L’actualité de ce jour est abondamment consacrée au mandat d’arrêt international lancé contre le président de Générations et peuples solidaires (GPS), Guillaume Kigbafori Soro, et ses implications.
Le retour avorté de Guillaume Soro en Côte d’Ivoire et le mandat d’arrêt international lancé contre lui ainsi que ses implications polarisent l’attention des médias ivoiriens, ce jeudi 26 décembre 2019.
Après la chaude journée du lundi 23 décembre 2019, marquée par le retour manqué de Guillaume Soro en Côte d’Ivoire et le mandat d’arrêt international lancé contre lui par les autorités ivoiriennes, tout semble s’écrouler autour de l’ancien président de l’Assemblée nationale. En tout cas, c’est ce que nous apprend Le Mandat qui annonce que « Après le mandat d’arrêt contre l’ex-PAN, tout se complique pour Guillaume Soro ». Selon le confrère, le président de Générations et peuples solidaires (GPS) n’est pas au bout de ses peines. Après avoir échappé in extrémis à la justice ivoirienne, Soro Guillaume serait empêtré dans un putsch manqué, dont les preuves ‘’irréfutables’’ l’accablent, au dire des services de renseignement. Et Le Mandat d’ajouter que la jeunesse du RHDP désir voir Guillaume Soro à la CPI.
Tout comme Le Mandat, L’inter annonce des lendemains sombres pour l’ancien chef du parlement ivoirien. En effet, « Après le mandat d’arrêt contre l’ex-PAN, vers la levée de l’immunité de Soro, une réunion d’urgence tenue à l’Assemblée nationale », barre le confrère à sa Une. L’inter nous informe que le président de l’Assemblée nationale, Amadou Soumahoro, a été saisi du dossier et que le communiqué du bureau de cette institution « laisse entrevoir que les événements s’accéléront et que, dans les plus brefs délais, des députés, Guillaume Soro en tête, verront leur immunité levée ».
Le Matin ne dit pas autre chose. « Projet de déstabilisation de Soro, enregistrements sonores : de grosses têtes vont tomber ».
Dans la foulée du mandat d’arrêt international lancé contre Guillaume Soro, le président de la République, Alassane Ouattara, a reçu, le lundi 23 décembre 2019, les anciens commandants de zones (Com’Zone) de l’ancienne rébellion des Forces Nouvelles. En effet, selon Soir Info, « Ouattara échange longuement avec les ex-Com’zones ». A en croire le confrère, « Dans une publication sur sa page Facebook, le mardi 24 décembre 2019, le ministre de l’Artisanat, Sidiki Konaté, a confirmé, photos à l’appui, qu’il y a eu bel et bien une réunion entre le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, et les ex-Commandants des zones de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles (Fn) : ‘’Hier lundi 23 décembre 2019, le président de la République, SEM Alassane Ouattara, a reçu longuement les ex-commandants des zones Forces nouvelles dont certains sont, à ce jour, des préfets de région et des officiers supérieurs des Forces armées de Côte d’Ivoire. Le ministre Konaté Sidiki a été convié à cette importante séance de travail’’.
Pour Le Patriote, cette « Rencontre Ouattara-Officier de l’Armée » n’est rien qu’une « Union sacrée pour la République ». Selon le confrère, c’est « une réunion sans bruit, mais riche d’intérêt ». Il nous apprend que « Le lundi 23 décembre 2019, alors que l’actualité politique était agitée par le vrai faux retour de Soro au pays, le chef de l’Etat recevait au Palais de la présidence de la République des officiers de l’armée ivoirienne et les trois préfets (Ousmane Coulbaly, Tuo Fozié, Koné Massamba). Leur particularité, tous des anciens commandants de zone (Com’zone), pendant l’ex-rébellion qui a occupé la partie septentrionale du pays de 2002 à 2010. Tous étaient donc présents, à l’exception du Colonel-Major Issiaka Ouattara dit Wattao, malade et présentement aux Etats Unis d’Amérique pour des soins. En plus de ceux cités, on reconnaissait les colonels-majors Touré Hervé Armand Pelikan dit Vetcho, Chérif Ousmane, Zoumana Ouattara dit Zoua, ainsi que les lieutenants colonels Morou Ouattara, Zacharia Koné, Martin Kouakou Fofié, Losseni Fofana…pour ne citer qu’eux ». Le Patriote précise que « de leur côté, ces désormais hauts gradés ont réitéré leur confiance absolue au chef de l’Etat, tout en réaffirmant leur loyauté totale à la République » et que « ces anciens collaborateurs de Guillaume Soro montrent implicitement qu’ils ne partagent pas la vision nourrie actuellement par celui-ci ; et encore moins ses agissements et son aventure solitaire ».
Adolphe Angoua
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