Gbagbo débouté, Ouattara prêt à grâcier

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Revue de presse

Amis lecteurs, soyez les bienvenus à notre revue de presse de ce samedi 3 novembre 2012. Deux sujets à l’ordre du jour : le verdict de la CPI sur le cas Gbagbo et la réconciliation nationale. Bonne lecture et bon week-end !

La CPI tranche sur le cas Gbagbo

« La CPI met fin à la comédie des avocats de l’ex-chef d’Etat. Ça suffit, Gbagbo n’est pas malade », « le malade imaginaire démasqué », « Assis, debout ou couché, Gbagbo sera bel et bien jugé » sont les titres qu’ont peut lire sur certains journaux proches du pouvoir. Ils ainsi traduisent la décision rendue par le tribunal international sur la demande de liberté provisoire exprimée par le collège d’avocats de Gbagbo, en raison de la santé de leur client qui, disent-ils, a été torturé par ses geôliers d’Abidjan. En effet, depuis hier, la CPI a pondu un communiqué dans lequel on lit que « la chambre préliminaire I de la CPI a décidé que M. Laurent Gbagbo était apte à participer à la procédure devant la cour. Les juges fixeront une date pour le procès de confirmation des charges dans cette affaire ». Pour Le Patriote, c’est un coup de massue que le camp Gbagbo vient de recevoir. Quant à Nord-Sud Quotidien, il affirme que le ciel s’obscurcit pour l’ancien président ivoirien. Pour Le Nouveau Réveil, les juges de la CPI ont piégé Gbagbo et ses défenseurs en soumettant le prisonnier à un examen médical. Car il était trop facile de croire que Gbagbo qui était détenu dans une résidence présidentielle, qui affichait des sourires devant ses visiteurs, soit subitement victime de maltraitance.

Selon les journaux proches de l’opposition tels que Le temps, la CPI a pris une décision sans préciser le contenu des conclusions de ses experts sur la santé de Gbagbo et en ignorant leurs avis. Ce qui traduit sa complicité dans le complot contre Gbagbo et sa difficulté à se remettre en cause. Or Le Nouveau Courrier avance que la décision de la CPI ne signifie pas que la liberté provisoire de Gbagbo a été à jamais rejetée. Car les « affaires dans les affaires » Gbagbo sont nombreuses et se chevauchent. Si la Cour estime Gbagbo est apte à se présenter au procès, Notre Voie indique qu’à voir de près les dispositions particulières arrêtées pour aménager Gbagbo lors de ce procès, la CPI avoue que Gbagbo a été maltraité de façon particulière. Selon lui, cette aptitude de Gbagbo à se présenter au procès est aussi une occasion pour dire la vérité.

Réconciliation nationale

Des pro-Gbagbo veulent rentrer au pays pour participer au processus de la réconciliation nationale, à en croire Soir Info. Ce sont Blé Goudé et Stéphane Kipré. Pour leur retour, écrit-il, ils sont en train de négocier avec Ouattara. Et le médiateur qu’ils ont trouvé n’est autre que l’homologue libéral de Ouattara, le Président Macky Sall du Sénégal. Dans cette information qu’il tient de la Lettre du Continent, on apprend que le médiateur a profité du récent congrès de l’Internationale libérale auquel il a pris part, à Abidjan, pour toucher deux mots au président Ouattara quant à la situation des exilés pro-Gbagbo. Mais, L’Inter fait savoir que le chef de l’Etat ivoirien est lui-même décidé à aller plus loin. « Vers une grâce présidentielle pour les pro-Gbagbo ? », titre t-il. C’est une possibilité qui se susurre dans les officines diplomatiques et les couloirs du palais présidentiel. Un acte que le Président Ouattara veut poser pour donner une dynamique au processus de réconciliation nationale. Mais, prêchant la justice avant tout, le chef de l’Etat souhaite que la justice accélère son travail pour tout boucler avant la fin de l’année 2012 car il entend amorcer 2013 avec un signal fort pour la réconciliation. C’est ce que pense Mel Eg Théodore, président de l’UDCY, interrogé par Fraternité Matin. « Si le Président Alassane Ouattara, après avoir entendu notre plaidoyer, décide de libérer ceux dont les cas ont été vidés ou les pines prononcées, ce n’est pas une immixtion du Président de la République dans les affaires judiciaires ».

César DJEDJE MEL
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