujours au centre de la polémique

Le rapport de l’Ong Amnesty International continue de faire jaser. Le Patriote tente d’expliquer « pourquoi Amnesty veut salir Ouattara ». Selon lui, le rapport de Gaëtan Mootoo est un coup de pouce du socialiste qu’il est à ses amis socialistes du Front Populaire Ivoirien (FPI) pour ternir l’image du Président Ouattara. À en croire L’Intelligent d’Abidjan, Amnesty International est financé par un pays contre le pouvoir ivoirien. Il s’agit de la Grande Bretagne. Cette révélation a été faite par Traoré Wodjofini, président d’une Ong ivoirienne. « Ce que nous savons par notre parcours sur le continent et dans le monde, c’est qu’Amnesty International est financé par le gouvernement britannique », a-t-il déclaré. Cette négation des tortures dénoncées par l’Ong internationale, Notre Voie appelle cela « la comédie du régime Ouattara ». Il trouve que les ministres Paul Koffi Koffi de la Défense et Gnénéma Coulibaly des droits de l’homme se moquent des Ivoiriens. Eux qui ont visité loin des regards les sites incriminés par Amnesty et ont déclaré qu’ils n’ont vu « personne torturé », que ces lieux ressemblent à « des suites trois étoiles ». Quoi de plus normal, « le tortionnaire le plus idiot ne va pas malmener sa victime au moment il est annoncé la visite de deux ministres », soutient-il. En appui, Le Nouveau Courrier donne la liste des prisonniers politiques (176 à la MACA), les militaires et civils à « déporter » dans les prisons du nord sont respectivement au nombre de 77 et 58 personnes sous le régime Ouattara.

Guillaume Soro, quel avenir ?

Le Président de l’Assemblée Nationale, « Guillaume Soro est sur la liste rouge des USA », écrit à la Une Le Quotidien d’Abidjan. Le pays de Barack Obama aurait l’œil sur son enrichissement spectaculaire, omniprésence médiatique, jusqu’à parfois, faire oublier que le Président est Alassane Ouattara, dérapages, emprunt de style tribun, de fortes suspicions de corruption de journalistes etc. Des faits qui feraient de lui un suspect pour les Etats-Unis. Aujourd’hui dit que Soro veut aussi le pouvoir. Il donne « les révélations sur ce que prépare Soro contre Ouattara ». Selon le quotidien, l’ex-Premier ministre de Ouattara serait en œuvre pour le faire tomber. Il s’appuie sur les ex-chefs rebelles qui lui sont fidèles dont le commandant Wattao et sur les anciens féscistes à qui il a adressé ce message: « Nous avons un devoir de génération. La Côte d’Ivoire de demain nous appartient et il convient, selon la philosophie de notre mouvement commun, de soutenir celui d’entre nous qui est le mieux placé pour gérer le pouvoir d’Etat ». Des sources indiquent que Soro ne veut pas attendre 2020 pour réaliser son rêve. Dauphin constitutionnel, il s’apprête à assurer l’intérim de Ouattara au cas où une attaque ou la maladie l’emportait.

César DJEDJE MEL
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