Bonjour amis lecteurs. Ce vendredi 2 novembre 2012, la revue de presse de linfodrome.com vous livrera les échos de la CPI, de la rencontre entre le ministre Hamed Bakayoko et les dozo, et quelques avis de certains grands sur la situation sociale.
Avenir de Laurent Gbagbo à la CPI
Après les audiences du mardi dernier à la CPI, L’intelligent d’Abidjan affirme que dans l’attente de la décision des juges, « un grand deal pour libérer Gbagbo » est en cours. Selon lui, l’absence de la procureure Bensouda, les bourdes de son représentant qui semblait défendre l’Etat de Côte d’Ivoire et non les victimes, les zones d’ombres sur la transparence, les huis clos et les secrets des procès, qu’il y a quelque chose de pas clair dans la procédure en cours. Bien entendu, Notre Voie parle de « négociations souterraines à la CPI » qui impliqueraient l’ONU, l’Union Africaine et l’Union Européenne. Il relève que d’après une source proche de la CPI, « la détention de Gbagbo, c’est une affaire purement politique. Sinon au plan juridique, il n’y a rien à faire, il devrait bénéficier d’une liberté provisoire… Mais un diplomate africain a dit que « tout est lié à la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. la CPI est véritablement dans une situation inconfortable ». Aujourd’hui indique qu’il y a des raisons, « deux points clés », à ces négociations. C’est que, d’une part, Gbagbo renonce à rentrer en Côte d’Ivoire. Ce qu’il a accepté. De l’autre, qu’il renonce par écrit de faire la politique. Ça, il le refuse. En Côte d’Ivoire, Nord-Sud Quotidien écrit que le « le FPI se cache pour négocier avec Ouattara ». Il relève que si le parti de Gbagbo refuse officiellement de participer au Cadre permanent de dialogue entre partis de l’opposition et le pouvoir, il y vient tout de même par des représentants officieux dont les responsables du CNRD et de ses partis satellitaires.
Rencontre Hamed Bakayoko- Dozos
Le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a rencontré la confrérie de chasseurs traditionnels appelés dozos. Le Patriote rapporte que le ministre a avoué que « les dozos ont apporté leur contribution à la liberté du pays ». Il leur a dit « merci » avant d’ajouter : « nous n’avons pas honte de cela. Nous l’assumons pleinement ». Cependant, à en croire L’Expression, il leur a dit que « la guerre est finie » et que la loi s’appliquera aux mauvais grains. Qu’un dozo qui se comporte mal peut aller en prison. « Aidez-nous à sortir les mauvais grains de vos rangs », a-t-il exhorté. Selon Soir Info, ce fut une rencontre de vérités pendant laquelle le ministre de l’Intérieur a dit que « après la guerre, le Président Alassane Ouattara est en train de mettre de l’ordre à tous les niveaux. Alors que chacun retourne à sa place ». Toutefois, à en croire L’Inter, il a indiqué que « personne ne peut supprimer les dozos (…) On ne peut pas, par un coup de bâton magique, faire disparaître les dozos. C’est impossible ». « Le régime Ouattara a célèbre ses miliciens dozos », titre de ce fait Le Nouveau Courrier. Selon lui, alors que les dozos sont mis en cause par les organisations des droits de l’homme, ils sont encensés et sont devenus depuis cette rencontre une force para-militaire. Car le ministre a dit : « Nous comptons sur vous. Nous savons que si vous êtes bien organisés, vous pouvez aider le Président à réussir cette mission ».
Situation sociale, droits de l’homme
Les journaux Aujourd’hui et Le Temps écrivent que les Etats-Unis ont approuvé le rapport d’Amnesty International sur la Côte d’Ivoire au sujet des droits de l’homme. En effet, l’ambassadeur des USA en Côte d’Ivoire, Philipp Carter III, a déclaré que « généralement sur les défis des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, je suis d’accord avec les remarques faites par Amnesty International ». Même Soro Guillaume a reconnu que « des efforts en matière des droits de l’homme restent encore à faire en Côte d’Ivoire ». Ce dernier, président de l’Assemblée Nationale a affirmé, relate Le Nouveau Réveil, « qu’après que la justice aura fait son travail, le Président Ouattara pourra utiliser le cas échéant son droit de grâce ou décréter une amnistie » des prisonniers politiques. Mais pour la réconciliation, il faudrait que cela se fasse dans la vérité. En effet, le révérend sud-africain Desmond Tutu a dit devant une assemblée de chrétiens ivoiriens et de Charles Konan Banny que « la réconciliation ne consiste pas à faire semblant. La vraie réconciliation doit exposer le mal, les horreurs, la vérité », lit-on dans L’Inter.